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Joël Smets « J’ai 55 ans, mais je suis toujours motivé, j’ai toujours faim de victoires »

Images: KTM

Après Antonio Cairoli et Harry Norton, Joël Smets endosse le rôle de team-manager de l’équipe Red Bull KTM en 2025. Multiple champion du monde dans les années 90, l’ex-pilote Belge met ses services à disposition des pilotes de la marque Autrichienne depuis une décennie déjà. Alors qu’un nouveau challenge se présente à lui en 2025, notre confrère Andy McKinstry s’est entretenu avec l’une des personnalités les plus emblématiques du paddock MXGP; un entretien qu’il partage avec nous. Micro.

Joel, un mot sur la saison 2024. Pas de titre de champion du monde pour l’équipe Red Bull KTM, qui a des attentes très hautes et des standards élevés. Il doit y avoir un peu de déception. Sacha a remporté deux grands prix en MX2, Jeffrey une poignée de GP mais a perdu trop de points en début d’année, quel bilan tirez-vous de la saison 2024 ?

Il est vrai qu’on n’a pas gagné de titre, mais ce n’est pas la façon dont il faut voir les choses. On avait trois équipes usines, Husqvarna, GasGas et KTM. Peu importe qui gagne et sous quelles couleurs, il sera payé par le même compte en banque, du moment qu’il y a de l’argent dans les caisses. Pour nous, et en tant que groupe, la couleur ne compte pas. Personnellement, Jorge est un pilote KTM rouge, et Kay un pilote KTM blanc. En tant que groupe KTM, on a fait une très belle saison.

La philosophie et la vision de KTM en tant que groupe, je n’y ai pas toujours adhéré, mais c’est une autre histoire. Selon moi, le chemin qu’ils ont emprunté n’a pas toujours été le meilleur chemin et selon moi, la façon dont on aborde 2025 sera meilleure, on sera de retour aux bases, principalement sur des motos orange. KTM est notre colonne vertébrale et l’accent devrait être mis sur KTM. Je préfère de loin avoir six pilotes sur des KTM comme l’an prochain, en plus des pilotes Husqvarna.

Oui, tu peux dire que KTM Autriche n’a pas remporté de titre, mais selon moi, ça prouve qu’on ne se concentre pas que sur KTM en tant que groupe. On est également pleinement engagé au soutien des autres équipes et marques. S’il n’y avait que KTM qui gagnait, ou du moins le team usine Autrichien, ça ne serait pas logique. Voilà mon point de vue sur la saison 2024.

Andrea Adamo a rencontré des difficultés cette année @KTM Media pool

Andrea Adamo a débuté la saison en tant que champion en titre. Il a fait une grosse année en 2023, je pense qu’il a surpris beaucoup de monde. Vous attendiez-vous à ce qu’il décroche le titre l’an dernier ? En ayant décroché ce titre, il abordait la saison 2024 avec beaucoup de pression sur ses épaules.

Je ne m’attendais pas du tout à ce qu’Andréa décroche le titre en 2023, je me dois d’être honnête. J’espérais qu’on pourrait progresser de la même manière qu’avec Tom Vialle, qu’il allait signer quelques podiums la première année et finir troisième ou quatrième du championnat. Qu’il fasse preuve d’autant de régularité, honnêtement, je ne m’y attendais pas.

Andréa n’a gagné que deux GP l’an dernier, mais il était toujours présent. Il a toujours pris de gros points quand les autres ont commis des erreurs. Je pense qu’il ;a mérité ce titre, mais je ne l’attendais pas non plus dans cette position cette année. Décrocher un titre et se pointer pour défendre ce dernier la saison suivante, c’est beaucoup de pression. Que tu le veuilles ou non, que tu tentes de le cacher ou de le camoufler, de faire comme si ce n’était pas le cas; c’est de la pression quand même. Je pense que dans ma position, je peux parler d’expérience.

