Week-end mitigé pour le team 737 Performance KTM en Italie lors du quatrième round de l’Europe 125, mais la performance de Léo Diss-Fenard dans le premier débat vient égayer le bilan final.
Auteur d’une première journée positive à Trentino, Léo Diss-Fenard retient surtout sa progression au fil du samedi sur le tracé italien. Malgré une séance qualificative en demi-teinte, le Français a su renverser la dynamique en terminant cinquième en première manche, porté par un excellent départ et une manche solide dans le groupe de tête. Une performance qui en appelle d’autres.
« J’ai fait une qualification moyenne, mais j’ai réussi à faire un très bon départ [en première manche]. J’ai réussi à vite passer quatrième, et j’ai accroché les gars de devant. J’étais super bien, avec du flow, et tout. Je me suis fait passer vers la fin de manche et je finis cinquième. Donc, non, super content et franchement, ouais, un super samedi. »
Cette saison, Léo Diss-Fenard n’avait pas encore réussi à intégrer le top 10, malgré un potentiel perceptible. Handicapé par ses sorties de grille – pointant en moyenne en 26e position dans le premier tour lors des six premières manches disputées – le pilote KTM a entrevu un autre scénario en première manche à Trentino, en partant devant et en tenant le rythme des meilleurs pilotes du championnat. Un contraste net qui illustre à quel point ses difficultés au départ l’ont, jusqu’ici, pénalisé.
« Les départs, ça permet d’être dans le rythme tout de suite, de pouvoir prendre les traces qu’on veut et donc d’exprimer tout son potentiel. Et, justement, j’ai pris un moins bon départ en seconde manche. Je suis parti dernier, je crois. Et puis après, j’ai eu un peu de mal à me mettre dedans, justement, avec un mauvais rythme, avec les projections, tout ça. C’était compliqué de doubler. Donc on va essayer de faire mieux la prochaine fois. »
Auteur d’une solide première manche le samedi, Léo Diss-Fenard avait posé les bases d’un week-end prometteur à Trentino: sixième temps en piste, et meilleur résultat dans la catégorie. Mais, enfermé après un départ manqué en seconde manche le dimanche, Léo se retrouvait contraint de remonter depuis les dernières places, sans parvenir à inscrire le moindre point dans cette seconde manche. Il termine 13e de l’épreuve.
« On retient forcément le positif pour ne pas s’enterrer mentalement, mais aussi le négatif pour savoir quoi travailler. On sait qu’il faut travailler encore les départs et le rythme dans le paquet », explique Léo, qui admet que le bon résultat décroché le samedi lui donne aussi un boost de confiance pour la suite de la saison. « Franchement, oui. Comme ça, on voit que j’ai la vitesse. Quand je pars devant, on sait que ça va jusqu’au bout. Maintenant, il faut juste essayer de reproduire le départ et normalement, tout se passera bien derrière. »
Après une première saison d’apprentissage en 125cc en 2025, ponctuée par ses premiers points sur l’Europe 125, Léo Diss-Fenard change de dimension en 2026. Le pilote du collectif France rejoint la structure 737 Performance, de retour sur la scène internationale après le succès rencontré avec Mathis Valin en 2023. Désormais sous la houlette de Valentin Teillet, Léo livre une auto-critique constructive du week-end à Trentino.
« Si tu demandes à Valentin, je pense qu’il va te dire que les essais chronos n’étaient pas « waouh ». Après, pour la première manche, il va dire que c’était bien, surtout au niveau de l’intensité. Et puis, en deuxième manche, il va dire que ce n’était pas bon du tout, surtout au niveau du départ. Il insiste vachement là-dessus, donc surtout le départ. »
À Almonte, qui accueillait l’ouverture du championnat d’Europe 125, Valentin Teillet n’avait pas tardé à poser les premiers constats. En débriefant le week-end, le boss de la structure 737 Performance KTM insistait sur l’importance capitale de la séance chronométrée, première véritable échéance du week-end pour Léo, mais aussi pour ses coéquipiers Rafael et Eliot. Après ce tout premier top 5, Léo Diss-Fenard connaît désormais la feuille de route à suivre pour réitérer sa performance du samedi.
« On va surtout essayer de trouver un bon tour clair [aux chronos], pour claquer une bonne pendule pour avoir une bonne place sur la grille, pour avoir plus de chances de partir devant », analyse, en guise de conclusion, le jeune pilote français, qui dispose désormais d’un mois pour préparer la prochaine échéance européenne à Lacapelle-Marival.









