Suspension de deux ans pour Timothée Florin

Suspension de deux ans pour Timothée Florin

Onzième du dernier Enduropale du Touquet derrière Valentin Guillod et Steve Ramon, 30ème du championnat de France des sables 2019/2020, Timothée Florin était depuis lors reparti s’occuper de son atelier de réparation moto dans le nord; jusque-là, tout va bien.

L’histoire aurait pu s’arrêter là, sauf qu’en septembre dernier, Timothée Florin a été notifié de sa suspension de deux ans par l’agence française de lutte contre le dopage pour avoir – en février dernier – été testé positif au carboxy-THC lors d’un contrôle urinaire effectué sur quelques pilotes après l’Enduropale. Le genre de traces qu’on met des jours, voire des semaines à éliminer totalement de son organisme.

En France, on ne rigole pas avec la réglementation, et si on est quand même bien loin des cas des Stewart, Tickle, Craig ou encore Clason outre-Atlantique, la suspension ne fait pas dans la demi-mesure.

Fumer, c’est mal, et c’est même interdit par la loi, qu’on se le dise. Comme rouler à 140 km/h sur l’autoroute, sortir son chien sans attestation où mettre sa main devant le pot au contrôle sonomètre (on vous voit).

On n’est pas du genre à se faire l’avocat du diable, et quand on voit le garçon capable de s’enfiler 3 heures à fond dans le sable tout en bossant la semaine, on se dit que le Timothée, il a quand même le profil du sportif de haut niveau qui cherchait à se détendre. On a aussi du mal à voir l’avantage qu’il aurait pu tirer en s’en grillant un petit à la veille d’une course d’endurance vu l’effet apathique de la chose.

Quoi qu’il en soit, le petit moment “relax” que s’est autorisé le pilote en question lui coûte quand même deux ans de compétition puisque Timothée est désormais suspendu jusqu’en mars 2022, une sanction qui nous semble un “poil” démesurée …

Pour qu’une substance ou une méthode soit présente sur la liste des substances interdites par l’agence mondiale antidopage, elle doit remplir deux des trois critères suivants :

  1. Elle a le potentiel d’améliorer, ou améliore effectivement la performance sportive.
  2. Elle présente un risque avéré, ou potentiel pour la santé du sportif.
  3. Elle est contraire à l’esprit sportif.

Rassurez-vous, le pastis n’est ni dangereux pour votre santé, ni contraire à l’esprit sportif, selon cette même liste qui vient d’ailleurs d’être récemment modifiée pour 2021.

Au cours du processus de révision du Code, qui a duré deux ans, l’Agence Mondiale Antidopage a reçu un nombre considérable de requêtes de partenaires concernant les substances d’abus. Ces partenaires estimaient que l’utilisation de certaines des substances de la liste n’était souvent pas liée à la performance sportive. En conséquence, l’article 4.2.3 a été ajouté au Code et la cocaïne, la diamorphine (héroïne), la méthylènedioxyméthamphétamine (MDMA « ecstasy ») et le tétrahydrocannabinol (THC) ont été désignés substances d’abus.

Cela signifie que si un sportif peut prouver que l’utilisation de l’une de ces quatre substances s’est produite hors compétition et sans intention d’améliorer la performance sportive, la suspension imposée sera désormais de trois mois et pourra être réduite à un mois si le sportif suit un programme de réhabilitation.

 

Image: Edwig Carlux

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