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Jeremy Seewer « Je ne veux pas terminer ma carrière en me battant pour la 10ème place »

Jeremy Seewer se confie à l'approche de la saison 2026: Ducati, doutes, résultats, objectifs ... On fait le point

Kévin Frelaud Kévin Frelaud
26 Fév. 2026
dans Interviews
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En 2026, Jeremy Seewer entâme sa seconde année chez Ducati. Multiple vice-champion du monde (1x en MX2, 3x en MXGP), le pilote Suisse se livre sans langue de bois à l’approche d’une saison qui s’annonce d’ores et déjà compliquée. Loin de ses standards habituels en 2025, Jeremy Seewer a accusé le coup l’an dernier et cherche désormais à retrouver confiance au sein du programme de Louis Vosters. On avait des questions, il nous a apporté des réponses. Micro à Sommières.

Jeremy. L’an dernier, vous avez montré que la Ducati était capable d’aller chercher des top 5, voire des podiums. Qu’est-ce qu’il faudra faire pour franchir un cap et la faire gagner ?

Franchement, bonne question. L’an dernier, j’ai fait deux ou trois bons GP sur les vingt de la saison. Donc ça montre clairement que la régularité n’était pas du tout au rendez-vous. D’habitude, c’est justement mon point fort, mais je n’ai pas réussi à être régulier. Je termine 10e du championnat, loin de mes performances des années précédentes. Ça a été compliqué dans l’ensemble, même si on a réussi à sortir deux ou trois bons résultats sur des circuits qui nous convenaient peut-être davantage.

Au final, et heureusement, ça reste du motocross. C’est un sport où le pilote peut encore faire la différence sur certaines pistes. Mais il y a énormément de travail à faire pour rivaliser avec les autres constructeurs, parce qu’ils ont une énorme expérience. Ils sont dans le sport depuis bien plus longtemps.

En plus, Ducati est arrivé avec une moto complètement différente de tout le monde. Je pense qu’on doit encore bosser dur. La saison démarre dans deux semaines, mais de mon côté, il reste encore beaucoup de travail à faire, pour ne pas te mentir.

Et toi, sur le plan personnel, tu te sens comment ?

Je suis en super forme. J’ai travaillé aussi dur que possible cet hiver. Je fais le maximum de mon côté. Honnêtement, je pense être dans la meilleure forme physique de toute ma vie. Et ça, c’est quelque chose qui, selon moi, a pas mal évolué dans notre sport ces cinq ou six dernières années. Il y a cinq ou six ans, la moto était déjà importante, mais j’ai l’impression que le pilote pouvait encore faire une grosse différence sur la piste.

Aujourd’hui, avec un plateau aussi relevé et aussi compact, la moto est devenue encore plus importante. À mon avis, tu ne peux plus faire la différence à toi tout seul. Tout le monde est affûté, tout le monde travaille dur en dehors des courses. Il y a cinq ou six ans, peut-être un peu moins. Je ne dis pas qu’ils ne travaillaient pas dur avant, mais le niveau n’était pas aussi relevé qu’aujourd’hui et surtout, il y avait moins de pilotes rapides.

J’ai vraiment le sentiment que la moto joue un rôle de plus en plus important.

Corrige-moi si je me trompe, mais j’ai l’impression que tu es en retard dans ta préparation hivernale. Où est-ce que tu en es aujourd’hui ?

Oui, clairement. Je suis très en retard. Je ne vais pas mentir. Comme je l’ai dit, de mon côté, je suis en super forme et ça, c’est super positif. Mais je n’arrive pas à le retranscrire sur la piste. Je ne vais pas le cacher, de toute façon, ça va se voir rapidement. La saison débute bientôt. J’aimerais être dans une meilleure position, mais je fais simplement du mieux que je peux. C’est aussi simple que ça.

À quel point la Ducati de Sommières est-elle différente de la Ducati d’Australie, lors du dernier GP de la saison ?

La base reste la même. Il n’y a pas eu de gros changements à proprement parler, mais beaucoup de petits détails ont évolué. On a fait un peu de travail sur les suspensions, sur la géométrie, pour essayer de corriger nos points faibles, au moins en partie. On a touché pas mal de petites choses, mais rien de révolutionnaire.

Tes coéquipiers ont roulé à Alghero et Mantova, mais on ne t’y a pas vu. Sommières est ta première course de préparation. Pourquoi ?

