France

Graine de champion: Tim Lopes

Illustration: RSM Photographie

Il n’a que 10 ans, mais il a déjà tout d’un grand. Troisième du championnat de France Minivert 65 cette saison, Tim Lopes marche dans les traces laissées par son père, Adrien Lopes. Avec un papa qui a écumé Supercross internationaux pendant de nombreuses années, difficile de ne pas tomber dedans dès le plus jeune âge. S’il n’est pas né un guidon entre les mains, Tim Lopes est rapidement devenu mordu de Motocross et, année après année, le jeune espoirs Français se révèle au niveau national. Les jeunes d’aujourd’hui seront, un jour peut-être, nos grands champions de demain. Zoom sur un espoir Français aux dents longues, fer de lance de la catégorie 65 en France.

« Pour Tim, les débuts se sont passé un peu comme tout le monde. » nous confie Adrien Lopes, papa de Tim. « Il est né en Juillet 2012 et rapidement, il a été très demandeur. Il a d’abord commencé par le vélo, les draisiennes n’existaient pas vraiment à l’époque. À deux ans, il faisait du vélo sans petites roues et à deux ans et demi il a eu une PW 50 avec des stabilisateurs. À 3 ans, il faisait du PW50 sans stabilisateurs, puis il a eu une 50 KTM et ainsi de suite. »

« Vu que je ne faisais que du Supercross de mon côté et que j’avais un terrain chez moi, à ses débuts, il ne roulait que là-dessus. Il était capable d’enrouler des whoops, de passer un appel de triple assez raide, mais il ne savait finalement faire que ça. Quand on le mettait sur une ligne droite, il en savait pas accélérer. Il ne faisait que mettre des petits coups de gaz [rires]. Il a choppé le virus comme ça »

C’est donc sur le terrain familial que Tim fait ses premiers tours de roues sous l’œil avisé de son père; Tim passe le plus clair de ses premières années à se faire les dents pour le loisir, avant de faire ses premiers essais en compétition Ufolep à l’âge de 6 ans, le Minivert 65 ne commençant en France qu’à partir de 8 ans.

« De ses 3 à 6 ans, Tim n’a pas fait de compétition mais il n’était pas vraiment demandeur non plus, n’ayant jamais vu de courses de petits comme lui; il ne savait pas trop ce que c’était en fait. À ses 6 ans, je lui ai fait faire de l’Ufolep car dans cette fédération, ils peuvent commencer à 6 ans. D’ailleurs, en 2023, la FFM change normalement le règlement et le Minivert 65cc sera accessible plus tôt. En Espagne, ils peuvent faire de la compétition à partir de 5 ans, et 3 ans aux USA, alors ce n’est pas plus mal de les voir commencer ici plus tôt. C’est limite s’ils n’ont pas déjà des contrats Factory à 7 ans aux US [rires] »

« À ses débuts en Ufolep en 2019, Tim était mélangé avec les 65cc, les 85cc et même des quads [rires]. Tim avait encore 6 ans, il roulait avec sa 50cc contre des gamins qui en avaient 12 sur leurs 85cc. Je me souviens qu’il a réussi à faire un holeshot sur sa 50cc une fois [rires]. La progression va super vite à cet âge-là, quand tu vois les secondes de mieux au tour d’une saison à une autre, c’est dingue … »

Les années chez 2B en 2019 et 2020@MXJuly

En 2020, la famille Lopes traverse l’Atlantique et Tim devient le premier pilote Français à participer à une course de la KTM Junior Race à Anaheim 2, épreuve réservée aux kids en 50cc en marge du championnat de Supercross US. À son retour en France, le kid prépare sa première saison de Minivert 65cc avant que le Covid ne vienne chambouler tout le calendrier Français.

