Cyrille Coulon “J’étais chasseur de primes, j’avais besoin de ça”

Cyrille Coulon “J’étais chasseur de primes, j’avais besoin de ça”

Connu pour sa gentillesse, sa vitesse de passage dans les whoops, sa longévité dans le sport, ses nombreux podiums et son titre de champion de France de Supercross 2008, Cyrille Coulon était un incontournable des paddocks Français et Européens dans les années 2000. C’est en 2018 que le pilote Français a tourné les talons au sport pour s’orienter vers une carrière professionnelle en tant que technicien suspension chez BOS. Père de famille & pilote accompli, Cyrille n’use pas de langue de bois quand vient le moment de faire un retour critique sur sa carrière. Derrière les feux d’artifices, les podiums et les paillettes, la galère, les doutes, le ras le bol … À défaut d’avoir mis un guidon dans les mains de Cyrille, on lui a passé un petit coup de fil pour lui tendre le micro …

Cyrille Coulon

“Tu sais maintenant, j’ai 38 ans, j’ai profité. Je travaille chez BOS suspensions désormais, à Toulouse. Je suis technicien suspension WRC.

Mes parents étaient artisans boulanger, j’ai vécu en région Parisienne, dans le 93, donc pour faire de la moto, ce n’était pas trop ça…

J’ai roulé sur un QR 50, j’ai fait un peu de ligue de Picardie, puis le championnat de France Cadet, puis le Junior, mais j’allais à l’école en même temps.

Je ne roulais pas la semaine. Mes parents m’ont dit d’aller jusqu’au BEP – mécanique moto – et qu’on verrait. À partir de là, je suis parti faire de la moto en Picardie, à 1h30 de chez mes parents chez Nicolas Langue qui m’a aidé pendant un an.

Mes parents m’ont filé un gros coup de main pour me lancer dans la moto à l’adolescence, vers les 18 ans, je suis arrivé tard là-dedans.

À partir de là, j’ai rencontré Jérome Hemery de HRS suspension, et il cherchait un gars pour s’entraîner avec lui. J’ai pris un appart pas loin de chez lui, et c’est de là que l’aventure a débuté pour moi.

Kawasaki m’a filé un bon coup de main, j’ai commencé à me démerder, à aller sur les courses, je faisais de la mécanique la semaine, j’allais m’entraîner, je faisais un peu de sport, on se débrouillait avec Jérome.

Amandine était ma petite amie à l’époque, elle était à fond derrière moi, on est marié aujourd’hui. Mon beau-père m’a filé un gros coup de main également, c’est parti comme ça.

J’ai roulé pour Kawasaki Pfeil une saison, Florent Richier a pris le relais par la suite. Les autres Français ont suivi mais ils font exactement le même parcours, il n’y a pas de secret. Dans le sable, il n’y a pas d’argent, à moins de gagner le Touquet, mais sinon, il faut avoir de l’argent ou des parents qui cravachent derrière.  Des gars comme Soubeyras, Ramette, Lefrançois, Richier, Izoird, ils suivent le même parcours.

Tu sais maintenant, financièrement, c’est dur dans ce sport. Moi, j’étais chasseur de primes, j’avais besoin de ça. J’ai voulu partir en grands prix mais malheureusement, ça ne s’est pas bien goupillé pour moi.

AX Men : Thomas Ramette et Cyrille Coulon à l'écran | Motocross - Enduro -  Supermoto | MotocrossMag

En 2006, je roulais vraiment bien, je faisais les grands-prix – seul avec mon beau-père. On faisait 5 ou 6 grands prix chaque année. Je ne pouvais pas faire plus à cause de l’aspect financier. Cette année-là, je me bagarrais avec Pascal Leuret sur l’Elite et j’arrivais à lui piquer quelques victoires de manches alors qu’il faisait quand même top 10 en mondial en se débrouillant tout seul de son côté.