Je ne me sentais tout simplement pas assez prêt. Je n’ai pas pu m’entraîner au niveau que je voulais pour être dans de bonnes conditions. C’est aussi simple que ça. Si tout s’était parfaitement passé et que je m’étais senti prêt, j’aurais probablement fait Alghero. Mais j’ai préféré ne pas y aller, parce que je ne veux pas me pointer sur une course sans être prêt. Là, je fais celle-ci, et ensuite il y a 19 Grands Prix, donc ça fera largement assez de courses sur la saison.

Jeremy Seewer termine 6ème de l’International de Sommières, qu’il avait remporté en 2024 @DailyMX
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Un mot sur l’an dernier. Ta saison a semblé assez particulière. Le début était solide, même si on sait que tu es capable de plus. Puis, à mi-saison, on a eu l’impression que tu avais atteint un plafond, et la deuxième partie de l’année a été plus compliquée. Que s’est-il passé ?

J’ai complètement perdu confiance. J’ai galéré toute la saison. J’ai fait de mon mieux. Comme je l’ai dit, c’est comme ça en motocross. J’ai réussi à sortir deux ou trois bons résultats, mais j’ai aussi beaucoup chuté. Je suis tombé pas mal de fois, et ça, ça entame forcément la confiance.

À un moment, j’ai surtout essayé de gérer la saison. J’attaque quand je sens que je suis prêt à le faire. Évidemment, j’essaie toujours d’être à 100 % autant que possible, sans prendre trop de risques, mais je le fais seulement quand je sens que c’est le bon moment. Je ne peux pas forcer les choses. Ça doit venir naturellement, et il faut aussi que ça reste du plaisir pour moi. Au niveau auquel on roule en MXGP, si tu forces et que tu t’acharnes, tu vas finir par tomber… et te faire très mal.

Retour chez Vosters cette année pour toi. Tu n’as jamais caché les raisons de ton départ de chez Yamaha pour Kawasaki. Ensuite, tu as fait une année avec Maddii Racing sur la Ducati, et maintenant tu es de retour chez Vosters. Comment s’est passé l’hiver avec ce retour dans le programme de Louis ?

Très bien, franchement. Ils ont désormais beaucoup plus d’expérience, et surtout beaucoup de personnel, ce qui aide énormément. Avant, Maddii était une équipe d’une envergure plus petite, mais ils ont fait un boulot incroyable avec peu de moyens. Le budget est aussi différent aujourd’hui, ça se ressent. Il y a plus de personnel. Le budget n’est pas illimité, bien sûr, mais ils ont plus de moyens pour travailler correctement et s’entraîner dans de bonnes conditions. Tout s’est fait de façon très naturelle. Je les connais déjà. Je connais leurs points forts, je connais leurs points faibles, donc ça fonctionne plutôt bien.

J’imagine que la première année avec Ducati, comme tout était nouveau, les options au niveau des settings et des pièces devaient être limitées. Là, c’est la deuxième année, est-ce qu’on a plus d’options de ce côté-là ?

Oui, l’an dernier, comme tu l’as dit, on n’avait pas énormément de changements possibles sur la moto. Maintenant, c’est sûr qu’on a déjà beaucoup plus de pièces à disposition. Mais je ne suis pas quelqu’un qui aime trop toucher à la moto.

Quand je trouve quelque chose qui me plaît, je veux rester dessus, rouler et progresser personnellement. Là, je suis encore un peu en train d’attendre et de chercher la pièce du puzzle qui me manque, celle qui pourrait me redonner confiance. C’est un sacré boulot, parce qu’en tant que pilote de Grand Prix, tu veux pouvoir aller faire tes manches à l’entraînement, rentrer chez toi, te concentrer sur le travail physique, la récupération, bosser le mental, etc.

Mais si tu dois passer tout ton temps à faire du testing parce que tu ne te sens pas en confiance, ça te prend énormément de temps et ça enlève une grosse partie importante de ton entraînement. D’habitude, on se pointe pour rouler deux ou trois heures, on fait nos manches, on rentre, on se repose, on récupère. Mentalement, c’est beaucoup plus simple que de passer des journées entières à faire du testing et à chercher. Quand tu rentres, tu es épuisé, crevé d’avoir roulé non-stop, sans même avoir fait une manche de la journée. Donc devoir faire les deux en même temps, c’est franchement compliqué, et c’est la situation dans laquelle je suis en ce moment.

Le pilote Suisse n’aborde pas 2026 dans les meilleures conditions, mais espère pouvoir trouver des solutions en cours de saison @DailyMX
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Mentalement, tu n’es visiblement pas où tu voudrais être, et pas là où tu étais ces dernières années. Tu es triple vice-champion du monde MXGP, tu as gagné beaucoup de Grands Prix. Là, on ne parle pas de victoires, ni même de podiums. Est-ce que c’est dur, mentalement, d’accepter ça, de faire un pas en arrière et de te concentrer sur le fait de retrouver cette confiance ?

