Alors qu’il serait normalement en pleine préparation pour une nouvelle saison sur le mondial à cette période de l’année, Cornelius Tøndel a connu un mois de février bien différent de d’habitude. Cette année, le pilote norvégien a choisi de tourner la page du mondial pour tenter l’aventure américaine. Direction les États-Unis donc, où il a signé avec le team ISRT Kawasaki pour se lancer dans un nouveau challenge de l’autre côté de l’Atlantique.
À l’origine, Cornelius Tøndel devait disputer l’intégralité du championnat de Supercross 250, mais une blessure contractée en début d’année est venue mettre à mal ses plans. Désormais de retour sur la moto, le Norvégien prend le temps de s’adapter à son nouvel environnement, à sa nouvelle équipe… et à sa nouvelle machine.
Après avoir évolué pour le team JWR Honda et roulé sur la 450 CR-F l’an dernier – et notamment lors de ses trois piges sur l’outdoor 450 – Cornelius découvre désormais la 450 KX-F, avec laquelle il s’est rapidement familiarisée.
« C’est la première fois que je roule sur une Kawasaki, mais honnêtement la transition s’est faite très vite », explique Cornelius. « Je ne la trouve pas si différente de la Honda et j’arrive assez facilement à m’adapter aux différentes marques. L’équipe ISRT travaille aussi énormément pour que je sois à l’aise sur la moto. Si je veux modifier certaines choses sur la moto, on le fait ensemble. Bien sûr, ça reste une nouvelle moto et il y a beaucoup de choses à apprendre, mais pour l’instant la transition se passe vraiment bien. »
À l’heure où ces lignes sont écrites, Cornelius Tøndel prépare son retour en compétition sans précipitation. Après sa blessure, le Norvégien a préféré reprendre progressivement en motocross, plutôt que de se jeter directement dans le grand bain du Supercross en 450. Autre objectif en toile de fond : s’acclimater à sa nouvelle vie à l’américaine.
« Après ma blessure, je ne me suis pas vraiment concentré sur le Supercross », continue-t-il. « Je roule surtout en motocross pour apprendre à connaître la moto, l’équipe, m’acclimater et m’adapter à la nourriture… Tout est vraiment différent par rapport à l’Europe. C’est un énorme processus d’apprentissage. Je ne sais pas encore quand je ferai ma première course sur le championnat de Supercross. Je veux d’abord être à l’aise et bien me sentir, et quand on sentira que tout est prêt avec l’équipe, alors je reviendrai sur les circuits. J’espère pouvoir disputer quelques épreuves cette année. »

Face au niveau affiché sur le championnat de Supercross 450, le pilote norvégien reste lucide. 2026 sera avant tout une saison d’apprentissage et les principaux espoirs seront placés sur l’outdoor.
« Je n’ai pas vraiment d’attentes en ce qui concerne le Supercross. C’est ma première année et je roule contre des pilotes qui ont presque tous été champions en 250, que ce soit à l’Est ou à l’Ouest. Le niveau est incroyable. Même pour se qualifier en finale, il faut être vraiment très bon … Cette première année, ce sera surtout une année pour apprendre. »
S’il n’a pas encore roulé sur les championnats AMA cette année, Cornelius Tøndel a déjà pu assister à quelques épreuves en tant que spectateur pour prendre la température, notamment au mythique Supercross de Daytona.
« J’étais à Daytona et c’était une expérience incroyable. Tout est gigantesque. Ce n’est même plus un stade, c’est le speedway de Daytona. La piste de Supercross n’occupe qu’une toute petite partie devant les tribunes, et tout le reste – les paddocks, les trailers, les teams – est installé au milieu de l’ovale. C’est impressionnant de voir à quel point tout est grand. Mais c’est vrai que ça fait un peu mal de regarder une course comme Daytona sans pouvoir rouler. Je pense que c’est une épreuve qui pourrait bien me convenir, surtout avec la pluie qu’il y a eu le vendredi. C’est un mélange de Supercross et de motocross. J’espère pouvoir y participer l’an prochain. »
Chez ISRT, Cornelius Tøndel bénéficie de l’expérience d’un certain Vince Friese. Même s’ils ne roulent pas encore ensemble à l’entraînement, le Norvégien explique déjà apprendre beaucoup à son contact.
« Vince est un gars super sympa. J’ai passé deux week-ends de course avec lui au Texas et à Daytona, et j’ai déjà appris énormément simplement en étant autour de lui. Il m’explique comment il se prépare mentalement, comment il aborde les courses. Il est très relax et vraiment accueillant. En 2009, je me souviens avoir regardé le Supercross de Saint-Louis à la veille d’une de mes courses. Vince avait fait le holeshot et menait devant Tyla Rattray. À l’époque, j’avais six ans… et lui roulait déjà ! C’est impressionnant de voir la carrière qu’il a eue. »
Pour Cornelius Tøndel, les objectifs de résultats passent au second plan en cette première moitié d’année. L’enjeu principal réside ailleurs : s’adapter, progresser et poser les bases de son projet américain. Entre nouvelle moto, nouvelle culture et nouvelle discipline, chaque journée passée sur le sol américain représente une nouvelle étape dans son adaptation. Si la date de son premier Supercross US n’est pas encore fixée, pas d’inquiétudes: l’aventure américaine du Norvégien ne fait que commencer.








