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Jett Lawrence « J’avais l’impression d’être à la maison, à l’époque de Lommel »

Images: Pro Motocross

Jett Lawrence a rapidement mis derrière lui son abandon de Red Bud. Vainqueur des deux manches dans le sable de Southwick ce samedi, l’officiel Honda HRC reprend la plaque rouge de leader du championnat Outdoor 250, plaque qui n’aura fait qu’un rapide aller-retour sur la moto de son frère Hunter. De 7 points de retard, à 15 points d’avance en deux petites manches …

Jett, c’était une bonne journée pour toi à Southwick !

Ça a plutôt bien commencé. J’ai pris du plaisir dès les essais et avant même de me pointer sur la piste, j’étais dans la bonne dynamique, je sentais que j’allais avoir le flow. Quand j’ai posé les roues sur le tracé, j’ai directement été à l’aise sur la piste et j’avais hâte de disputer les manches parce que ça se présentait plutôt bien pour moi. J’ai pris deux très bons départs. Lors du second départ, j’ai eu un bon temps de réaction mais je me suis déporté trop tôt, je me suis retrouvé dans du mou pendant la moitié de la ligne droite, je me suis un peu planté tout seul mais j’ai pu recouper à l’intérieur et partir devant. Je crois que je n’ai jamais signé deux holeshots de ma carrière. J’étais gonflé à bloc et je me suis vraiment senti à l’aise sur la piste ce week-end. J’avais l’impression d’être à la maison, à l’époque de Lommel. J’essayais de rester léger sur la moto, j’ai kiffé.

C’était quoi le problème avec ce départ en seconde manche ?

Je parlais à Jo Shimoda après l’arrivée, derrière le podium. Je lui ai demandé s’il avait bougé au départ. Je jure que quelque chose a bougé et ça m’a fait sursauter et j’ai relâché la pression sur l’embrayage, et pile à ce moment-là, la grille s’est abaissée. Si on me demande de le refaire, je parie 100$ que je n’y arriverais pas. En fin de compte, j’ai réalisé un très bon départ, mais comme je me suis un peu surpris, je me suis un peu déséquilibré et je suis sorti de l’ornière; c’est pour ça que s’entraîner aux départs, c’est très important, il faut bien sortir de grille mais aussi rester droit, dans son ornière parce qu’une fois que tu en sors, la traction n’est plus la même. J’ai fini par sortir de l’ornière, et Justin m’a doublé. Mais j’ai pu recouper et le passer dans le virage pour être devant et j’étais content car ça m’a évité de me faire repeindre dans le premier tour.

Avec les 450 qui roulent en premier, la piste était probablement plus défoncée pour vous en seconde manche.As-tu remarqué une quelconque différence ?

Oui, ce n’est pas hyper fun de rouler dans le sable après les 450 parce que leurs trajectoires sont bien différentes des nôtres. Avec une 250, on essaie de garder le plus de vitesse possible dans les virages. Eux s’enfoncent dans les virages et en ressortent très vite et ça créé des ornières qui te renvoient fort et nous, en 250, on s’accroche à essayer de sortir de ces pièges dans le sable. Ça peut rendre les choses vraiment difficiles.

Quand tu vivais en Belgique, tu roulais à Lommel avec les meilleurs pilotes de sable du monde. C’est un avantage selon toi, d’avoir grandi en observant les Herlings et les Cairoli, et tous ceux qui étaient basés près de Lommel ?

Oui, à 100%. Malgré tout, le sable est toujours très différent, d’une certaine manière. En Europe, le sable a un grain beaucoup plus gros. Il est beaucoup plus lourd, donc tu peux arriver très fort dedans et ne pas trop t’enfoncer alors qu’ici, si tu arrives à fond dans un virage et que tu t’enfonces trop, tu risques de complètement détruire l’ornière. Le sable ici est vraiment différent de celui qu’on retrouve en Europe, mais il y a tellement beaucoup qu’on peut apprendre de l’Europe. Lommel, j’y ai roulé en 85; j’ai vu Jeffrey beaucoup s’entraîner là-bas. Max Anstie, c’est un très bon pilote de sable également, et il y a aussi eu Antonio Cairoli. Quand on est jeune, en regardant ces gars-là, on peut apprendre plein de choses. Ce sont des gars sympas qui n’hésiteront pas à t’aider un peu de temps en temps, ou qui te diront: « Tu es sur la même voie que moi quand j’étais plus jeune ». Donc, c’était cool de profiter de ça et d’avoir un jardin comme Lommel en Europe.

La plaque rouge retourne sur ta moto, ça doit te faire plaisir.

La moto avait une tronche bizarre ce week-end. Avoir la plaque numéro un sans ce fond rouge, c’est bizarre, et je n’aime pas ça !  Bon, j’aurais aimé pouvoir la mériter un peu plus que ça. Là, c’est de nouveau une histoire de cross jumping [pour Hunter], il s’est passé presque la même chose qu’avec moi l’année dernière, et avec un autre pilote Husqvarna, donc ça craint un peu. Hunter me ressemble un peu maintenant avec sa dent cassée, c’est assez drôle; Je l’appelle Lloyd [rires]. C’est bon d’avoir récupéré la plaque rouge, mais j’aurais aimé la reprendre d’une manière un peu différente. Me mesurer et me battre avec Hunter par exemple, ça aurait été mieux. Mais c’est bien de l’avoir récupérée …

Interview: conférence de presse – Southwick

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