« Tout s’est arrêté quelques-temps après notre retour des USA. En 2020, Tim a juste fait quelques courses de ligue en fin de saison pour essayer de rattraper son année. Ça a été difficile car beaucoup de jeunes pilotes ont été impactés dans leur progression à cause du Covid. »

« Finalement, Tim fera ses débuts sur le Minivert en 2021. On avait été en Espagne pour se préparer. On voit bien que des mecs comme Quartararo ont passé la moitié de leur carrière en Espagne car ils sont très avancés en termes de structures pour les jeunes. En Espagne, on ne te dira pas que tu n’as pas le droit de rouler car tu es en 65 alors qu’en France, c’est monnaie courante. Tim ne peut pas rouler sur certains terrains et je trouve ça dramatique en France. On a beaucoup roulé en Espagne, il a participé au championnat Espagnol car ce dernier commence fin janvier, et finalement Tim avait déjà fait quelques courses avant d’attaquer sa première épreuve de Minivert, qui s’est disputée à Saint-Jean d’Angely en mai 2021. Il fait un podium (3e), à son premier Minivert 65cc. Ce n’était pas trop une surprise car on avait fait un stage avec la FFM avant l’épreuve avec les meilleurs jeunes de chaque ligue, et Tim était parmi les meilleurs avec les Mennillo, Lagain, Diss-Fenard, Goyer & compagnie. »

Tim n’a que 8 ans lorsqu’il s’engage sur ses premières épreuves du championnat de France Minivert et, en dépit d’être l’un des plus jeunes pilotes engagés dans la catégorie, le garçon se révèle rapidement être l’un des tops guns; Tim joue régulièrement le podium de manche et d’épreuve et termine sa première saison en 5ème position, officieusement.

« Son problème lors de sa première saison, c’était les départs. Tim avait peur. Dès qu’il se retrouvait sur une course de Minivert, il bloquait au départ alors que sur la ligue, il sortait devant. Il avait un blocage dans sa tête mais en même temps, il était jeune, plus jeune que la plupart de ses adversaires. Il termine 6ème du championnat de France Minivert 65cc sur le classement, mais en réalité, c’est 5ème. Les points en fin de saison étaient faux. J’ai envoyé un recommandé à la fédération, mais je n’ai jamais eu de réponses [rires]. En fait, la FFM avait attribué un report de points à Sleny Goyer comme s’il avait roulé sur l’Europe 65 alors qu’il était blessé et que du coup, il n’y était pas. Ce n’était pas bien important, mais c’était juste pour la forme. »

Adrien n’est jamais très loin de son protégé @IDprod

En 2022, Tim Lopes rempile sur le Minivert 65cc pour une seconde saison; il fera inévitablement office de favori pour le titre. En bataille toute la saison avec Rafael Mennillo, Louis Morette & Enzo Herzogenrath, il termine finalement à la troisième place finale, et prend part à ses premières courses Européennes.

« En début de saison 2022, Tim aurait dû – selon moi – faire second à Beauvoisin car Rafael Mennillo était plus fort, il terminera finalement 5ème. Je pense qu’il pouvait également gagner la journée d’Argenton mais il terminera 3ème. Tim a perdu énormément de points en début d’année car il ne se sentait pas assez fort dans sa tête, pas assez capable de gagner sur le Minivert. Savoir gagner, ce n’est pas évident et les gens ne s’en rendent pas compte. C’est pourquoi s’il ne grandit pas trop, je veux qu’il refasse une année de 65cc en 2023 pour qu’il apprenne à gagner des manches, à gérer son avance, gérer ses adversaires, qu’il soit en mesure de faire des manches intelligentes pour progresser. Si on fait le calcul de sa saison, il doit chuter 6 fois dans le premier tour alors qu’il est premier – ou deuxième – en 16 manches. Pourtant, à l’entraînement, Tim ne tombe jamais. Il est dans la lune, il perd la concentration pendant les courses, il a du mal à comprendre qu’il fait partie des meilleurs. C’est un défaut qu’il faut qu’il apprenne à gommer. Il faut rester sur ses roues et surtout, ne pas tout le temps rouler à 110% ».

