Ben Watson “Mon objectif est simple, faire mieux que l’an dernier”

Le pilote Kemea Yamaha, Ben Watson, est l’un des favoris du championnat du monde MX2 cette année.

Ayant terminé quatrième du championnat en 2018, le pilote Britannique et son équipe savent qu’il est possible d’améliorer les résultats en 2019.

Si Watson a un peu galéré en Italie et à Hawkstone, il est sorti vainqueur ce week-end à Lacapelle Marival avec deux victoires de manche et une cinquième position lors de la superfinale MX2/MXGP

MXLarge est allé à la rencontre du pilote avant de s’envoler pour l’Argentine


Raconte nous ton week-end à Lacapelle Marival.

Premier aux qualifications, 2 victoires en MX2 & 5ème – premier pilote MX2 – lors de la superfinale.

3 bons départs, c’était une bonne journée et c’est bon de voir que tout peut bien se goupiller après avoir vécu quelques semaines compliquées.

Ça n’a pas toujours fonctionné comme je le voulais, mais toute l’équipe a bossé dur, et aujourd’hui, j’ai finalement pu montrer ma vraie vitesse, et c’est important pour la confiance.

C’est parti pour l’Argentine la semaine prochaine. Mon objectif est simple, faire mieux que l’an dernier, ou je termine 4ème.

Tu as galéré lors des premières courses d’inter-saison. Dans le sable de Hawkstone ou en Italie, ces courses ne sont souvent pas de bons indicateurs.

Les courses d’inter-saison sont parfois étranges. Rien n’est aussi professionnel que pendant un Grand Prix. Quand tu vas de GP en GP, c’est toujours la même chose.

A Hawkstone Park, tu pars sur une grille avec du béton, les  premiers mecs peuvent mettre du sable sous leurs roues, mais tout le monde ne peut pas faire de même. Si tu es dans le top 5 quand tu arrives sur la grille, tu ramasses les projections de sable de la course d’avant pour te préparer ta trace, mais tout le monde ne peut pas faire ça, donc c’est juste pour les premiers.


C’est bizarre comme truc, en plus, tu roules contre les 450. Je fais ces courses pour prendre le rythme sans trop me soucier des résultats.

Parle nous des courses Italiennes

Tout ne s’est pas déroulé comme je le voulais. Je n’avais pas le contrôle sur tout.

Lors de la première épreuve, on a essayé de faire quelques changements, on a changé de guidon avant la course et j’ai été victime d’Arm pump durant les qualifications.

J’ai changé le guidon en fin de journée. J’ai galéré avec la moto toute la journée a cause de certains changements qu’on a fait qui n’ont pas été très efficaces, en bref, je suis arrivé à Ottobiani avec une moto totalement nouvelle, c’était bizarre.

Parle nous d’Hawkstone Park.

Je me suis senti bien mieux à Hawkstone, mais je n’ai pas eu de chance.

J’ai fait une erreur stupide pendant les qualifications. Je pensais que c’était 10 minutes d’essais libres, puis 15 minutes de chronos, comme d’habitude, mais en fait, c’était 25 minutes de chronos ….

Moi j’ai attendu 10 minutes avant de claquer un chrono et le circuit était déjà bien détruit. Les tops pilotes ont fait leurs meilleurs chronos lors du deuxième tour pour te dire ….

En première manche, je fais un départ correct, mais un caillou s’est coincé dans mon pignon, la chaîne a sauté et la boîte était HS.

En seconde manche, j’ai eu un problème avec l’embrayage hydraulique. J’étais sur la seconde machine parce que l’équipe n’avait pas eu le temps de changer le moteur après la casse en première manche. Donc j’ai roulé en seconde manche sans embrayage.


Quand je suis revenu au camion, ils n’ont pas pu trouver la cause de la panne et de toute façon, on manquait de temps, ils ont changé une ou deux pièces mais ne pouvaient pas changer l’embrayage au complet.

Ils m’ont dit que ça reviendrait probablement, j’ai fait 2 tours, puis le problème est survenu de nouveau, donc en gros, j’ai roulé les 2 dernières manches sans embrayage.

Comment les mecs de Kemea Yamaha se sentent à l’approche de la saison – Excités ?

L’année dernière s’est bien déroulée pour moi, c’est quelque chose que je n’avais pas prévu.

Jago aussi a très bien roulé, on avait du potentiel. C’est à nous de trouver les pièces manquantes du puzzle pour pouvoir faire le boulot chaque semaine. Honnêtement je me sens bien.

Je me fiche pas mal des courses de présaisons, du moment que je me concentre sur mon pilotage, on a testé beaucoup, on a fait des erreurs, c’est pour ça qu’on fait ces courses, on se prépare pour l’Argentine.

Je bosse dur, je suis content de mon pilotage et je le prouverais en Argentine.

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