Oui, c’est très dur. Franchement, j’ai vrillé, surtout pendant l’hiver. L’an dernier, je savais que le programme aurait besoin de temps, et je lui ai laissé du temps.

Mais je pensais qu’il faudrait six mois, pas deux ans, tu vois ? Donc aujourd’hui, j’en suis là… J’ai été très frustré cet hiver, et j’ai vraiment dû changer mon état d’esprit. J’ai dû adopter une autre mentalité. Jusqu’à présent, j’avais pour habitude d’aller me battre pour la victoire et de performer comme je l’ai toujours fait. Je sais que j’en suis toujours capable, et quand je regarde mes données physiques, je vois que je suis dans ma meilleure forme. Du coup, je me dis : « Pourquoi je n’y arriverais plus ? »

Mais la réalité, c’est qu’il y a d’autres facteurs à prendre en compte, et je dois les accepter. Je dois changer mentalement, adopter une autre approche et voir comment on peut progresser, comment je peux retrouver ce qui me manque pour gagner à nouveau. Parce qu’à l’heure actuelle, clairement, je ne suis pas dans une position pour le faire.

Parlons du GP de Suisse. Pour vous, c’est top d’avoir ce GP en Suisse, mais j’ai quand même le sentiment qu’il existe des circuits avec un peu plus de potentiel que Frauenfeld. On a entendu des rumeurs, peut-être que tu en sais plus que moi, comme quoi Payerne pourrait revenir au calendrier. Ce serait fou, non ?

Oui, ce serait dingue. Déjà, tout mon respect aux organisateurs suisses, c’est incroyable ce qu’ils font pour réussir à organiser une course en Suisse. Mais oui, la piste, on le sait tous, elle est trop petite pour permettre de vraies belles courses. Alors oui, il y a aussi d’autres tracés du calendrier MXGP qui ne sont pas au niveau des Grands Prix, mais Frauenfeld reste quand même très petit pour le mondial.

Payerne, ce serait incroyable. Pour moi, c’est l’une des plus belles pistes au monde. C’est un vrai circuit de motocross, dans un cadre magnifique, grand, avec de beaux sauts. Ce serait fou. Ce serait le GP de Suisse dont on a vraiment besoin…

Tu arrives en fin de contrat en 2026, et décrocher un guidon n’est jamais simple. On a vu ce qu’il s’est passé avec Coldenhoff : 3e l’an dernier, et pas de guidon cette année. Même s’il aurait sans doute pu en trouver un, il a choisi de ne pas signer d’offres. Je sais que la saison n’a pas encore commencé, mais le fait que Glenn n’ait même pas eu de guidon cette année, est-ce que ça t’inquiète un peu pour l’avenir ?

Si j’étais plus jeune, oui, ça m’inquiéterait. À l’heure actuelle, la direction que prend ce sport en Europe n’est pas la bonne, selon moi. Je ne veux accuser personne, mais je pense qu’on doit travailler pour le remettre sur la bonne voie.

Concernant Glenn, je pense qu’il aurait aimé continuer dans une bonne équipe et tout ça, mais il est aussi à un âge où il n’a plus besoin de se prendre la tête s’il n’a pas de guidon. Il a fait tout ce qu’il pouvait. Il a accompli beaucoup de choses, il a eu une superbe carrière. Est-ce qu’il faut continuer jusqu’à 40 ans ? À un moment, il faut aussi savoir arrêter, tu vois ce que je veux dire ?

Moi, je n’ai jamais envisagé de rouler jusqu’à si tard. À un moment donné, je dirai : “Ok, ma carrière est terminée”, et je me concentrerai sur d’autres choses dans la vie. Donc non, ça ne m’inquiète pas du tout. Bien sûr, j’aimerais finir ma carrière différemment de la position dans laquelle je me trouve aujourd’hui, et c’est mon objectif.

Je ne veux pas terminer ma carrière en me battant pour la 10e place, parce que ce n’est pas moi, tout simplement. Je le sais. Et je veux travailler aussi dur que possible, dans la direction qu’il faudra, pour revenir me battre là où je dois me battre. Au moins, je pourrai rentrer chez moi le soir en me disant : “J’ai fait de mon mieux et j’en suis fier.” Ça, c’est toujours mon objectif. Où ça me mènera ? On verra l’an prochain.

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