« Tim est également parti sur l’Europe 65 cette saison. Il a participé à la première course en Italie mais il est tombé dans le dernier tour des essais libres. Il a cassé le plastique de la poignée de gaz mais on ne l’a pas vu après qu’il soit rentré au camion. Il est reparti pour les essais chronos, et sur une marche en descente, à la réception du saut, Tim est passé par-devant. La poignée de gaz s’était séparée en deux à la réception du saut. J’ai préféré qu’il en reste là car il avait le visage bien marqué, il avait explosé son casque. On est retourné sur l’Europe à St.Dié. Là-bas, il fait un beau chrono – 5ème et premier Français. Il part loin lors de la manche qualificative mais revient jusqu’en 6ème place et en première manche, il chute au départ; Tim s’en est mis une bonne. Le guidon était vrillé, j’ai passé la barrière pour l’aider car il était sonné et je lui ai tout redressé pour qu’il puisse finir même s’il était à une minute de l’avant-dernier. Je voulais qu’il puisse préparer la deuxième manche. Il a été disqualifié pour aide extérieure. En deuxième manche, mauvais départ, il revient dans le top 10 et sur la réception d’un saut en longueur il se casse les deux poignets sans même tomber. Heureusement que c’était une période avec 6 semaines sans Minivert. Il fait l’impasse sur les trois courses de l’Europe qui s’enchaînent mais il parvient à reprendre le Minivert à Steinbourg où il gagnera sa première épreuve sur le championnat de France Minivert. »

Tim Lopes a animé le Minivert 65 toute la saison

En raison de sa blessure sur l’Europe, Tim Lopes n’est pas présent dans le top 10 de la zone Sud/Ouest au terme des épreuves qualificatives. Le promoteur du championnat se réservant le droit de sélectionner une poignée de wildcards pour la finale de Loket, la famille Lopes fait une demande pour Tim, demande qui restera sans réponse. Effet boule de neige, et absent à Loket, Tim n’est pas non plus sélectionné pour le mondial Junior, ni pour la Coupe de l’Avenir.

« Pour Loket, personne ne nous a aidés ou pistonnés au niveau de la fédération. Tim n’a pas été pris à l’Europe et donc Tim n’a pas été pris pour le mondial Junior car ils se servent des résultats de Loket pour faire la sélection pour le mondial Junior. Egalement, il n’a pas été pris pour la Coupe de l’Avenir non plus. Louper l’Europe a engendré ces problèmes. Je suis réaliste, il n’aurait rien fait d’extraordinaire. Faire entre 5 et 10 à Loket, et entre 10 & 20 en Finlande, ça aurait été beau pour commencer mais surtout, ça l’aurait préparé pour l’année prochaine. La Fédération prend les pilotes pour gagner, d’accord c’est normal, mais ils devraient avoir des places pour les jeunes qui y vont pour progresser. »

« Sleny Goyer est vice-champion du monde, Leo Diss-Fenard est double champion de France Minivert, et aucun des deux n’est en équipe de France 85 cette année. Logiquement, il faudrait les aider à préparer l’avenir et pas seulement sélectionner ceux qui sont favoris. Le cas Sleny m’a marqué; la fédération a vraiment bien vendu le truc l’an dernier en disant qu’il était vice-champion du monde 65cc en Grèce et cette année, ils ne l’ont pas pris en équipe de France … ? »

Au terme de la saison 2022, Tim Lopes a intégré la structure 737 Performance GasGas OxMoto pour les saisons 2023 et 2024 – avec une option pour 2025. Aux côtés de Valentin Teillet, Jean Rémi Leroy mais également de Mathis Valin & Brice Maylin, Tim Lopes va pouvoir franchir un nouveau cap – en toute sérénité.

