Il devait aborder 2025 comme une saison charnière, sa dernière en MX2 avant la montée en catégorie MXGP. Mais pour Thibault Benistant, rien ne s’est vraiment passé comme prévu cette année. L’officiel Yamaha espérait mieux, et vit une année faite de hauts et de bas. Mais, loin de se résigner, Thibault garde le cap, porté par un nouvel environnement de travail aux côtés d’Yves Demaria, et une détermination intacte malgré tout. On a profité du GP de Loket pour faire le point avec Thibault, qui s’est expliqué à notre micro.
Thibault. Je voulais savoir quel regard tu portes sur cette saison 2025. J’imagine qu’en début d’année, tu ne t’étais pas dit « mon objectif, c’est d’être 6e»
Non, c’est sûr. C’est compliqué et c’est frustrant. Pour une dernière saison de MX2, je ne voulais pas être là. On a fait au mieux pourtant. Moi, j’ai passé un bon hiver mais on a un peu de mal avec la moto et les nouvelles normes qui sont sorties – niveau sonore – pour avoir la puissance exactement où je la voudrais. La moto est puissante, mais pas exactement comme je le voudrais. Du coup, j’ai un petit peu de mal à partir devant.
Quand les terrains sont un peu plus lourds, j’ai légèrement plus de difficultés. Le team fait tout ce qu’il peut pour améliorer ça. On fait des tests, et ils font des tests de leur côté. De temps en temps, je fais des allers-retours en Hollande pour essayer de nouvelles choses. Mais c’est vrai que c’est compliqué. Même encore aux deux tiers de la saison, on a encore du mal et on continue de chercher; c’est sûr que c’est un peu frustrant parce que les années précédentes, j’avais une excellente moto qui était au minimum aussi bien que les KTM, voire mieux.
Donc c’est vrai que pour une dernière saison, partir sur une année où je me bats pour le top 5, c’est frustrant. Surtout quand je ne peux pas y faire grand chose. Bien sûr, de mon côté, je pourrais certainement faire des choses un petit peu mieux et ça, j’en suis conscient, même si je fais tout pour être au top. Mais on va dire que c’est dur de ne pas pouvoir se battre à armes égales.
Dans la technique, qu’est-ce que tu ressens ? C’est quoi l’évolution qui te pose problème sur cette nouvelle Yamaha ?
En fait, c’est plus au niveau de la reprise. Quand les terrains sont mous, que les ornières sont profondes et que les cale-pieds touchent par exemple, pour se relancer, c’est assez compliqué. Je repars un peu plus de zéro, le moteur manque de force. Quand je monte dans les tours, une fois que la moto est lancée ou que le sol est assez dur comme à Loket aujourd’hui, il y a moins de différence. Donc c’est forcément plus facile pour moi de me battre.
Est-ce que je comprends qu’on est, encore à ce stade de la saison, en train de faire pas mal de testing, peut-être plus que les années précédentes à la même période ? C’est plus chargé de ce côté-là ?
Oui, je pense que sur les derniers deux mois, je suis monté deux fois en Hollande pour faire des tests; une fois pour faire des tests moteur, une fois pour faire des tests suspension. On est allé à Villars-sous-Ecot la semaine dernière pour faire des tests suspension également. Là, avant Lommel, on va encore faire des tests suspension. Du coup, on va pouvoir essayer des petites choses sur le moteur en même temps.
Ce n’est pas facile de ne pas pouvoir s’entraîner de la façon dont on veut. Ce qui est aussi frustrant, c’est de voir le team bosser autant et de ne pas ramener les résultats qu’ils espèrent, et que j’espère aussi. On ne le voit pas de l’extérieur, mais tout le monde travaille dur et ne pas avoir la puissance qu’on veut ou devoir réfléchir à une stratégie pour les départs juste parce qu’on en manque un peu, c’est vrai que ce n’est pas facile.
