En marquant un point lors du Grand Prix d’Andalousie à Almonte, Lotte Van Drunen s’est offert bien plus qu’un simple résultat sur le papier. Opposée aux garçons du MX2, la Néerlandaise grimpe désormais à la deuxième place du classement des femmes les plus performantes en championnat du monde MX2, débordant au passage la précurseure Livia Lancelot.
Il faut remonter à 2014 pour retrouver la trace de la pilote française dans le classement du mondial MX2. Cette année-là, en Thaïlande, Livia Lancelot entrait dans l’histoire en devenant la première femme à inscrire un point en mondial MX2. Une performance pionnière, restée une référence pendant cinq ans.
Car en 2019, Larissa Papenmeier élevait encore le curseur. Présente lors de la finale du championnat du monde en Chine, l’Allemande – qui venait de terminer troisième du mondial WMX derrière Courtney Duncan et Nancy Van de Ven – profitait d’un plateau réduit pour tirer son épingle du jeu à Shanghai. Avec un 15-16 en manches, elle inscrivait 11 points et devenait ainsi la pilote féminine la plus prolifique de l’histoire du championnat du monde MX2, explosant le record détenu par Livia Lancelot.
Il reste encore du chemin à parcourir avant que Lotte Van Drunen ne puisse venir chatouiller Larissa. Son histoire avec le MX2 est encore très récente. Dès 2024, à Lommel, Lotte marquait son tout premier point en mondial lors de sa première apparition face aux garçons, après s’être déjà révélée face à la gent masculine sur l’Europe 125. Cette année-là, elle décrochait son tout premier titre mondial.
L’année suivante, en 2025, Lotte retentait l’expérience à Arco di Trento (26-27) puis à Lommel (23-24), sans parvenir à entrer dans les points. Qu’importe : elle ajoutait un deuxième titre de championne du monde WMX à son palmarès.

De fait, la pilote Néerlandaise ne compte ‘que’ deux petits points à son compteur en MX2, après un point inscrit à Lommel (2024) et un point inscrit à Almonte (2026). Mais le contexte mérite d’être souligné : la Néerlandaise évolue sur des Grands Prix européens, où les grilles sont nettement plus denses que sur la plupart des épreuves dites overseas. Elle fait également preuve d’une certaine précocité : notons que, lors de sa première apparition en MX2, Lotte n’avait que 16 ans. À titre de comparaison, Larissa en avait 13 de plus (29) lors du GP de Chine en 2019, et Livia 10 de plus (26) lors du GP de Thaïlande en 2014. Des données qui donnent encore plus de relief à ses performances.
Autre statistique notable : Lotte détient déjà le record du nombre de participations féminines en MX2, avec cinq Grands Prix disputés. Un total appelé à grimper très rapidement puisque la pilote De Baets Yamaha sera au départ du GP de Sardaigne ce week-end, avec une apparition également attendue à Arco di Trento la semaine suivante. Le tout, avant même le coup d’envoi du mondial féminin à Lacapelle-Marival.
Car la saison 2026 de WMX n’a pas encore commencé que Lotte Van Drunen est déjà sur tous les fronts. Victorieuse à Lierop face aux garçons de la catégorie 125cc, elle enchaîne les piges en MX2 pour se préparer : 21-20 en Andalousie, 22-24 en Suisse, mais aussi un passage remarqué à Heerde lors de l’ouverture du Dutch Masters lundi dernier, conclu sur un 15-22 en 250cc.
Aujourd’hui, la trajectoire est claire. Plus active que jamais, et de plus en plus régulière face aux garçons, Lotte Van Drunen continue de repousser les limites – et pourrait bien, à terme, s’attaquer au record de Larissa Papenmeier. Pour l’heure, Lotte continue de se préparer dans l’optique d’aller chercher un troisième titre de championne du monde WMX consécutif, championnat sur lequel elle devenait la plus jeune pilote jamais titrée en 2024, du haut de ses 17 ans et 30 jours.