Pour Andrea, disons que la pression n’est pas vraiment la raison des résultats cette saison. On va dire qu’il a fait une saison « off ». Il avait la régularité en 2023, c’est ce qui l’a fait gagner, mais il en a vraiment manqué cette saison. Il y a aussi un aspect technique, puisqu’on a eu un nouveau modèle en 2024. Sur la 2023, il s’est toujours senti très à l’aise et ce dès le premier jour. Quand il a pris la 250 SX-F 2024, pour une raison ou une autre, il n’a jamais réussi à être à l’aise dessus, alors que les autres y arrivaient. Bien sûr, le fait d’être champion en titre et de vouloir montrer qu’il l’avait mérité a probablement joué aussi. Il n’a pas été assez patient, il voulait peut-être trop essayer d’avoir la moto « parfaite » pour lui également. Quand il est arrivé au sein du team usine l’an dernier, il était content, peu importe la moto qu’on lui fournissait. Il se concentrait sur les courses, et il roulait.

En 2024, il a dû régler quelques nouvelles pièces sur sa moto, surtout au niveau fourche et amortisseur. Je pense qu’il cherchait trop la perfection, le setting en or, un setting qui n’existe pas. Peut-être que ça a joué, et que ça s’est amplifié parce qu’il voulait vraiment défendre son titre cette saison. Peut-être n’a-t-il pas été assez patient, peut-être a-t-il cherché trop de solutions au lieu de se concentrer sur ses courses. C’est comme ça. C’est un être humain après tout, et les résultats sont les résultats.

Andréa a gagné quelques manches, a connu quelques bonnes journées cette année. Il était juste irrégulier. Quel est le plan pour le ramener à son meilleur niveau ? Sera-t-il en mesure de prétendre au titre de nouveau l’an prochain ?

Oui, je pense. Ce qu’il faut faire, c’est l’aider à retrouver de l’aisance sur la moto car c’est ce qui va booster sa confiance. On a débuté la préparation pour 2025 le mois dernier, et j’ai le sentiment qu’on est sur le bon chemin cette intersaison pour l’heure. Il faut que j’arrive à lui faire comprendre qu’il ne faut pas chercher les réglages parfaits pour chaque terrain, car ces réglages parfaits n’existent pas. Ils peuvent exister pour un terrain, mais sur un autre ça ne sera le cas qu’à 70%. Il faut trouver un bon compromis au niveau des réglages.

Si ta moto fonctionne bien sur 15 portions de la piste qui en compose 20, tu seras moins bien dans 5 sections. Ça restera correct dans 3 d’entre elles, et tu galèreras peut-être dans 2 sections. Mais ça restera une moyenne très correcte. Si tu peux avoir cette moyenne avec tes réglages et te sentir bien sur la moto, c’est une bonne chose. Mais si tu cherches des réglages à chaque séance d’essais, à chaque course pour avoir le setting parfait, tu vas finir par te perdre. C’est ce qui est arrivé à Andrea, et on essaie de lui éviter de se perdre. J’essaie de lui expliquer que dans les sections où il a plus de mal, c’est à lui de compenser. La moto l’aide sur les 3/4 de la piste, à lui de l’aider sur le dernier quart. Voilà l’approche, grosso modo. On essaie également de développer un peu plus la moto pour qu’elle convienne à son style de pilotage, et à ses besoins, évidemment.

Liam sera chez Nestaan en 2025@KTM Media pool

Un mot sur Liam Everts. Il avait de grosses attentes pour la saison 2024 mais il s’est blessé et il a loupé le premier grand prix. Ça a dû vraiment être une déception pour le team, dès le début de l’année.

C’est sûr. Se blesser, c’est un gros revers. Je pense que dans le cas de Liam, tout le monde sera d’accord pour dire qu’il sera de nouveau un client pour le titre. Mais débuter une saison avec zéro point au compteur, ça n’aide pas. De là, qu’est-ce que tu peux y faire ? En tant que team, il n’y a rien qu’on puisse faire pour lui, à part le soutenir du mieux possible et c’est ce qu’on a fait.

Plus tard dans la saison, Liam a montré ce dont il était capable. C’est comme ça dans le sport, et pas seulement dans le notre. Regarde en football: Kevin de Bruyne a été blessé et Manchester City n’a pas gagné un match en 7 rencontres. Quand il est revenu, ils ont remporté leur premier match. Qu’est-ce qu’on pouvait y faire en tant que team ? C’est assez comparable, on se devait d’aller de l’avant.

