À l’aube du Grand Prix de Suisse, Romain Febvre revient sur sa grosse chute survenue lors de la seconde manche en Espagne dimanche dernier. Malgré l’incident, le pilote français assure se sentir mieux et livre un point sur son état physique avant d’en découdre sur le tracé de Frauenfeld.
« Je me sens bien, pas trop mal disons, » assure Romain Febvre ce vendredi. « C’était une chute vraiment étrange, je ne m’y attendais pas du tout car je n’ai pas fait la moindre erreur. J’ai juste mis ma roue avant au mauvais endroit, et je suis parti en vrille. Je n’étais vraiment pas prêt, je ne m’attendais pas du tout à tomber à cet endroit. Je suis passé par-devant et je me suis vraiment fait mal au ventre, et au niveau du haut de la hanche. J’ai eu le souffle coupé, je n’arrivais plus à respirer. C’est pourquoi je suis resté au sol aussi longtemps, j’essayais de reprendre ma respiration qui avait été coupée. Il m’a fallu quelques minutes pour pouvoir respirer de nouveau normalement, mais j’avais mal au ventre et à la hanche. Je sentais que les douleurs à la hanche n’étaient pas trop graves, je savais que rien n’était cassé. Mais j’avais vraiment mal au niveau de l’estomac. »
Après avoir observé du repos lundi et mardi, Romain Febvre a pu s’entraîner ce mercredi pour évaluer son état physique et préparer son retour en Suisse.
« Ça a été un peu compliqué ce lundi et mardi. J’étais crispé de partout, mais ça n’allait pas trop mal. Dès le dimanche soir, j’avais fait un tour au centre médical pour m’assurer que je n’avais pas de blessures internes. Rien d’inquiétant n’avait été décelé, c’était une bonne chose. J’ai pu rouler un peu ce mercredi. Je me suis senti assez bien, donc avec deux jours de repos supplémentaires je me sens prêt pour le week-end. »
Pour la première fois depuis 2024, Romain Febvre a bouclé une manche en dehors des points. Si l’envie de repartir était bien présente dimanche dernier à Almonte, le pilote Kawasaki KRT a vite été rattrapé par la réalité de sa chute.
« J’ai fait de mon mieux, j’ai tenté de repousser les limites. Après la chute et les quelques minutes pour récupérer, ça n’allait pas trop mal. Du coup, je me suis dit : « pourquoi ne pas repartir pour finir la manche ? ». Physiquement, je ne pouvais pas, mais mentalement je voulais repartir. Deux minutes plus tôt, j’étais sur le sol à chercher ma respiration, ce n’était pas réaliste ni possible de repartir. Ce n’est jamais une bonne chose de faire une manche blanche, mais c’est comme ça. »
Malgré cet incident, Romain Febvre se concentre sur les points positifs à retenir. Au championnat, l’écart sur la plaque rouge est désormais porté à 27 unités, mais la saison est encore longue et le pilote Français a été dans le coup jusqu’ici.
« On avait fait quelques changements après l’Argentine et je me sentais bien mieux sur la moto. J’avais fait une belle première manche à Almonte. Je suis revenu après un départ dans le paquet et j’ai fini par reprendre du temps à Jeffrey qui était second, mais il était encore trop loin devant moi, à 6 ou 8 secondes en fin de manche, donc je me suis contenté de la troisième place. L’écart derrière était vraiment important, on s’est vraiment séparé du groupe avec Lucas et Jeffrey. J’ai été dans le bon groupe tout le week-end. Je suis parti correctement en seconde manche, mais je me suis fait percuter dans le second virage et j’ai fait une erreur ; de là, quelques pilotes m’ont doublé. J’ai pu revenir troisième, jusqu’à cette erreur. Quoi qu’il en soit, je me sens bien, comme je l’ai dit ce n’est jamais idéal de faire une manche sans points. Ce n’est que le début de saison, mais tous les points comptent. »
En conclusion, le champion du monde MXGP en titre se projette désormais sur la suite de la saison et sur la bataille qui s’annonce en tête, avec un groupe qui semble se détacher.
« Pour l’instant, j’ai le sentiment que ça se joue entre les mêmes pilotes que l’an dernier, on retrouve les mêmes gars devant. Ce sera probablement une bataille entre nous trois : Lucas, Jeffrey et moi. Tim est encore un peu en retrait, mais il est évident qu’il va s’améliorer à chaque course. De là, je pense qu’on sera quatre à jouer devant. »









