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Benoit Paturel « J’ai pris la décision de repartir pour une année »

Les ambitions de Benoit Paturel sont toujours intactes pour la saison 2026: objectif, décrocher un guidon pour l'outdoor US ou, à défaut, en Mondial

Kévin Frelaud Kévin Frelaud
28 Avr. 2026
dans Interviews
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Si Benoît Paturel s’est fait discret ces derniers mois, le pilote français n’est pas resté inactif pour autant, puisqu’il vise un retour à la compétition en 2026. En ligne de mire — et après un été 2025 passé aux USA avec HEP Suzuki — Benoît espère pouvoir décrocher un guidon en outdoor, sinon une opportunité en MXGP. Motocross US, intersaison, brésil, aspirations; Benoit nous en dit plus. Micro.

Benoit. Pour commencer, tu as fait quoi – concrètement – depuis la fin de l’outdoor 2025 ? Tu sembles être passé par une période de flottement de quelques mois.

Concrètement ? Pas grand-chose. Pour être franc avec toi, ça a été quand même une période hivernale compliquée, dans le sens où ça devait continuer avec Suzuki pour l’outdoor en 2026. Au final, au dernier moment – fin 2025 – c’est tombé à l’eau.

De là, j’avais une option intéressante chez Yamaha au Brésil qui est tombée à l’eau aussi. Là encore, très tard ; c’est le guidon qu’a eu Glenn Coldenhoff. Je me suis un peu retrouvé le bec dans l’eau.

Je ne savais pas ce que j’allais faire concrètement. Pour repartir aux USA, il fallait faire du Supercross, mais je ne me sentais pas prêt à sauter dans le grand bain du SX à 31 ans.

Il y a eu le temps de la réflexion, du temps de mise en place. J’ai pris la décision de repartir pour une année, dans l’objectif de rouler aux USA en 2026. J’ai commencé à me préparer début mars.

Ça va faire deux mois que je m’entraîne à bloc. Ça commence à aller bien. Là, il reste un mois et demi avant l’ouverture de l’outdoor.

Ce fameux deal au Brésil, c’était une bonne porte de sortie pour toi.

Exactement. C’était une bonne porte de sortie. Un championnat qui a l’air intéressant. En plus, Yamaha est une marque que j’affectionne, j’adore la moto. Ça faisait voir autre chose. C’était une belle option. Mais c’est tombé à l’eau.

J’aimerais qu’on fasse un bilan rapide sur ton aventure américaine. Qu’est-ce que tu en tires ? J’ai l’impression que tu en avais un peu plus sous le pied que ce qui en ressort sur le papier.

Je pense que tu as bien résumé les choses. Je retiens du positif dans le sens où je suis parti avec mon baluchon, j’ai acheté une moto sur place et je me suis débrouillé. Grâce à des sponsors privés, j’ai pu lancer ce projet. Je suis allé là-bas en espérant trouver quelque chose.

Après cette préparation, un team officiel m’a appelé. J’étais super content. C’était une belle récompense de bosser avec des gens compétents. Je retrouvais le suivi et le professionnalisme de mes années de pilote officiel en MX2, c’était vraiment cool.

C’était surtout une nouvelle expérience, avec des terrains magnifiques qu’on connaît pour les voir à la TV. C’était que du régal.

En termes de résultats, comme tu l’as dit, du bon et du moins bon. Au début, j’ai bien roulé, surtout à Pala : c’était ma meilleure épreuve car je connaissais le terrain ; je m’étais beaucoup entraîné là-bas pendant la préparation. C’était plus facile pour moi.

Sur les autres épreuves, tu découvres les terrains. Tu n’as pas beaucoup de temps. Tu as deux fois 15 minutes pour trouver tes marques. Il y a aussi eu quelques faits de course, des soucis techniques, mécaniques. Des petits ratés de ma part aussi. Dans l’ensemble, j’aurais pu faire mieux.

Je fais 15e du championnat, j’aurais pu faire dans les 10. Mais on ne refait pas le monde. C’était ma vraie place, j’en avais les capacités si tout s’alignait de bout en bout.

En 2025, Benoit Paturel a réalisé un rêve de longue date sur l’outdoor US @PMG
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Du coup, ça n’a pas prolongé pour 2026 alors que c’était initialement en ligne de mire. Comment ça se fait ? Je ne me souviens plus pourquoi tu n’avais pas fait le SMX, d’ailleurs.

Pendant la dernière manche de l’outdoor à Budds Creek, en me battant avec Jorge Prado, j’ai pris un gros KO. Pendant une semaine, j’étais un peu dans le gaz. Et n’ayant pas fait trop de Supercross dans ma carrière, le temps était réduit en termes de préparation pour le SMX.

En plus de ça, je voyais que le team ne poussait pas. On a pris la décision ensemble de faire l’impasse. Puis, fin septembre, début octobre, il a été décidé que ça ne serait pas prolongé, alors qu’à la fin de l’été, il était dit que ça allait repartir. Ça a été un revers compliqué.

Je vais peut-être utiliser le mauvais exemple, mais pourquoi ne pas avoir envisagé un programme comme Guillod : SX en 250, et MX en 450 ? Tu aurais probablement pu te trouver une équipe. Après… ça n’a pas été simple non plus pour Valentin.

J’avais des options pour faire toute la saison. Je ne les ai pas saisies parce qu’il fallait faire du Supercross, et je ne le sentais pas.

Comme tu dis, ce n’est peut-être pas le meilleur exemple, mais je pense que c’est – justement – le bon exemple. Valentin est un pilote aérien, technique, talentueux. Il a fait du Supercross auparavant dans sa carrière, contrairement à moi.

