Jordi Tixier “Ces dernières années ont été difficiles”

Jordi Tixier “Ces dernières années ont été difficiles”

En 2020, Jordi Tixier s’est lancé dans un défi de taille; celui de monter sa propre structure pour évoluer en mondial MXGP. Pari osé, mais pari jusqu’à présent réussi. Bien que Jordi ait loupé deux épreuves cette saison (Matterley et Mantova 3), le champion du monde MX2 de 2014 occupe actuellement la 15ème place du classement provisoire MXGP et place de plus en plus fréquemment sa 450 SX-F privée dans le top 10 mondial. Invité de Paul Malin et Lisa Leyland lors du Studio Show de Lommel ce samedi, Jordi Tixier est revenu sur la création de son équipe ainsi que sur sa saison 2020.

Jordi Tixier – MXGP Studio Show Lommel

“Tout se passe bien avec l’équipe. Ça faisait quelques années que je voulais me lancer. J’ai eu de belles expériences dans des équipes usines, comme Factory KTM, j’ai beaucoup appris. Avec mon expérience, je voulais créer ma propre équipe et c’est ce que j’ai fait. Ce n’était pas une tâche simple, il y avait beaucoup de choses à faire. Je ne voulais pas faire une grosse structure, je voulais qu’elle reste plutôt petite, simple à gérer, je voulais juste une bonne moto.

Quand tu te retrouves derrière la grille, ton équipe ne compte plus, ce n’est plus que toi et la moto. Je fais de mon mieux et ça marche plutôt bien, la vitesse s’améliore, l’équipe autour de moi est vraiment au top, on travaille tous dans une même direction pour retrouver le Jordi Tixier à 100%. […]

Le point positif, c’est que je peux décider de ce que je veux. C’est la différence entre être dans un team, et avoir son propre team. Si je galère avec les suspensions ou le moteur, je peux faire ce que je veux avec, c’est la plus grosse différence. Il n’y a pas vraiment de points négatifs, j’ai la chance d’avoir une bonne équipe. Ma copine est là tout le temps pour me pousser, mon mécanicien et mon père font du beau boulot sur la moto et sans eux, ce ne serait pas possible. On a de gros sponsors qui nous suivent et je suis chanceux d’avoir une aussi bonne équipe. Il y a plus de travail à fournir, c’est sûr, mais j’aime ça. […]

Pour être franc, le confinement a été positif pour moi car autrement, je n’aurais pas été prêt pour la Lettonie et les épreuves suivantes. J’ai pris ce temps pour monter mon équipe, préparer le camion, faire en sorte que tout soit prêt et arriver à 100% en Lettonie. J’étais enfin prêt une petite semaine avant la Lettonie. […]

Je veux faire les choses étape par étape. Le niveau en MXGP est très relevé. Ces dernières années ont été difficiles avec des blessures, des moments difficiles avec les équipes, alors maintenant, j’essaye juste de me reconstruire et de revenir à 100% physiquement. Chaque course, je m’améliore. Je me suis bien battu à Mantova, je me suis également battu avec Clément Desalle à Lommel. Désormais, je suis un pilote du top 8 et en tant que pilote privé avec une petite équipe, je suis content. Je montre qu’avec une petite structure et sans moto d’usine, c’est possible de faire de belles choses. […]

Au début de l’année, j’ai signé un contrat avec Sarholtz KTM pour rouler sur le championnat ADAC et malheureusement, la date d’une épreuve coïncidait avec la troisième épreuve de Mantova. J’ai parlé longuement avec David Luongo, avec mes sponsors, je ne voulais pas de problèmes et je voulais que tout soit clair. On a décidé d’aller rouler à l’Adac pour la dernière épreuve, c’était dommage de ne pas rouler à Mantova 3 mais c’était comme ça. […]

Rouler avec les tops pilotes, c’est toujours bon. Ça donne de l’énergie. J’étais content [de me battre avec Clément] car je manque d’intensité dans les premiers tours ces dernières épreuves, je ne suis pas à 100% dès le début des manches, et ce mercredi j’ai fait de beaux dépassements sur Clément et c’est bon, ça veut dire que mon pilotage s’améliore. […]

J’aime Lommel. En tant que pilote Français, c’est étrange à dire car on est plus tourné vers les pistes bétons. Quand j’étais chez KTM, j’ai beaucoup roulé dans le sable avec Stefan Everts et j’ai beaucoup appris. Sur ce type de tracé, il y a beaucoup de trajectoires et on peut faire des dépassements. J’aime rouler dans le sable. […]

Pour l’heure, je me concentre sur moi-même. J’aime rouler et je pense que je peux toujours faire de belles choses. En 2021, mon objectif sera de tenter d’agrandir un peu l’équipe, on verra comment ça se passera. On parle actuellement avec quelques pilotes 250 et MXGP, on verra. Je ne veux pas me stresser, je me concentre sur moi-même et on verra comment ça se passera pour 2021. À l’avenir, pourquoi ne pas prendre quelques jeunes pilotes en Europe 125 pour les aider à progresser et à devenir des tops pilotes en mondial. […]

Images: Niek Kamper

Jusqu'au 4 décembre, tentez votre chance de remporter un kit déco 100% personnalisé grâce à 2BRO Designs !

Médias