Tu as rejoint le programme d’Yves cette année, tu es donc basé dans le sud de la France. Tu as des soucis dans le meuble, mais dans cette région tu vas principalement trouver des terrains de terre, bien béton. Comment on bosse dans le meuble, finalement ?
En fait, on fait du testing ailleurs car on sait où sont les points faibles. De toute façon, si je roule dans le meuble ou dans le mou à l’entraînement, ça ne changera rien tant que ça ne sera pas réglé, car le problème sera toujours le même. Je sais rouler dans le mou ou dans le meuble, c’est juste que cette année, il faut rouler d’une façon un peu différente pour s’adapter, et perdre le moins de temps possible.
J’avais calculé ta moyenne sur les 26 premières manches de la saison – hors manches qualificatives – et de mémoire, tu pointes environ aux alentours de la 8ème place dans le premier tour. Alors que l’an dernier, tu partais bien. J’imagine que tu as déjà répondu à la question, mais aller gagner une manche en partant 8, c’est quasi impossible compte tenu du niveau cette année, non ?
Oui, forcément, ça n’arrange pas les choses de partir aux alentours de la 8e place. À vue d’œil, je suppose que tes calculs doivent être plus ou moins bons. Je ne suis pas parti énormément de fois devant cette année.
Les quelques fois où je suis parti devant, en roulant pas trop mal – mais toujours pas comme sais le faire – je finis dans le top 3. Donc, avec un bon départ et un roulage moyen, je finis dans les 3. En partant dans les 3 et avec un bon roulage, la gagne est jouable.
Après, quand le terrain est plus mou, il faut que je trouve une façon de compenser. Comme en Finlande; c’est vrai que sur les fins de manche, j’étais fatigué. Le terrain n’était pas facile. Le truc, c’est que comme je perds un peu de vitesse dans certaines portions ou dans des sorties de virage, je suis obligé de jouer avec le terrain pour me relancer et recréer de la vitesse. Du coup, forcément, je me fatigue plus vite.
C’est comme ça. On travaille, et le team fait du mieux qu’il peut; on aura peut-être une petite évolution pour Lommel. Sinon et par le passé, on a vu que dans le sable, ça pouvait le faire pour moi. Après, il faut juste que je travaille un petit peu moins sur la piste pour ne pas autant me fatiguer.
En dépit de ces problèmes, on a tendance à se demander quel Thibault Benistant va se pointer d’une manche sur l’autre. Tu es capable de faire une mauvaise manche puis une très bonne, et inversement. En dehors des problèmes que tu as mentionné, on est en mesure de mettre le doigt sur ce qu’il se passe réellement, et qui pourrait expliquer ça ?
Non, pas réellement. Après, c’est vrai que selon l’arrosage, si le terrain durcit un peu plus ou pas, si j’ai un petit peu moins de feeling avec les suspensions ou avec mon pneu avant et le grip ça se complique pour moi. C’est vrai que ça ne se joue pas à grand-chose à ce niveau. Moi, j’ai besoin d’avoir ce feeling tout le temps pour arriver à me lâcher. Et quand je me lâche, je roule bien. Si je roule un petit peu tendu, je roule forcément un peu moins bien. Ce n’est pas catastrophique normalement, mais un peu moins bien, et ça fait la différence. Le truc, c’est que si tu pars 10e et que tu roules bien, tu finis 5e. Et si tu pars dans les 3 et que tu ne roules pas bien, tu rétrogrades.
Quand tu regardes sur le papier, tu peux te dire que 8-6, c’est mauvais alors que ça peut vouloir dire que j’ai bien roulé après un mauvais départ. Je peux aussi faire 4-5 en roulant très mal après un bon départ, et les gens se disent que c’est mieux, que je ne suis pas loin du podium, que ce n’est pas si mal alors qu’au final, je ne roule pas bien.