Avec Valentin, on voit à quel point c’est compliqué, alors imagine quand tu n’as jamais mis le nez dedans. C’est un sport à part. Il ne faut pas y aller en prenant le Supercross à la légère. En 250, il faut avoir une arme de guerre, on voit que ce n’est pas facile. Valentin avait déjà fait un peu de Supercross dans sa carrière. On le connaît pour les whips, les scrubs, les sauts, c’est son truc.

Je n’ai pas tous les tenants et les aboutissants, et ce n’est pas moi qui vais juger ses performances. Mais on se battait souvent en outdoor.

Même si on roule dans les 10 en 450cc en motocross, en passant en Supercross en 250cc – dans une catégorie inférieure – ça reste compliqué de tout aligner. On voit qu’il y a énormément de blessés à chaque course, chaque semaine. Il faut prendre énormément de risques. Je pense qu’il faut attaquer ce sport à 20 ans, même avant. Il faut vraiment se construire en SX, et ne pas jouer avec cette discipline.

Tu as fait ta première course en 5 mois à Thomer-la-Sôgne. C’était comment ?

Moyen. Je savais que je manquais de roulage. J’avais un petit mois de moto dans les pattes. Je n’y allais pas pour tout casser, contrairement à l’année d’avant où j’étais vraiment prêt en revenant des US. J’avais remporté l’épreuve, d’ailleurs.

Le matin, j’avais bien commencé : j’ai fait le troisième temps des essais, mais je me suis bloqué le dos à la première séance et j’ai traîné ça toute la journée. Ça a été compliqué, j’ai un peu roulé dans la douleur.

C’était un terrain très sec, où c’était dur de faire la différence. Il fallait partir devant. J’ai fait une première manche correcte, où je fais troisième. En deuxième manche, j’ai fait un mauvais départ et je me suis accroché avec Harri Kullas. Je n’ai pas pris de risques. Puis je termine sixième dans la dernière manche. Bilan mitigé, je sais où j’en suis. Ça m’a permis de faire un point, de prendre deux ou trois départs.

Là, je vais rouler à Sainte-Austreberthe, le week-end du 1er mai.

Quelles seront les prochaines couleurs de Benoit Paturel ? @PMG

Ton objectif est de repartir aux USA. Comment tu vas trouver un guidon là-bas ? Ça commence dans 5 semaines, et je doute qu’un manager US regarde les résultats de Thomer, ou de Sainte-Aus’.

J’ai les contacts, et j’ai aussi des connaissances sur place. L’an dernier, j’ai bouclé le deal avec HEP au dernier moment, et je n’avais que deux semaines dans les pattes sur la Suzuki avant l’outdoor. Les prochaines semaines vont être importantes. Dans tous les cas, si le téléphone ne sonne pas, je n’aurai pas de regrets. J’aurai fait ma préparation. Si ça doit se faire, ça se fera. Si ça ne se fait pas, tant pis ; je ferai autre chose et on verra ce que l’avenir me réserve.

La formule de l’an dernier avait fonctionné : tu étais parti avec ton baluchon aux USA, tu t’étais entraîné sur place, et tu avais décroché un guidon. Tu cherches le même résultat, mais tu as décidé d’avoir une approche différente en 2026. Pourquoi ?

Sur le plan logistique, c’était quand même une aventure risquée l’an dernier. Je l’ai fait une fois car je n’avais rien à perdre. Là, l’approche est différente.

Je suis basé en Belgique ; pour l’entraînement, les terrains sont top, car ils sont compliqués. En Californie, les conditions sont parfaites, mais au niveau des terrains, c’est un peu trop facile si on compare à la Floride où c’est défoncé. Pour l’instant, la météo est top. Il n’y a pas de souci à se faire là-dessus.

Logistique, entraînement, mécano, moto : j’ai des aides ici. C’était plus facile à gérer en étant ici cette année.

L’an dernier, on avait discuté des coûts que l’entraînement d’un pilote de ton niveau engendrait, sans compter les heures de mécanique. Ce problème est toujours présent cette année ? Qui t’aide ?

J’ai un mécano qui est avec moi à l’entraînement. On a un camion, son atelier, tout ce qu’il faut. J’ai aussi mon sponsor Corpellets, qui est présent depuis longtemps et qui est là pour me soutenir au niveau du matériel et de la moto. J’ai tout ce qu’il faut pour m’entraîner dans de bonnes conditions pour l’instant.

Avec l’expérience accumulée sur l’outdoor l’an dernier, si tu y retournes cette année, tu vas changer ton approche ou ta façon de faire ?

Non, je ne pense pas. Déjà, ça dépendra du deal que je trouve, et de l’endroit où je serai basé.

Mais il ne faut pas sortir de Saint-Cyr pour savoir que la deuxième année est toujours plus facile. On sait dans quoi on se lance, où on arrive. On connaît les pistes, etc.

De ce côté-là, ce sera beaucoup plus simple. Il faut espérer avoir une bonne moto, que je sois prêt à 100 %, bien partir et faire du mieux possible. Mais, en termes d’approche, je pense que la mienne est bonne. Il n’y a pas de souci à se faire là-dessus.

La saison de Grand Prix a démarré. Est-ce que tu serais ouvert à un guidon en mondial ?

Bien sûr, je suis ouvert à ça. Pour une belle opportunité, avec du matériel qui tient la route, je suis ouvert à tout. Je suis prêt à saisir une occasion. En plus, il y a un break d’un mois en MXGP – et l’outdoor commence aussi dans un mois. Je serai quasiment à 100 % d’ici là. C’est pour ça que je m’entraîne dur en ce moment. Je me dis qu’il n’y a pas de raison, que les choses vont se faire. Je ne sais pas où une porte va s’ouvrir, mais je vais faire ce qu’il faut.

Image: @PMG
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