Jason Thomas analyse Glendale

Jason Thomas, alias JT chez RacerX et durant les podcasts PulpMx, ça vous parle ?

Ancien pilote professionnel, depuis à la retraite, il continue de faire parler de lui, non plus sur la piste, mais avec ses analyses d’après courses et sa plume plus qu’aguerrie.

Cette semaine, il a analysé, pour RacerX, la performance de Jason Anderson & de Blake Baggett, en donnant son avis sur le départ en ligne et la chute de Malcolm Stewart.

On vous laisse apprécier la traduction de l’analyse en question.

Qu’est-ce qui était différent ce week-end chez Anderson ?

En un mot, tout!

Il était rapide, agressif, en confiance, et allait de l’avant, au lieu de reculer. J’entends sans cesse qu’il ne s’est pas blessé durant l’inter-saison et qu’il était en forme pour Anaheim 1 mais je vois tellement de raisons de penser qu’il a subi un contretemps en décembre.

Il semblait absent, dans tous les aspects, à Anaheim; il enroulait même les enchaînements à un moment ! Je comprends qu’on puisse être nerveux, mais il ne sautait même pas les enchaînements basiques quand tous les autres les sautaient (même dans la boue)

Il semblait être une autre personne ce week-end. Il me semble qu’il était le plus rapide (pas grand-chose devant Ken Roczen & Blake Baggett), mais il manquait clairement de condition physique dans les derniers tours. On n’a pas vu un seul problème de fatigue ou de condition physique en fin de finale en 2018. En fait, il était l’un des plus forts en fin de course.

Le voir galérer en fin de course, ça me fait penser qu’il a manqué d’entrainement physique à l’inter-saison. Je ne sais pas si on aura un jour la vérité (probablement dimanche, après Las Vegas) mais je crois que quelque chose l’a empêché de s’entraîner et qu’on en voit les effets.

La progression de Blake Baggett en Supercross

J’étais un des plus gros critiques de Blake Baggett quand il est monté en 450. C’est un pilote talentueux, mais je ne pensais pas qu’il arriverait à se hisser au top du classement 450. J’avais raison lors de ses deux premières années. Il n’était pas capable d’être aussi bon que lors de ses dominations en outdoor.

Plus récemment,il a carrément changé la donne. Des milliers de tours, du travail sur sa technique, de l’étude de vidéos et les bonnes combinaisons de pièces et réglages pour sa moto l’ont fait devenir un sérieux concurrent pour le Supercross. Ces améliorations l’ont mené sur les podiums lors des deux dernières saisons, et maintenant, vers la victoire.

Sa victoire à Glendale samedi était impressionnante sur plusieurs plans. Il est revenu de derrière pour gagner, en passant le champion et vice-champion 2018. Il a démontré qu’il était en grande forme physique en enfonçant le clou lors des derniers tours alors qu’Anderson n’en pouvait clairement plus. Peu importe qu’il gagne régulièrement ou que ce soit un coup de chance, ses progrès et sa légitimité en 450 est maintenant indéniable.

After struggles early on, Baggett has become a top competitor in the 450SX in recent years.

A propos du départ en ligne

J’adore ! Mais je déteste le fait qu’il faille qu’un incident sérieux arrive pour qu’il soit utilisé mais le concept est génial. Il y a tellement de finales durant lesquelles le leader prend beaucoup d’avance et ça enlève toute excitation ou imprévisibilité.

Remettre tous les pilotes les uns derrière les autres change la dynamique entière d’une course. Un mauvais départ pourrait être moins pénalisant et les spectateurs seraient bien plus dedans.

Est-ce que Cianciarulo peut enchaîner les victoires ?

Je pense qu’Adam sera le pilote le plus rapide chaque week-end. Je ne sais pas si ça se traduira en victoire à chaque fois, mais il a le talent pour que ce soit le cas. La seule personne capable d’arrêter Adam, c’est Adam lui-même. C’est son année, s’il peut s’éviter lui-même.

J’ai adoré ce qu’il a montré à Glendale. De bons départs, des tours parfaits, une victoire facile. C’est comme ça qu’il devrait faire chaque samedi.

Qu’est-ce qui est arrivé à Malcolm Stewart ?

Malcolm est un monstre dans les whoops, il y entre toujours plus vite que tous les autres pilotes et ce depuis des années. Malheureusement, les prendre si vite implique des risques, de gros risques.

Si vous manquez un whoops, vous ne contrôlez plus rien. Les whoops de Glendale étaient très glissants, et leur taille variait. Ce qui veut dire que les pilotes glissaient sur certains, et retrouvaient de la traction sur d’autres. De plus chaque pilote attaquait les whoops avec un angle différent, en fonction de leur taille. Tout ça mis bout à bout mène à de l’irrégularité et à des risques d’erreurs dans les whoops.

Du coup, quand Malcolm arrive à fond dans les whoops, comme à son habitude, une petite erreur peut se transformer en une énorme erreur. Dans la seconde moitié des whoops, son pneu arrière a manqué le haut d’une bosse et ça a cassé son rythme, forçant sa roue avant à s’enfoncer entre deux whoops. La fourche et l’amortisseur se sont comprimés et ont rebondi violemment l’envoyant par-dessus le guidon.

Dans les whoops, il faut que les suspensions se compriment le moins possible, qu’elles restent au maximum à niveau. Le fait qu’elles se compriment autant est toujours annonciateur de mauvaise nouvelle; et cette fois, c’était assez pour envoyer Malcolm voler par-dessus le guidon dans l’appel du saut suivant.

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