Est-ce que l’aspect mental ne joue pas aussi un peu ? Tu dis devoir compenser, ne pas être à armes égales et être en train de chercher pour trouver un peu plus de puissance. Est-ce qu’au final, compte tenu qu’on est toujours en attente d’évolutions après 13GP, tu ne pars pas déjà battu ?
Oui et non, parce que les gens qui connaissent vraiment la moto voient ce qu’il en est réellement; les membres du team aussi. Au final l’objectif, c’est de faire avec ce que j’ai, de la façon que je peux, et exploiter toutes les ressources de la moto – comme les miennes – pour faire de mon mieux. Après, c’est vrai que quand les gens voient ça avec un œil extérieur parfois moins connaisseur, qu’ils voient un peu moins les détails, ils font parfois de mauvaises conclusions. Tout le monde n’est pas en mesure de voir – de l’extérieur – que la moto marche moins, ou qu’on a certains points faibles. On va me dire «Pourquoi tu roules vite et d’un coup, tu es huitième ?» par exemple. Ce côté-là, c’est aussi un peu frustrant pour moi, mais je sais que tout le monde ne peut pas voir les choses, ni vraiment comprendre comment ça se passe réellement.
Au regard de tes stats’ depuis ta montée en MX2, tu as toujours été absents lors de quelques GP chaque saison. Là, tu en est à ton 14ème GP consécutif, ce n’était plus arrivé depuis 2021. Est-ce qu’être présent sur la durée, c’était aussi un objectif pour toi cette année ?
Oui, forcément. Je l’ai beaucoup dit – peut-être pas en interview, c’est vrai. Mais le fait de vivre dans le sud, d’être un peu plus proche de ma famille et de mes amis, c’est du plus pour moi. C’est tout bête, mais pouvoir prendre un week-end off, aller à la plage avec des amis et boire un coca en bord de mer – sans pour autant faire n’importe quoi – ça permet de faire un reset mental qui me fait du bien. Quand je rattaque la semaine, mentalement et émotionnellement, je suis beaucoup plus présent. Du coup, l’envie d’aller à l’entraînement est encore plus présente. Quand tu es heureux dans ta vie, tu roules bien sur la moto. Quand tu es heureux dans ta vie, tu vas au vélo en étant content, tu pédales fort, et tu fais ce qu’il faut faire à côté.
C’est vrai que je pense que l’aspect mental joue énormément. Du coup là, je suis plus concentré, plus présent. Si on prend la moyenne de mes entraînements, je pense que c’est la première année où je suis autant performant à l’entraînement, sur la globalité.
Par le passé, après mes entraînements, j’étais un peu plus du genre à me dire «okay, ce n’était pas si mal». Là, à chaque fois que je vais m’entraîner, je me dis «put*in, c’était bien, on a bien bossé».
Après, je sais qu’il ne suffit pas d’être bon à l’entraînement, il faut aussi être bon en course. C’est aussi vrai qu’en vivant dans le sud, je m’entraîne principalement sur des terrains assez durs, donc la différence avec la moto se fait moins ressentir sur ce type de surface. Voilà pourquoi – en général – je roule bien à l’entraînement et en course, j’ai un peu plus de mal, parce que certains facteurs font que je dois un peu plus me battre, galérer, et compenser.
À ce stade, tu comptes +/- 150 points de retard sur la plaque rouge. Les objectifs doivent être différents qu’en début de saison. Est-ce que l’approche est différente pour la fin de l’année ?
Oui, forcément, on ne va pas se voiler la face, les objectifs doivent changer. Les gens proches de moi sont au courant des difficultés – comme des facilités – qu’on peut avoir sur certains points cette année, donc on prend les choses week-end par week-end. Le but, forcément, c’est de ne pas se blesser, de rouler et de faire au mieux chaque week-end, d’essayer d’aller chercher le podium quand on le peut, et le plus souvent possible.
Ce n’est pas facile, et encore moins quand je dois être à 110% et que tout doit être bien aligné pour faire – au moins – un podium. C’est vrai que c’est dur mentalement, mais c’est faisable.