« Rejoindre une structure comme celle de Valentin Teillet, c’est une très bonne chose. J’aime beaucoup Jean-Rémi Leroy, c’est quelqu’un de sérieux comme Valentin Teillet et c’était aussi l’une des choses qui m’a convaincu d’intégrer Tim à l’équipe 737 Performance GasGas. Il faut prendre en compte que Tim est un enfant, et si quelqu’un d’autre lui dit les mêmes choses que moi, ça n’aura pas le même poids. Valentin Teillet n’est pas n’importe qui et moi, pour Tim, je ne suis que « papa ». Tim m’écoute à 75% du temps, donc c’est bien que quelqu’un d’autre puisse avoir un œil sur lui et lui apporter son expérience. Il faut savoir que pour nous, c’était compliqué de récupérer du matériel ces dernières saisons, en rejoignant Valentin et l’équipe 737 Performance GasGas OxMoto ce sera beaucoup plus simple côté partenaires pour nous, et on pourra se concentrer sur d’autres aspects. L’aide est vraiment bonne chez Valentin et en toute honnêteté, je pense personne dans l’histoire du Minivert en France n’aura encore eu ce genre de soutien. Moi, ça me permettra de me focaliser sur les entraînements sans avoir à m’éparpiller à gérer tout le programme, les sponsors, etc, etc. »

« Tu sais, on pense que le Motocross est un sport individuel, mais c’est faux. C’est un sport d’équipe. Le Motocross, c’est avoir un bon mécanicien, un bon préparateur de suspensions, un bon entraîneur, une maman qui te permet d’avoir une bonne hygiène de vie, et toutes ces choses font que tu auras toutes tes chances pour être bon dans ce sport. »

Vu, le sticker MM85 ? Mickael Musquin est l’un des tous premiers soutiens de Tim Lopes ! @MecaPict

Doué, Tim Lopes l’est un guidon entre les mains, mais pas seulement. Avec l’aide de ses parents, Tim soigne également son image sur les réseaux sociaux à l’instar des plus grands pilotes. Avec plus de 20.000 followers cumulés sur les plateformes les plus connues, Tim Lopes est sans conteste le jeune espoir Français le plus suivi de tout le Minivert. Stratégie payante.

« Je sais qu’il est important de jouer avec les réseaux sociaux aujourd’hui. Je l’ai compris. Je le fais pour Tim depuis qu’il a commencé, un peu à l’image – à notre petite échelle – de la famille Deegan. Je vois que ça marche car Tim a une notoriété auprès des gens que moi, je n’ai jamais eue. Jamais de ma carrière, je n’ai fait 20 photos avec des petits sur un Supercross alors que Tim, si. Le soir de Clastres, Tim parlait avec Kenzo Ferez et un petit est venu pour faire une photo avec lui. Kenzo a rigolé en disant à Tim « Tu vois, moi je gagne, et je ne fais même pas de photos » [rires]. »

« Aujourd’hui, clairement, les sponsors – sans exception – vont regarder ton activité sur les réseaux sociaux. Je suis persuadé que sur la fin de carrière, un Soubeyras est bien plus aidé qu’un Izoird alors que leur niveau est identique car un Soubeyras fait vivre ses réseaux sociaux, sa communauté. C’est la nouvelle génération, c’est devenu important mais ce n’est pas évident à gérer, c’est un vrai métier à part entière de faire de la communication ».

Alors que la saison 2022 touche à sa fin pour l’ensemble des championnats nationaux à l’approche de l’hiver, Tim a encore une épreuve de taille à disputer, de l’autre côté de l’Atlantique. Le jeune Français partira de nouveau aux USA pour participer à l’incontournable épreuve des Mini O’s fin novembre, second plus grand rassemblement amateur aux Etats-Unis après Loretta Lynn’s. Tim y sera engagé dans trois catégories grâce notamment à l’aide de Michel Costitch, organisateur du MX Master Kids.