On sait que vous allez être team-manager du team Red Bull KTM en 2025. Comment ça s’est passé, et quel est votre ressenti alors que vous endossez ce rôle pour la nouvelle saison ?

Quand je suis revenu chez KTM il y a 10 ans, mon ambition n’était pas de prendre une position particulière. J’avais pour objectif d’essayer de faire progresser l’équipe, d’apporter mes connaissances, mon expérience. Peu importe le rôle où on aurait eu besoin de moi. Mon objectif était de gagner et je savais que KTM avait cette mentalité, et ce désir de victoires également.

Comment ça s’est présenté à moi ? Antonio Cairoli est parti. Malheureusement, Harry Norton a eu quelques pépins ces deux dernières années. De là, on m’a demandé. Je n’ai pas eu besoin d’y réfléchir longtemps. J’ai répondu « Je pense que ce nouveau rôle ne changera pas grand-chose. Oui, j’aurais plus de responsabilités sur l’aspect technique, mais je vais toujours mettre l’accent sur mon boulot premier qui est d’être aux côtés des pilotes pour la préparation physique, en tant que coach, coach technique, analyste de courses, et tout ce qui va avec ». Mon travail n’a pas changé en soi, disons que le plus gros de mon travail ne change pas.

Désormais et dans ce rôle de team-manager, non seulement je m’occupe des pilotes sur le plan sportif, mais je suis aussi responsable des mécaniciens et de tout ce qui entoure l’équipe. Je me sens à l’aise dans ce rôle, et confiant. Oui, le Motocross est un sport individuel, mais je suis un très grand fan de sports collectifs, car je suis quelqu’un de très sociable. J’aime le défi de devoir faire progresser une équipe, plus que devoir faire progresser les membres de l’équipe individuellement.

Je pense qu’il est possible de parvenir à atteindre cet esprit collectif en mettant les bonnes personnes aux bonnes positions, et en créant le bon état d’esprit. On peut être plus fort en tant qu’équipe. C’est mon rôle désormais, et je vais m’atteler à atteindre cet objectif. Ce sera différent de l’époque où je travaillais simplement avec les pilotes. J’ai hâte de relever ce défi.

Coach, manager, team-manager, Joël Smets endosse un nouveau rôle (sur le papier) en 2025 @KTM Media pool

Antonio Cairoli et Harry Norton ont été les deux dernières personnes à endosser ce rôle. Ils ne sont restés qu’une saison à cette position. J’imagine que vous espérez conserver ce rôle à l’avenir. Ce serait une bonne chose pour l’équipe, dans la continuité …

Je le pense aussi mais d’un autre côté, on verra. J’ai 55 ans désormais, mais je suis toujours motivé, j’ai toujours faim de victoires. J’aime toujours ce sport, et ces challenges. J’ai encore la chair de poule quand le panneau 15 secondes se lève. Je suis motivé et prêt pour continuer encore quelques années de plus. Mais si un jour – pour une raison ou une autre et surtout avec la restructuration financière à laquelle nous faisons face – il vaut mieux que quelqu’un d’autre prenne ce rôle, alors qu’il en soit ainsi.

Mon objectif est de gagner, peu importe l’intitulé de mon poste. Du moment que je peux continuer à travailler avec les pilotes, et même si on met en place de nouvelles choses, du moment que je sais qu’on va dans la bonne direction et que ça permet de faire progresser le team, ça me convient. Mon objectif n’est pas de me faire monter sur la première marche du podium; ce sont les pilotes qui doivent y monter et pour cela, ils ont besoin d’une bonne équipe, qui partage le bon état d’esprit, au sein duquel règne une bonne atmosphère pour pouvoir performer au plus haut niveau.

Concernant Antonio Cairoli, je pense que les raisons pour lesquelles ça n’a pas duré longtemps sont assez claires [ndlr: départ chez Ducati]. Concernant Harry Norton, je suis désolé pour lui, car ça faisait six ans qu’on travaillait ensemble. Il est venu d’Australie, il n’avait aucune expérience en championnat du monde. J’ai été en mesure de le faire évoluer chez KTM, en même temps que Tom Vialle. Avec Tom, Harry a gagné deux titres de champion du monde. Je pense qu’avec Harry et Tom, j’ai joué un rôle important grâce à mon expérience, j’ai pu les guider ensemble. Je pense qu’Harry a un très bon potentiel technique, mais je pense que pour lui, endosser ce rôle de team-manager était prématuré. Ce n’est pas de sa faute. Du côté de KTM Autriche, on s’est retrouvé face à une situation difficile quand le team Diga Procross a décidé de fermer ses portes juste avant la saison 2023, car ils étaient censés s’occuper de Lucas et Sacha Coenen. Quand Diga s’est retiré, on a dû trouver des solutions pour les jumeaux. On se retrouvait soudainement avec quatre pilotes.