La saison suivante, le team HDI est venu me voir pour rouler en mondial. Je voulais faire du top 15 régulièrement, au moins la première année. J’ai signé chez HDI pour 0€, je n’ai pas pris un seul rond. C’était difficile de vivre, c’était un peu la merde. Si c’était à refaire, je ne le referais pas.

Je ne gagnais rien, le seul qui me payait, c’était Jean Pierre Fournales, il me payait les frais de déplacement, et Scott, qui me filait un peu d’argent, je me démerdais comme je pouvais, c’était franchement compliqué.

En pleine saison de grands-prix, j’allais faire du vélo et la banque m’appelait pour me dire que j’étais à découvert et qu’il fallait renflouer le compte; je ne savais pas comment faire.


Tu roules, tu te dis qu’il ne faut pas te blesser, tu ne rentres pas d’argent … J’allais faire du Supercross entre deux épreuves de mondial pour gagner ma vie. Je rentre de Suède, je vais au Supercross de la Tremblade avant Namur, je fais second du SX, je prends 2.000€.

Avec 2.000€, j’avais l’impression d’avoir gagné à l’Euromillion, c’était la folie pour moi; mais mentalement, c’était compliqué.

Je voulais vraiment faire mes preuves donc je suis passé par cette période dans l’espoir de faire des résultats avant d’intégrer un team pour faire un peu d’argent. C’est comme tout, tu veux commencer en bas de l’échelle, signer des bons résultats, et peut être décrocher un contrat ou tu peux prendre 20.000 ou 30.000€, accrocher les top 10 … Malheureusement, je me suis blessé à Gaillac pendant l’hiver à l’intersaison 2006 – 2007. Une blessure à l’épaule qui a duré trois mois. La moto ne me plaisait pas, je n’arrivais pas à rouler sur la machine de l’équipe HDI. J’ai dû changer 10/12 fois de guidon en une seule saison.

Tout était compliqué. C’était une grosse expérience. Je me qualifiais, car c’était l’époque des qualifications. Ils en prenaient 30, j’étais toujours dans les 20 premiers, mais en manche, je n’arrivais pas à concrétiser, je galérais.

Interview Cyrille Coulon : SX de Lyon, une belle course, mais une piste  hard.

Ça marchait sur l’Elite, mais 4ème sur l’Elite, ce n’était pas les résultats espérés, le team ne m’a pas gardé en fin d’année et je suis parti seul de mon côté pour 2007.

Je pensais que le team HDI allait me garder pour une seconde saison mais ça ne s’est pas fait. Je n’en veux à personne, c’est comme ça. À partir de là, je suis vraiment parti à la chasse aux primes.

Au final, j’ai récupéré un 250 YZ 2 temps chez Perrin Moto, j’ai fini le championnat de Supercross en 3ème position et financièrement, c’était beaucoup mieux.

C’est à ce moment là que j’ai fait les Supercross, les inter, je montais sur les podiums, je prenais de l’argent. Dans la vie, sans argent, tu n’avances pas … La seule solution, c’était de faire les Supercross en France, en Allemagne …

J’ai fait le championnat d’Italie, les organisateurs nous payaient 1.500 ou 2.000€ pour rouler là-bas. Dans les bons week-ends, on pouvait repartir avec 5.000 ou 6.000€.

Rouler devant sur ces épreuves là, ça fait parler de toi, et tu te fais de l’argent. Faire 15ème en GP … Personne ne parlera de toi, et tu seras sur la paille. Les gars se disent que tu n’avances pas, mais quand tu fais dans les 15 en grands-prix, c’est que tu roules fort quand même.

Si tu n’as pas la famille ou un gros sponsor pour financer tes saisons en mondial, c’est mort. Faire 10 en GP aujourd’hui, ça ne t’amène plus rien, tu n’as aucune retombée. Il vaut mieux faire podium en France, sur les inter, que terminer 10ème en GP.

Faire un coup d’éclat à Genève, monter sur un podium à Paris, se qualifier pour des finales en SX US, ça a des retombées et les gens voient ça d’un œil différent qu’une 15ème place en GP.

