Simon Längenfelder « il faut être à 100% tout le temps, si ce n’est plus »

Simon Längenfelder « il faut être à 100% tout le temps, si ce n’est plus »

Troisième du championnat d’Europe 125 en 2019, Simon Längenfelder se retrouvait – à 15 ans – à défendre les couleurs de l’Allemagne au Motocross des Nations d’Assen pour sa première course en 250. Signé par l’équipe usine Diga Procross GasGas pour la saison 2020, le jeune espoir Allemand n’a pas fait ses gammes sur le championnat d’Europe 250 et s’est directement aligné en mondial MX2 sous l’aile de Justin Amian. Auteur de belles courses pour ses premières apparitions en mondial, Simon a été contraint de mettre un terme à sa saison en Italie sur une blessure après s’être fait atterrir dessus par un concurrent à la réception d’un saut. Avec Isak Gifting à ses côtés en 2021, Simon Längenfelder compte bien donner du fil a retordre aux tops pilotes de la catégorie …

Simon, avant même de commencer, dis-nous comment tu en es venu à rouler et à quel moment c’est devenu sérieux pour toi. Tu es encore très jeune !

J’ai commencé à rouler à l’âge de 5 ans. Seulement un an plus tard, à mes 6 ans, j’ai commencé la compétition. Tout est devenu bien plus sérieux quand je suis monté en catégorie 125. Lors de ma seconde saison dans la catégorie – la dernière également – j’ai rejoint l’équipe WZ Racing Team. À cette époque-là, je m’entraînais déjà dur pour atteindre mes objectifs.

J’ai gagné une épreuve de l’Europe 125 à Lommel et ça a été un moment formidable pour moi, et pour l’équipe. Après ce weekend-là, plus de personnes ont su qui j’étais. Cette saison là (2019), je suis également devenu champion d’Allemagne sur l’ADAC Junior Cup 125 et j’ai terminé troisième du championnat d’Europe 125.

En 2019, tu remportes des manches, tu montes sur des podiums, mais tu manquais de régularité pendant la saison. Comment décrirais-tu cette saison 2019 de ton point de vue ?

Cette saison n’a pas démarré de la meilleure façon pour moi car j’ai chuté lourdement à Valkenswaard. Par la suite, c’est allé de mieux en mieux, course après course. Je suis monté sur mon premier podium en EMX125 à Mantova avec une seconde place.

Quelques semaines plus tard, j’ai gagné à Lommel. À ce moment-là, j’ai réalisé que je pouvais terminer troisième du championnat. La dernière épreuve en Suède s’est bien déroulée et j’ai pu terminer à cette troisième place sur le championnat d’Europe 125.

L’an dernier, tu as rejoint la famille Red Bull. Un privilège que peu de pilotes ont eu la chance d’avoir.

Red Bull avait un œil sur moi depuis quelques-temps. J’ai vraiment de la chance qu’ils me soutiennent et c’est vraiment un honneur pour moi de rouler avec le casque Red Bull désormais.

Tu es allé disputer la Red Bull Straight Rhythm à la fin de cette saison 2019. Tu avais déjà roulé en Supercross avant ? C’était comment ?

J’avais roulé quelques fois en Supercross avant ça, mais seulement pour m’amuser. J’ai eu l’opportunité de m’entraîner deux jours sur la moto aux USA avant de rouler sur la Red Bull Straight Rhythm. Lors de mon premier duel contre Michael Leib, tout allait bien avant que je n’arrive sur le Dragon’s back. J’ai lourdement chuté et je me suis fracturé la cheville.

Je suis curieux à l’idée de rouler là-bas, mais j’ai encore beaucoup de temps pour réfléchir sérieusement à mon avenir.

À 15 ans, tu roules aux Nations pour l’Allemagne après la blessure de Jacobi. Tu t’es battu dans le top 20 contre les meilleurs pilotes du monde sur une 250, c’était difficile ?

J’étais vraiment content d’avoir la chance de rouler au Motocross des Nations pour l’Allemagne. Seulement, je n’ai eu que quelques jours pour m’entraîner sur la nouvelle cylindrée. Pendant une des manches, j’ai eu des problèmes avec ma poignée de gaz et j’ai dû m’arrêter auprès des mécaniciens. Malheureusement, j’ai dû abandonner la course, parfois, la chance n’est pas de notre côté.

Après quoi, tu signes ton premier contrat d’usine avec l’équipe Diga Procross GasGas Factory Racing. C’était une surprise. Tu es arrivé blessé, tu as signés de bons résultats, tu t’es blessé de nouveau … Tu t’attendais à une aussi grosse transition ?

J’étais trop content de signer avec l’équipe Diga Procross GasGas. Lors de cette saison 2020, j’ai réalisé de très belles courses avec de bons résultats, mais j’ai aussi été blessé lors de la seconde épreuve à Faenza. J’ai tout de même beaucoup appris, il faut être à 100% tout le temps, si ce n’est plus, pour pouvoir être compétitif face aux autres pilotes de la catégorie MX2.

J’étais vraiment déçu de mettre un terme à ma première saison en mondial MX2 de cette façon. J’aurai vraiment aimé finir la saison sans blessure. J’avais vraiment hâte d’arriver à Mantova et Lommel car ce sont mes tracés favoris. Désormais, je suis de retour sur la moto depuis une semaine. La préparation hivernale vient tout juste de débuter, mais je m’entraîne fort pour être de retour à 100% le plus tôt possible.

Quels sont – selon toi – tes points forts, et tes points faibles ?

Ma force, c’est ma positivité et bien sûr mes départs. Je vais travailler sur mon endurance et ma technique sur la moto pour la saison prochaine.

Tu rouleras de nouveau pour l’équipe usine GasGas la saison prochaine, de nouveaux objectifs à atteindre ?

Exact, je vais de nouveau faire partie de l’équipe Diga Procross GasGas Factory Racing la saison prochaine. Mes objectifs pour la saison 2021 sont d’être plus régulier et j’espère que je pourrais signer de nouveau de bons résultats.

Pour terminer, quelle est l’expérience la plus folle de ta jeune carrière de pilote jusqu’à présent ?

L’une des choses les plus folles, c’était mon séjour aux Etats-Unis pour rouler sur la Red Bull Straight Rhythm. Rouler aux USA, c’est bien différent que rouler en Europe. J’ai vraiment apprécié la moindre minute. Malheureusement, j’ai lourdement chuté, mais c’était quand même le truc le plus cool que je n’ai jamais fait. Je tiens à remercier Red Bull et toutes les personnes qui ont fait en sorte que cette aventure soit possible.

Images: Niek Kamper

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