Jessie Joineau « rien à perdre »

Jessie Joineau « rien à perdre »

Malgré une fracture du plateau tibial et une rupture du ligament croisé antérieur du genou gauche survenue à Saint-Jean d’Angely le weekend dernier, Jessie Joineau terminera bel et bien la saison 2021, contre toute attente.

Décision de dernière minute après avis médical, Jessie Joineau sera bien au départ de l’avant-dernière épreuve du championnat de France féminin ce dimanche à Clastres. Ce n’est pas un, mais deux genoux blessés que traîne désormais la pilote Française qui espère pouvoir serrer les dents à Clastres, puis à Ecublé pour la finale du championnat. Girl power.

Après 6 opérations du genou droit au cours des dernières saisons (condyle, ménisques, plateau tibial, ligaments …) Jessie Joineau débutait la saison 2021 avec une rupture du ligament croisé antérieur au niveau du genou droit; ajoutez à cela la blessure contractée au genou gauche le weekend dernier, et vous aurez une idée bien nette de la détermination de Jessie Joineau à terminer sur le podium final cette saison, coûte que coûte

Actuellement seconde du championnat de France Féminin avec 34 points de retard sur l’indétrônable Amandine Verstappen, Jessie Joineau reste lucide quant à ses capacités pour les deux dernières épreuves de la saison. Objectif de la Française, sauver le podium final pour une dernière saison en championnat de France avant de tourner la page pour se concentrer sur la guérison sur ses pépins physiques. Si elle ne compte que 4 points d’avance sur Virginie Germond au championnat, Jessie Joineau en compte 27 d’avance sur Camille Viaud, quatrième du provisoire après 4 épreuves, 27 points qu’il va falloir défendre pour parvenir à terminer sur le podium de la saison 2021.

« Quitte à ce que ce soit fini, je veux finir sur la boîte et même si j’assure sans terminer les manches deuxième ou troisième à chaque fois, je devrais pouvoir le faire » nous a confié Jessie. « Je n’ai rien à perdre, je vais me faire sponsoriser par des antidouleurs et essayer de sauver le podium final. Mon chirurgien m’a dit « mort pour mort, ça ne peut pas être pire de toute façon », alors si ça ne peut pas être pire … Sur ma première vidéo sur les réseaux sociaux, j’ai dit que si je pouvais sauver des points au championnat, je le ferais, même si ça paraissait compliqué. À Saint-Jean d’Angely – en seconde manche – j’ai pleuré pendant 20 minutes sous mon casque. Même si je ne sauve pas le podium final, je n’aurais pas de regrets à avoir avant de raccrocher pour de bon. Je ne m’attendais pas à ce que mon chirurgien me dise que c’est à moi de voir si je veux rouler, que de toute façon l’état de mon genou ne pouvait pas être pire, puisque je marche à peine. L’opération est évidemment obligatoire, mais le genou ne peut pas vraiment être en plus mauvais état que ça, donc j’ai décidé de rouler […] »

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