Ma carrière a pris ce chemin car c’était la seule façon de continuer financièrement. Je ne me suis jamais obligé à rouler juste pour gagner ma vie, je voulais rouler.

Cyrille Coulon |

À l’époque, tu avais des Dortmund, Stuttgart, Munich, le team te payait le déplacement, te payait l’hôtel, tu pouvais gagner des voitures, tu touchais tes primes, tu faisais de bons weekends, c’était motivant quand tu savais que tu pouvais faire du résultat.

C’était l’époque ou tu pouvais presque arriver les mains dans les poches et gagner relativement bien ta vie en roulant en Supercross.


Aujourd’hui, est-ce que ça paye toujours aussi bien ? Il y a toujours quelques Français qui font ces Supercross, donc c’est que ça doit payer encore un peu. Derrière, les gars y vont en voiture, ils partagent les déplacements avec leur potes, ils vont dormir en 4 étoiles, ce n’est pas comme le SX Tour.

Sur le SX Tour, on dormait dans le camping-car, dans des gîtes, au mieux on avait une nuit d’hôtel de payée, on devait payer nos frais de déplacements, sans bonus de résultats…

J’avais des sponsors Français, il fallait que je fasse le championnat de France, il est réputé, et j’avais quand même envie de le faire. En Europe, les gens regardent le championnat de France, ça donne de la notoriété par la suite.

En 2008, je suis devenu champion de France de Supercross, j’avais gagné pas mal d’argent, et j’avais vraiment envie de partir aux USA.

SR75-MOLSON DBR team heads to the USA for final round of the AMA ...

En 2009, J’ai contacté Laurent Pouponnot de LeTop, il m’a créé un package – 10.000€ – pour faire 3 épreuves. Tout était inclus, le camion, la moto, la structure sur place …

Lors de la première course, alors que j’étais 9ème en qualification, je glisse dans un virage et je passe par la LCQ. Dans la LCQ, je me satellise dans les whoops et je me fais l’accromio-claviculaire et je suis forfait. Je reste sur place mais j’étais dégoûté. Laurent me dit qu’il prépare un programme pour la saison prochaine, “OK”.

Je rentre chez moi, je fais la saison 2009, et Laurent me rappelle. “Je te propose un deal tout frais payé pour venir rouler aux USA pour faire les 6 premières épreuves”. Ok, je le fais, mais il fallait trouver un mécano.

J’appelle un pote à moi, Jeremy Cerdan, un ancien top pilote, qui était mon mécanicien dans le team HDI. “Jérémy, j’ai un deal pour toi, je ne peux pas te payer mais je te paye ton billet d’avion, et je couvre tes frais sur place”. On devait partir 2 mois et demi. Il arrive à négocier un mois de congé sans solde, on était motivé, il fallait avoir envie …

Laurent me demande si j’ai un nom de pilote Français en tête à lui proposer. À l’époque, je me dis que le seul gars qui a les épaules pour aller aux USA, c’est Fabien Izoird; mais je ne le connaissais même pas.

Izoird avait la Grinta. Je me procure son numéro, je l’appelle, je lui propose le deal en lui disant qu’il doit amener son mécanicien; il prévient Ludovic Bottazzini – il fait des suspensions pour Yamaha en GP.

Nous voilà parti tous les 4 aux USA juste avant noël pour faire les 6 premières épreuves.

Laurent nous demande ce qu’il faut faire sur les motos, on était des touristes mais il avait fait le nécessaire pour nous. Avec Fabien, on roulait Suzuki, lui avait des Kawasaki avec sa concession. On lui dit d’aller chez Pro Circuit, de prendre une ligne d’échappement et de faire une préparation suspension là-bas, et voilà. Sur place, on roule, la moto me plaisait direct, même si Fabien n’était pas trop à l’aise au début. Il a changé de pot pour mettre une ligne Akrapovic, qui marchait un poil mieux. Fabien se qualifie en finale pour la première épreuve à Anaheim 1, pas moi. Je passe en finale à Phoenix – première finale aux USA – et je termine 17ème. Je loupe la qualification à Anaheim 2 mais Fabien se qualifie.

