Triumph a frappé fort pour l’ouverture du championnat du monde MX2 en Argentine, en voyant Guillem Farres et Camden McLellan monter sur le podium. Durant l’hiver, le team officiel Triumph a opté pour une stratégie différente, en faisant l’impasse sur les courses de préparation afin de se concentrer sur le développement de sa machine et de ses pilotes. Pari réussi lors du premier round.
Au soir du GP d’Argentine, Camden McLellan revenait justement sur son intersaison et sur l’importance de sa préparation hivernale pour décrocher ce podium.
« J’étais en confiance et relax à l’approche de ce début de saison. Je pense que ça vient du fait qu’on a fait un très bon hiver. On a beaucoup travaillé, mais on a fait en sorte de garder une bonne ambiance, c’était cool. Depuis octobre et la fin de la saison dernière, j’ai pris beaucoup de plaisir. J’ai pu prendre un peu de temps pour moi, pour rentrer chez moi et voir toute ma famille ; ça m’a vraiment fait du bien. Ensuite, quand on est revenus à l’entraînement, j’ai eu comme un déclic mental durant l’hiver. Je suis vraiment très motivé, j’ai faim de victoires et je suis en pleine confiance ; c’est ce qui m’avait parfois manqué par le passé. Donc je pense qu’on peut faire une bonne année.»
Le pilote Sud-Africain a également évoqué la relation qu’il entretient avec son coéquipier Guillem Farres, expliquant que leur amitié et leur rivalité sportive contribuaient à les tirer tous deux vers le haut.
« Guillem et moi, on est très proches. Donc le voir sur le podium avec moi, pouvoir partager ça avec un ami, c’est vraiment cool. C’est juste dommage qu’il ait terminé devant moi [rires]. On fait en sorte que l’ambiance soit bonne, on prend du plaisir et on travaille dur ensemble. Nous voir tous les deux sur la boîte, c’est génial. Je sais ce par quoi il est passé cet hiver, ce que vous ne savez pas forcément, donc le voir sur le podium, c’est super. Et ça me pousse aussi, parce que je n’ai pas envie qu’il me batte. Je pense qu’il y a une très bonne dynamique entre nous et c’est top. Un double podium pour l’équipe, c’est aussi quelque chose de spécial. Vince et les mécaniciens surtout, ils passent tellement d’heures à travailler. Je pense que ce résultat leur fait vraiment du bien. »

Le tracé de Bariloche n’a pas été au goût de tout le monde ce week-end avec son fond dur et sa surface meuble et sablonneuse, un défi pour les pilotes – comme pour les organisateurs – comme l’indiquait justement l’officiel Triumph.
« Je pense que c’est le pire type de surface pour faire une piste : c’était de la poudreuse. Pour réussir à garder la piste assez humide, je n’imagine même pas combien de camions-citernes ils ont dû utiliser. L’équipe en charge de la piste a fait un très bon travail de ce côté-là. Ils ont aussi laissé la piste se défoncer entre samedi et dimanche, et je pense que ça a offert de très belles courses. Et ça me convenait aussi bien mieux. »
La piste plus technique lui a également permis de gommer un certain désavantage, compte tenu de son gabarit.
« J’ai un léger handicap face aux autres avec mon poids. Quand on regarde Sacha ou Guillem, ils font quelques kilos de moins que moi. Donc quand la piste devient plus défoncée, j’ai l’impression que ce handicap s’efface un peu. Je sais que je suis très fort physiquement. Au fil du week-end, ça s’est un peu équilibré. Mais au début du week-end, c’était un peu plus compliqué. Quand la piste était refaite avec des virages meubles de partout, c’était un peu moins fun et surtout difficile de vraiment rouler vite. Mais là, je suis content, et je me dis que la piste était cool dans l’ensemble. »

McLellan a également tenu à souligner l’atmosphère et l’organisation du Grand Prix argentin, qu’il considère comme l’un des rendez-vous incontournables du calendrier MXGP.
« Franchement, à chaque fois que je viens en Argentine, c’est un super Grand Prix. Les fans sont au rendez-vous, Bariloche est incroyable, Cordoba l’an dernier était incroyable aussi. Les pistes sont toujours excellentes en Argentine. Je pense que c’est l’un des meilleurs Grands Prix que j’ai connus en termes de spectateurs et de circuits. Ils ont fait un super travail ici, avec ce qu’ils avaient. »
Avec ce podium dès l’ouverture du championnat, Camden McLellan lance idéalement sa saison 2026. Si le Sud-Africain parvient à continuer sur cette lancée, il pourrait bien s’installer régulièrement aux avant-postes du championnat et, pourquoi pas, offrir la première victoire de Grand Prix au constructeur britannique.