« Cette année, j’étais emballé par l’idée de faire rouler Tim à Loretta Lynn’s mais on n’a pas pu y participer. Il fallait aller deux fois aux USA – une première fois pour se qualifier via les sélections régionales et une seconde fois pour l’épreuve – et ça tombait en même temps que la Rookie’s Cup, qui est une course immanquable en France pour nous. »

« La Mini O’s, c’est une énorme compétition ouverte à tout le monde, c’est sur inscription et ça réunit jusqu’à 4.000 pilotes. Les Mini O’s se déroulent sur une semaine avec 3 jours de compétition en SX et 3 jours de compétition en MX. Il y a 45 catégories, sinon plus. Tim sera inscrit dans trois catégories: 65cc 7/9 ans stock, 65cc 7/9 ans modified, et 65cc 7/11ans modified. On ira avec une seule moto et on sortira les pièces à sortir entre les manches. »

« Ce départ aux Mini O’s, c’est en grande partie possible grâce à Michel Costitch. Ça fait 2 ans que Tim roule à la Master Kids et qu’il y gagne; cette année il y avait des Américains et Tim les a quand même largement battus. Je savais que Michel avait organisé des voyages là-bas, et je suis allé le voir pour savoir s’il était partant pour aider Tim et il l’était, sans hésitation ! Si on va là-bas, c’est grâce à lui. Michel nous a mis une 65 toute neuve à disposition sur place avec la caisse à outils, le trépied, tout ce qui va bien. Sur place, Tim sera sous l’auvent d’une petite structure d’un shop local. Il nous suffira d’arriver avec nos pièces, nos équipements, et on aura ce qu’il faudra sur place. »

Vainqueur à la Rookie’s Cup, Tim Lopes sera à suivre lors de son prochain périple aux USA @Tim Lopes

De l’Espagne, au Minivert, à l’Europe, en passant par les USA à défaut d’avoir été sélectionné pour le mondial Junior et la Coupe de l’Avenir, Tim Lopes aura eu un calendrier bien chargé en 2022. Pour Adrien Lopes, qui a bien connu les courses à l’international, quelques changements seraient tout de même à effectuer en France pour permettre aux jeunes un meilleur développement et ce, dès le plus jeune âge.

« Je pense que s’ils étaient plus à l’écoute des parents sur le Minivert, ils auraient plus de monde derrière la grille. Un exemple tout bête: les parents des pilotes n’ont pas le droit d’aller derrière la grille de départ avec leur petit. Quand c’est le premier Minivert d’un petit, c’est délicat. Pour son premier jour à l’école, tu peux être sûr que tu vas aller avec ton enfant jusqu’à sa classe, tu ne vas pas le laisser devant la grille de l’établissement. S’il arrive quelque chose derrière la grille, il faut que ton petit lève la main et il y a quelques personnes désignées pour l’aider, mais le parent n’a en aucun cas le droit d’aller aider son enfant sous peine d’être disqualifié. Ça te coûte de l’argent, c’est beaucoup de stress pour certains parents, et si tu passes un mauvais week-end, qu’on te prend la tête, tu n’auras plus envie de revenir.

De la même façon, je n’ai pas compris pourquoi – quand le délégué est présent – la piste n’est jamais refaite l’après-midi. Ils inondent le terrain, les ornières … Tout ça car 3 petits du Minivert préparent l’Europe ou le mondial, mais les 37 autres, non. Il suffirait de prendre ces 3 jeunes en stage mais le Minivert n’est en aucun cas le bon endroit pour faire ça. C’est un championnat pour des petits qui débutent, et s’ils trouvent ça trop durs, ils ne reviendront pas.

Certains parents peuvent trouver que les terrains sont trop simples, mais il ne faut pas regarder que son propre nombril. Une course se fait avec 40 pilotes, pas 5 derrière la grille. En toute franchise, ils sont 5 à savoir réellement rouler pour leur âge et Tim est l’un d’eux, donc je pourrais dire « Super, c’est parfait comme ça ». Au final, plus la piste sera difficile, plus Tim creusera l’écart avec les autres. Mais je parle pour l’ensemble du Minivert, pour que ça progresse. »

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