On se qualifie tous les deux à San Diego, Anaheim 3 et San Francisco. On était 17ème et 15ème du championnat de Supercross US 450. Laurent vient nous voir et nous dit qu’il a envie de continuer le championnat, mais qu’il faut trouver de l’argent pour continuer l’aventure. Et là, je regrette de ne pas avoir continué alors que j’aurais dû. J’aurais dû tout lâcher en France pour rester aux USA mais je suis rentré pour mes sponsors et Fabien à fait pareil.

J’ai monté ma structure, avec ma femme, mon mécano, en France … J’ai touché à tout, j’ai fait du Cross-Country en Allemagne, j’ai fini vice-champion d’Allemagne, j’ai gagné une moto … En 2008, j’ai fait le pire [rires]. J’ai fait 8ème au Touquet, j’ai fait 4ème de l’Elite, j’ai eu le titre de champion de France de Supercross et j’ai roulé en Cross Country en Allemagne. La saison de dingue …

PHOTOS – MOTO CLUB DES HAUTES VALLÉES

Moi sur la fin, j’avais du mal à trouver des pièces, des motos. Un jour, Gerard Valat m’a appelé pour rouler en Angleterre.


On avait monté un team pour rouler en Angleterre avec Charles Lefrançois, le promoteur nous payait les frais de déplacements, et on avait un minimum garanti. On a fait deux ou trois épreuves avec Charles et l’histoire, c’est qu’entre deux essais, mon pneu arrière ne me convenait pas du tout, j’ai pété un plomb, et j’ai décidé de le changer.

Sans mécano, à l’arrache, dans les pits, j’ai changé mon pneu devant Geoff Walker qui gérait le team SR75 et en me voyant, il s’est dit qu’il me voulait dans son team.

L’année d’après, le promoteur me recontacte. Geoff voulait me faire rouler dans son team avec Carl Nunn. J’intègre le team juste pour rouler en Angleterre et je roulais sur Kawasaki en France. Geoff cherchait un pilote et je lui ai conseillé de se tourner vers Thomas Ramette, je me disais qu’il y avait quelque chose à faire avec lui.

Moi, en France, je galérais à trouver des motos, des pneus, des pièces … J’en avais marre de galérer pour 3 plastiques, je devais pleurer pour trois fois rien. Une année on t’aide et on te fait des tarifs, l’année d’après non, tu ne sais plus sur quel pied danser. Avec SR75 et Geoff, on avait l’aide de Suzuki en Angleterre, c’était top, et on a fini par monter un programme avec lui en France.

Pour te dire, j’avais deux embrayages neufs par soir, un pneu neuf pour ma finale, on mettait nos chances de nos côtés. Geoff s’en fichait d’avoir un gros camion, mais il avait du matériel. Avec Thomas, on avait 40 embrayages chacun à l’année, trouve un team qui te fourni ça aujourd’hui, bon courage. On avait du beau matos, du Hinson, du Showa, Geoff mettait les moyens pour qu’on ait les bonnes motos et ça me plaisait.

Je préférais gagner moins d’argent, mais avoir du bon matos, pour faire des belles finales et rouler devant.

À partir de 2016, j’ai roulé pour Geoff et SR75. Mais les deux dernières années, ça devenait compliqué physiquement d’enchaîner deux jours de courses, je voyais que je roulais bien le premier soir, mais le second soir je n’y arrivais plus. La récupération la semaine n’était plus la même.

En 2018, je commençais à trop analyser, à trop réfléchir, j’avais ma vie de famille derrière, je voyais que je ne pouvais pas avancer dans ma vie familiale avec la moto. On voulait acheter une maison, faire des projets, et tout ça, c’est compliqué. Voilà, on gagnait de l’argent, mais on n’avançait pas trop dans nos vies personnelles.