Finalement, qu’est-ce qui a motivé ce changement d’environnement à l’intersaison ? De mémoire, tu travaillais avec Herjan Brakke et tu as décidé de revenir en France pour t’installer dans le Sud et suivre le programme d’Yves Demaria. C’est un changement assez radical, et l’approche doit être différente avec Yves.
La façon de travailler n’est pas la même, forcément, d’un entraîneur à l’autre. Je suis allé dans le sud avec Yves pour opérer du changement. Ça faisait 4 ou 5 années que je vivais aux alentours de la Belgique et de la Hollande, donc j’avais aussi perdu sur des points forts que j’avais sur le sec ou dans la terre. C’est aussi pour ça que je suis parti, pour re-bosser là-dessus, puisqu’au final on fait 4 GP dans le sable cette année. Donc, aller faire quelques pointes dans le sable de temps en temps, ça suffit pour faire des bons résultats dans ce type de texture.
Il fallait retravailler un peu sur les bases et sur la façon dont laquelle j’ai été habitué à travailler ces dernières années et effectivement, émotionnellement, mentalement, je me sens beaucoup mieux, et j’apprécie beaucoup plus travailler dans la globalité aujourd’hui.
Avec Elzinga et Oliver, vous allez devoir monter en MXGP l’an prochain. Est-ce que le fait d’arriver en 2025 et de se dire que la saison est cruciale, parce qu’il faut performer pour décrocher un bon guidon MXGP, ce n’est pas quelque chose qui a pu être synonyme de pression cette année ?
Oui et non, parce qu’en soi il faut performer chaque année. Même en étant sous contrat, si tu es vraiment mauvais, ils arrivent toujours à trouver une solution pour t’envoyer dans un team B, ou quelque chose comme ça. Il faut toujours performer en fait. Après … on verra. Avec un bon entraînement et une moto qui roule bien, les résultats sont faisables.
On sait qu’il y a cette fameuse règle de l’âge en mondial, imaginons qu’il n’y ait pas cette règle, tu ferais du MX2 ou du MXGP l’an prochain ?
Je pense que je ferais du MXGP quand même. Ça fait un moment que je suis en MX2. Je pense avoir un pilotage qui conviendra bien à la 450, aussi. Je ne suis pas un pilote qui aime forcer. En fait, je vais dire que forcer ne me dérange pas, mais c’est plus au niveau de la façon de piloter. Freiner tard, remettre à fond tout de suite pour garder la moto dans les tours, être toujours sur l’embrayage; je suis un peu moins fan de cette façon de rouler. En 450, c’est vrai que tu peux un peu plus jouer avec les trous, rouler sur le couple, plus coulé; je préfère cette façon de piloter. Si la limite d’âge n’était pas là, je partirais plus sur du 450 dans tous les cas l’an prochain.
Tu as eu l’occasion de rouler un peu en 450, dernièrement ?
Déjà il y a 4 ans déjà, je roulais un petit peu en 450 de temps en temps durant l’hiver. Cette année j’ai fait un mois complet en 450 aussi, pendant l’intersaison. Ça fait du physique, et puis ça change, c’était aussi le temps de mettre les motos aux normes pour les nouvelles règlementations, tout ça, et puis c’est aussi moins d’entretien. Et même dernièrement, ici et là, je passe un peu de temps sur la 450 pour retrouver du plaisir et m’amuser un peu aussi. Dessus, je me régale.
Le scénario idéal pour toi pour la saison 2026, ce serait quoi ? Qu’est-ce qu’il faudrait qu’il se présente pour que tu te dises, «là je suis dans de bonnes conditions» ?