Et puis en 2024, on a eu de nouvelles pièces sur la moto, et ça nous a pris du temps pour parvenir à ce que ça fonctionne. On en a déjà parlé pour Andrea, mais Sacha galérait aussi. Liam s’était blessé, et Jeffrey avait également débuté la saison avec une blessure. Peu importe qui aurait été team-manager cette année, ça aurait été difficile pour lui. Je suis donc désolé pour Harry. Je suis toujours en bonne relation avec lui, il devrait rester au sein du groupe, normalement. Il est avec l’équipe Enduro désormais, il apporte son expérience à cette structure. Par son passé, il a de l’expérience en Motocross et en Enduro, donc je suis certain qu’il appréciera ce rôle.

Marc-Antoine Rossi évoluera au sein du team De Carli KTM. Un garçon très talentueux. Vous devez être excité à l’idée de travailler avec lui, et de pouvoir l’amener vers les avant-postes.

Marc-Antoine me rappelle beaucoup Tom Vialle. Je pense qu’il a encore plus de talent naturel. Quand Tom est arrivé, il avait 18 ans, le même âge que Marc-Antoine, mais Tom était un peu plus calculé dans son approche. Il était un peu plus mature. En dehors de la moto, ils sont très similaires, mais sur la moto, Marc-Antoine est plus enfantin, il joue beaucoup avec la moto, il envoie de gros whips, fait des wheelies. J’aime ça, parce que je vois qu’il aime vraiment être sur sa moto.

Tom, c’était toujours la fluidité, l’éfficacité, c’était à se demander s’il prenait du plaisir à rouler. Quand la séance s’arrêtait, qu’il retirait son casque et que tu le voyais sourire, tu avais la confirmation qu’il avait pris du plaisir. Marc-Antoine, ce plaisir, tu le vois quand il est sur la moto. Sa façon de rouler te montre qu’il prend du plaisir, et ça le rend également un peu nonchalant. C’est un point sur lequel je vais devoir travailler avec lui.

Marc-Antoine a la vitesse pure, il a le package complet pour devenir un très bon pilote. Je ne veux pas dire qu’il a de quoi devenir champion du monde parce qu’on ne sait jamais de quoi l’avenir sera fait. L’approche sera la même qu’avec Tom. Avec Tom, on n’avait jamais parlé de devenir champion du monde. Et puis, Marc-Antoine a loupé la moitié de la saison 2024 avec une blessure sérieuse. La route pour revenir sera longue, et on veut juste y aller étape par étape avec lui. Au lieu de parler de titre, on parle de finir la saison. Durant l’année, on verra où on sera en mesure de faire des progrès ensemble. On verra ce sur quoi il faut travailler. Pour l’heure, il faut qu’il récupère à 100% et qu’il retrouve son niveau d’avant blessure. De là, on verra comment ça se passera.

Jeffrey Herlings est bel et bien blessé, mais Joël Smets se veut confiant @KTM Media pool

Il y a des rumeurs à propos d’une blessure de Jeffrey Herlings, blessure qu’il aurait contractée dans le dernier tour à Valkenswaard lors d’une épreuve du championnat national. Est-ce qu’on peut en savoir plus, et est-ce que Jeffrey sera en mesure de rouler lors du premier GP en Argentine ?

Oui, Jeffrey s’est blessé, mais il reste beaucoup de temps avant le premier GP de la saison. On est confiant dans le fait qu’il sera derrière la grille de départ en Argentine.

Y a-t-il des choses que vous aimeriez voir changer en MXGP ? Par exemple aider les teams, car on voit que certains teams quittent les paddocks ? Peut-être distribuer des primes, ça aiderait sûrement ?

