Champion de France Junior en titre et 17ème de l’Europe 125 l’an dernier pour sa dernière année dans la catégorie, Tom Brunet prépare ses débuts sur l’Europe 250 cette saison. Un changement de cylindrée et de catégorie que le pilote Français a entamé en tant que pilote support du team VHR Yamaha, qui a fusionné avec VRT pour gérer l’équipe officielle Yamaha EMX250. À moins de 10 jours de l’ouverture de la campagne Européenne sur le tracé de Cozar, en Espagne, on a été prendre la température avec le pilote originaire de Vicq-sur-Mer
« En 2024, j’ai décroché le titre de champion de France Junior. C’était l’objectif, le contrat a été rempli. Il y a eu de bonnes bagarres avec Mano, même s’il y a eu quelques histoires [de règlement], mais j’ai eu le titre, donc je suis content » nous explique Tom, qui tire un bilan plus mitigé de sa saison sur le championnat d’Europe 125. « Je suis quand même un peu déçu du résultat final sur l’Europe, car il ne reflète pas mon niveau de l’année. J’ai souvent été pris dans des accrochages, comme en Lettonie où je me retrouve dans le top 5 et je me suis fait prendre dans des accrochages dans les deux manches. Ça fait vite des points perdus. J’ai aussi fait des erreurs moi-même, des erreurs bêtes comme en Italie où ça m’a coûté le podium alors que j’étais second. C’est vrai que cette 17ème place ne reflète pas forcément mon niveau, mais j’ai quand même fait une bonne année. J’ai pris de l’expérience, j’ai vu que j’avais une bonne vitesse. J’aurais aimé mieux figurer sur l’Europe, mais j’ai quand même fait une bonne année 2024. »

Tom régulièrement joué le top 10 sur l’Europe 125 en 2024, mais un début de saison compliqué, de la malchance et des erreurs l’empêcheront d’aller chercher un meilleur résultat final pour son dernier mandat dans la catégorie @DailyMotocross
Tom Brunet a mis les bouchées doubles cet hiver pour sa montée en 250cc, son passage sur Yamaha, et suite à son intégration au team VHR. « Depuis que je suis tout petit, je n’ai roulé que sur Husqvarna ou KTM. Passer sur Yamaha, c’est vrai que ça faisait bizarre. Je me suis super bien adapté à la 250cc, je suis très content de la moto. » Le Vicquois a également pris une année de césure et a quitté les bancs d’école pour se donner les meilleures chances de réussir dans le sport. À ce niveau, concilier préparation, entraînement, compétitions et scolarité relève de l’impossible. « La préparation s’est bien déroulée, on s’est bien entraîné avec le team et mes coéquipiers. Je suis vraiment pressé de débuter la saison d’Europe, même si on a déjà commencé sur l’Elite. Ça s’est bien passé, mais il reste encore quelques petits points à régler, notamment sur les chutes. Je suis tombé deux fois dans chaque manche donc ça n’a pas aidé. Pourtant, je signe un assez bon résultat à Lacapelle donc c’est positif. »
Pilote du team Espagnol Jezyk KTM ces deux dernières saisons, Tom Brunet dispose désormais du soutien de VHR pour effectuer ses débuts en 250; un atout important. « C’est sûr qu’être soutenu par VHR change beaucoup de l’an dernier. Déjà, le team est Français, c’est basé à 3 heures de chez moi; c’est top. Ce qui est bien, c’est que Pela [Pierre Alexandre Renet] est à fond avec moi et les autres pilotes. La semaine, on s’entraîne tous ensemble et c’est vraiment bien pour moi comme pour eux : ça nous tire tous vers le haut et on forme un bon groupe. » Une dynamique de groupe renforcée par la présence de Janis Reisulis et Ivano Van Erp, pilotes officiels Yamaha sur l’Europe 250, deux sérieux clients pour le titre en 2025. « J’ai deux supers coéquipiers cette année, on s’entend très bien tous les trois et c’est vraiment top. La cohésion entre coéquipiers est importante dans un groupe. On a eu l’occasion de s’entraîner tout l’hiver ensemble. On est partis en Espagne ensemble, on a fait des entraînements au team ensemble avec Pela. Pour moi, c’est top de pouvoir être au contact de deux pilotes comme Ivano et Janis, qui vont se battre pour le titre à l’Europe. Ce sont les meilleurs pilotes sur qui je pouvais me baser pour cette saison. Ce sont deux très bons partenaires d’entraînement. »
Dixième à Lacapelle-Marival pour sa première sortie en compétition sur la 250 YZ-F, Tom Brunet tire des enseignements de ce premier round sur l’Elite. Épreuve qui lui a permis de se situer face à quelques garçons qu’il retrouvera sur l’Europe 250 cette année, et notamment Francisco Garcia, Jake Cannon, Gyan Doensen et – bien entendu – Janis Reisulis et Ivano Van Erp. « L’ouverture de l’Elite, ça m’a permis de voir pas mal de choses. On avait une piste digne d’un grand prix, avec de grosses ornières; un tracé bien défoncé et bien technique. On ne pouvait pas rêver mieux pour voir où on en était. Avant la course, j’étais un peu stressé, je ne savais pas trop où j’allais me situer par rapport à Doensen, Garcia ou Cannon. Au final, ça s’est plutôt bien passé même si j’ai chuté deux fois dans chaque manche. Ça m’a coûté des meilleurs résultats mais malgré tout une dixième place, ça reste satisfaisant. J’ai vu que mes temps en course étaient plutôt bons comparés aux pilotes de l’Europe. C’est sûr que j’aurai préféré éviter ces chutes, mais c’est quand même du positif pour la première épreuve de la saison. »
Tom avait des questions, Lacapelle a apporté des réponses. Le pilote Français sait sur quoi concentrer la suite de ses entraînements pour préparer son premier mandat sur l’Europe 250. « D’ici à Cozar, on va travailler sur la vitesse. Je pense que c’est ce qu’il me manque encore un peu pour l’instant, cette seconde qu’il faut encore aller chercher sur un tour pour gagner des places. Je travaille vraiment sur la vitesse, et sur le physique en même temps. La vitesse, c’est ce qu’il va falloir travailler pour franchir un cap supérieur. »
Nouvel environnement, nouvelle cylindrée, nouvelle moto, nouveau championnat, nouveau team. Tom Brunet se fixe des objectifs à hauteur du travail effectué cette intersaison. La saison 2025 sera abordée comme étant une saison déterminante pour le pilote support du team VHR qui vise à se faire remarquer sur l’Europe 250, afin de s’ouvrir les portes du mondial MX2 par la suite. « L’objectif de la saison, c’est de me faire remarquer. Là, on arrive sur l’Europe 250; c’est la dernière porte à franchir pour espérer passer en mondial MX2. C’est là qu’il faudra se faire remarquer le plus. Après, je sais que j’en suis capable; j’ai un bon niveau. En termes de résultats, j’aimerais finir dans le top 5 au championnat de France Elite MX2. Sur l’Europe 250, finir dans le top 10 au championnat serait une bonne opération. »