Dans le même temps, je bossais aussi avec HRS Suspension. Je m’étais déclaré auto-entrepreneur et je bossais avec Jérome de temps en temps.
J’ai été très malade lors d’une finale à Londres cette saison, j’ai choppé la grippe et je n’ai pas pu rouler. En rentrant en France, Olivier Bossard de BOS met une annonce sur les réseaux sociaux. Il cherchait un technicien suspension.

Je regarde l’annonce, je me dis que j’ai un coup à jouer sur Toulouse. Je voulais revenir dans la région, j’y étais déjà allé quand je roulais pour HDI, et j’ai tenté ma chance en envoyant un message à Olivier.

Deux jours plus tard, j’étais dans les locaux de BOS à l’essai avant de signer un CDI, ça a été une transition très rapide. Il fallait avancer, c’était une porte qui s’ouvrait pour moi pour travailler dans le monde de la suspension et assurer l’avenir, la vie familiale.

La première année, je me suis tourné vers les championnats du monde de vélo de descente avec BOS, et la seconde année, Simon – qui bossait dans le WRC chez BOS – est parti et j’ai pris le relai, un peu par hasard. On manquait de personnel, je bossais dans le SAV.

J’ai fini par partir faire les tests WRC avec BOS, et depuis, je travaille dans ce domaine. Je suis dans le rallye, plus dans la moto. Je n’ai plus le temps de rouler désormais, et plus franchement l’envie. […]

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Aujourd’hui les jeunes veulent absolument faire les GP, mais pour moi, ils s’enterrent. C’est mon avis personnel. Dommage que des gars comme Desprey, ou même Renaux, n’aient pas essayé de percer en SX. Même Jordi Tixier roule bien en Supercross.

Percer en SX, ce n’est pas évident. Boog et Teillet roulaient très bien en grands-prix, ils ont fait de belles épreuves, mais c’était quand même compliqué pour eux aussi. Un Gregory Aranda roule très vite, mais sur la longueur d’un championnat c’est plus compliqué. Nicolas Aubin met du gros gaz. Arnaud Aubin est une énigme, un bon pilote mais des résultats en dent de scie.

Ça risque de ne pas plaire à certains mais parfois, il faut savoir sortir de sa zone de confort pour pouvoir expérimenter autre chose. Aujourd’hui, plus personne ne va faire du sable, de l’enduro, du Motocross, du Supercross, c’est révolu cette époque. Thierry Béthys le faisait, Pierrick Paget le faisait, Jérome Hémery aussi, je l’ai fait aussi. Mickael Pichon s’entraînait un peu en SX, il faisait les GP. Tout dépend des choix de carrière, mais dommage que les pilotes se consacrent à une discipline unique car je pense qu’ils n’évoluent pas.


Ils vont faire 3 heures de vélo de route, c’est hallucinant, va rouler dans le sable, va faire de la moto, pas 3 heures de vélo de route … C’est bien, mais ça ne te fait pas travailler sur la moto. Les programmes physiques ont changé, mais pour moi, c’est de la moto qu’il faut faire. C’est Jacky Vimond qui m’a fait monter sur mon premier vélo et j’en chiais comme jamais [rires]. Je vois des mecs qui font 3 heures de vélo pour faire 10ème sur une finale de Supercross de 20 minutes. La base, c’est la moto, la technique …

Moi, j’ai connu les terrains pourris, défoncés, pas refaits, pas arrosés. Je roulais dans le sable, dans la boue, sur le béton. Aujourd’hui, si un club veut survivre, il est obligé d’arroser, de herser, de reboucher les trous, la technique a disparue.

Tu dis aux mecs que le terrain n’est pas refait depuis une semaine, qu’il a plu et qu’il y a des flaques, ils ne viennent plus rouler, pourtant, c’est là que tu te fais une technique, et tout ça, ça se perd aujourd’hui et c’est malheureux.”

Images: Cyrille Coulon / Facebook

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