Les primes n’aideront pas, c’est participer au championnat qui devrait coûter moins cher. David a dit que quand un team quitte le paddock, c’est qu’il n’a pas les épaules pour rester et ça fait de la place pour des équipes qui ont ces épaules. Je comprends pourquoi il dit ça mais d’un autre côté, j’ai du mal. Pas besoin d’être un génie pour savoir que ce qu’il dit n’est pas correct, et fait plus de mal qu’autre chose. On ne peut pas dire que le team Standing Construct est un team qui n’avait pas les épaules. Ils ont injecté des millions d’Euros dans le sport dont David fait la promotion, ils ont rempli ses poches et ils disent qu’ils n’ont pas les épaules ensuite. C’est vraiment un manque de respect, mais ils s’en sortent toujours.

Ce n’est pas un secret, KTM fait face à de grosses difficultés en ce moment. Ça semble être vraiment compliqué vu de l’extérieur. Est-ce qu’on doit s’inquiéter ? En interne, quel est le ressenti général ?

En interne, que ce soit au niveau des team-managers ou des pilotes, on nous dit et on nous confirme qu’on suit le programme comme d’habitude, malgré les difficultés. Pour l’heure, on est à Rome pour faire le bootcamp annuel, donc tout se déroule comme prévu.

Déjà 10 ans que Joël Smets dédie son expérience et sa passion pour le sport à KTM @KTM Media pool

L’an dernier, vous avez travaillé avec Cas Valk, qui était au sein de l’équipe SS24 KTM. Il est désormais avec Van Venrooy KTM. Allez-vous continuer à travailler avec lui et avec les pilotes SS24, ou l’accent sera-t-il mis sur les pilotes de votre team usine ?

La priorité sera le team usine, mais Cas va suivre notre programme d’entraînement tout de même. Il va rouler pour la première fois à Rome lundi prochain; il sera avec nous. Il a vraiment pris du plaisir l’an dernier, et il souhaitait pouvoir suivre le programme de nouveau cette année; ce sera donc le cas. Même si je suis team-manager, je serai très souvent sur la piste avec les pilotes, je ferai en sorte d’être présent aussi souvent qu’avant. Je pourrais peut-être moins souvent me rendre sur les terrains à cause d’autres engagements ou responsabilités, mais ce sera sensiblement pareil qu’avant. Tous les pilotes qui font partie de notre programme de support seront présents avec nous lors des entraînements. Cas ne sera pas toujours présent lors de toutes les séances, mais ce sera quand même du temps plein avec lui.

Si ces pilotes sont dans le coin, on essaiera d’être avec eux car c’est gagnant-gagnant pour tout le monde. Ça me donne aussi l’opportunité d’apprendre à connaître les plus jeunes, de les voir à l’entraînement, leurs points faibles, leurs points forts. Gyan Doensen et Max Werner seront avec nous, mais aussi les pilotes 125, Nicolo Alvisi, Aron Katona, et aussi les pilotes de nos autres programmes axés sur les jeunes. Ça nous permet d’apprendre à connaître leur caractère, voir comment ils travaillent avec leurs parents, voir la structure dont ils disposent. Pour eux, c’est vraiment cool de pouvoir rouler avec Adamo, Rossi. L’an dernier, ils ont rencontré Jorge Prado. Pour eux, c’est très intéressant et ça ne changera pas de ce côté-là. Ils feront toujours partie de notre programme d’entraînement.

À quelles courses d’intersaison participerez vous ? Vous verra-t-on à Hawkstone ?

Malheureusement non, pas cette année. J’ai déjà informé Gary, du club, et honnêtement, c’est dommage. Si Namur est mon terrain préféré, Hawkstone est dans mon top 3. Pour des raisons de praticité, et parce qu’on a encore de nouvelles pièces, de l’électronique à tester. Il y a aussi cette nouvelle réglementation au niveau sonore; il nous reste du travail.

Aller en Angleterre depuis l’Autriche ou l’Italie, c’est beaucoup d’efforts. On restera en Europe, et on fera vraisemblablement les courses de l’international d’Italie à Mantova et Montevarchi.

Joël Smets « J’ai 55 ans, mais je suis toujours motivé, j’ai toujours faim de victoires »
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