C’est compliqué, on ne peut pas toujours avoir tout ce qu’on veut. Je pense qu’il faut être bien entouré, se sentir bien mentalement, moralement, physiquement. J’ai trouvé un bon équilibre avec Yves en tant qu’entraîneur, j’ai un bon docteur pour quand j’ai des petits soucis physiques, qui analyse mes prises de sang, etc. Donc j’arrive à maintenir ma forme physique de façon stable toute l’année. C’est une des premières années où je trouve vraiment ce type d’équilibre, que ce soit au niveau de l’entraînement, de la nutrition, mais aussi de la supplémentation, de l’hydratation, de la diététique … Si j’ai un petit coup de mou, je l’appelle, on fait le point ensemble, et on met des choses en place. Je vais essayer de garder cet entourage-là, et je suis persuadé qu’il y aura du résultat. Et puis de toute façon, quand tu te sens bien mentalement, tu vas dans la bonne direction. Quelqu’un qui est content et qui aime ce qu’il fait, qui apprécie la moto sur laquelle il roule, il est dans la position d’aller chercher du résultat.
On voit le niveau en MXGP cette année. Les gars dépassent allègrement les 30 ans, personne n’est attendu sur la sortie. Il doit y avoir 17 guidons factory, qui sont pratiquement tous pris. Est-ce qu’aujourd’hui, on ne se dit pas que se faire une place en MXGP va être un challenge de taille ? Finalement, c’est le prochain step d’importance pour toi.
Oui, de toute façon, c’est sûr que les places sont chères. Et on peut voir que dans n’importe quel sport, la limite d’âge se repousse. Je pense que c’est parce qu’il y a plus de suivi, on est plus strict sur beaucoup d’aspects. Je ne saurais pas pointer exactement la raison, mais on voit quand même souvent que les mecs, après trente ans, trouvent qu’ils atteignent leur meilleure forme physique. Je le vois aussi avec mon ancien entraîneur – qui est désormais mon manager. Il doit avoir dans les 35 ans, et il me dit qu’il n’a jamais été autant en forme que ces dernières années parce qu’il connaît son corps, la façon de travailler qui lui convient, et ses limites.
Avec le temps, l’alimentation, la supplémentation, l’hydratation, la gestion de tout l’environnement, ça repousse. Les gars connaissent leurs corps avec le temps, et je pense que petit à petit, ils arrivent à repousser les limites.
Tu dirais que tu t’es beaucoup professionnalisé depuis ton arrivée en MX2, si tu dois comparer tes débuts dans la catégorie à cette saison ?
Oui, quand même. Après, je me suis aussi rendu compte qu’à un moment, être trop sérieux ou y mettre trop de convictions, ça ne marche pas spécialement avec moi parce que je réfléchis trop. Et après, du coup, ça me met une pression inconsciemment. Je suis un peu plus à y aller au feeling peut-être, mais je préfère comme ça, et ça fonctionne mieux pour moi.
J’ai discuté avec Benoit [Paturel] dernièrement. Il me disait qu’il regardait encore le mondial MX2, parce que vous étiez proche. Est-ce qu’inversement, tu suis ce qu’il fait là-bas ? La question est évidente: est-ce que ça ne te donnerait pas des idées pour un futur plus ou moins proche ?
Oui. Avec Benoît, on est très proches. Et avec sa copine Amélie aussi. Quand il était en Europe, on voyageait tout le temps ensemble. Quand on devait prendre le camion, on partait tous les trois. J’étais un peu comme le fiston, même si la différence d’âge n’est pas si grande; on est plutôt proche. On se régalait. Ne pas les avoir cette année, ça fait un petit vide dans le paddock. On ne s’appelle pas souvent, mais je pense aussi à lui. Je regarde les courses qu’il fait, je suis parfois un peu de loin, mais je suis quand même ce qu’il fait. Il m’a dit que c’était bien là-bas, que c’était vraiment autre chose. Les USA, j’y ai toujours un peu pensé, mais je n’ai jamais vraiment franchi le cap ou poussé plus que ça pour y aller, mais je ne suis pas contre. Ces derniers temps, je fais un peu de Supercross en plus, et je m’amuse bien honnêtement; je ne serai pas contre faire un petit stage aux USA !
