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Max Nagl « Je n’ai plus rien à prouver à qui que ce soit »

MXoN Team Germany

Depuis la création du Motocross des Nations en 1947, l’Allemagne n’a décroché qu’une fois la victoire, en 2012. Max Nagl faisait partie de la sélection cette année-là aux côtés de Ken Roczen & Marcus Schiffer; Max était alors âgé de 25 ans, et participait au MXDN pour la 9ème fois. Dix ans plus tard, le vétéran Allemand continue de faire partie des valeurs sûres de son pays. Du haut de ses 35 ans, Nagl prendra prochainement la direction de Red Bud avec Simon Langenfelder & Tom Koch pour un énième Motocross des nations qu’il disputera en tant que chef d’équipe. S’il n’a pas évolué sur le mondial MXGP depuis 3 saisons, le pilote Allemand domine le championnat ADAC MX Masters cette année, championnat sur lequel on retrouve également une poignée de pilotes du mondial…

Max, une nouvelle sélection en équipe nationale pour les Nations. Heureux d’être de retour ?

Super heureux. À ma connaissance, Tanel Leok a le plus de sélections au Motocross des Nations et je crois que je suis en seconde position, sinon en troisième.  Bien sûr, c’est génial d’être sélectionné à nouveau, surtout pour rouler aux Etats-Unis. Ce sera un grand moment pour moi, je voulais vraiment y être. J’ai adoré la piste de Red Bud en 2018.

Tu ne seras pas simplement un pilote, car tu es également capitaine de l’équipe. Quelles tâches particulières cela implique-t-il ?

J’ai été capitaine d’équipe pendant de nombreuses années parce que j’apportais beaucoup d’expérience grâce à ma présence en championnat du monde et aussi mon expérience sur les Nations. Cette expérience m’aide, entre autres, à choisir l’ordre de départ et à décider quel pilote doit avoir la première grille pour obtenir le meilleur résultat possible pour l’équipe. J’aime ce rôle et je l’ai accepté avec plaisir cette fois encore.

Simon Längenfelder et Tom Koch n’ont pas autant d’expérience que toi sur le MXDN

C’est une équipe qui est jeune, mais mes deux coéquipiers participent au championnat du monde. Je n’ai pas à leur apprendre quoi que ce soit, ils savent exactement ce qu’ils auront à faire sur la piste. Je peux les aider pour certaines choses, comme le choix de la grille pour les départs ou l’organisation sur place mais c’est tout.

Ce sera la 16ème sélection de Max Nagl aux nations

Il y a eu quelques critiques dues au fait que tu n’as pas roulé en MXGP cette année. C’est nécessaire pour être compétitif aux nations ?

Je veux donner le meilleur de moi-même pour l’équipe. Ça n’a pas beaucoup d’importance pour moi de savoir si j’ai participé – ou non – à des épreuves du championnat du monde cette année. Je connais les pilotes contre qui nous nous battons aux Nations depuis des années, donc ce n’est pas nouveau pour moi. En plus, sur le championnat ADAC MX Masters, je me mesure régulièrement aux meilleurs pilotes de grand prix et je les bats également. Une course, c’est une course, même si aux Nations, le niveau sera bien sûr très relevé.

Quelles sont tes attentes pour l’équipe d’Allemagne ?

Le plus important, c’est que les trois pilotes ne rencontrent pas de problème technique, même si ça peut arriver à tout moment lors d’une course. Des conditions aussi extrêmes que celles de l’an dernier à Mantova rendraient les choses particulièrement difficiles, mais espérons que la météo se tienne à Red Bud. L’objectif est difficile à définir. Le top 10 est certainement atteignable car nous sommes tous les trois assez bons en ce moment. Simon a terminé à la troisième place du championnat du monde MX2. Tom s’améliore de plus en plus, tant sur l’ADAC MX Masters que sur le mondial MXGP. Il est meilleur qu’il n’a jamais été. Et j’essaie aussi de faire de mon mieux.

Et tes objectifs personnels ?

Mon objectif personnel est de me mesurer à nouveau aux gros bras. Je n’ai plus rien à prouver à qui que ce soit, c’est juste pour moi car je n’ai pas participé à une épreuve de mondial MXGP cette saison. C’est un bon moyen pour moi de rouler et de prendre du plaisir.

Max Nagl mène actuellement le championnat ADAC devant Jordi Tixier

Tu connais déjà la piste pour y avoir disputé le dernier MXDN là-bas.

La bonne chose est que c’est plutôt meuble là-bas, bien que ce ne soit pas du sable comme à Lommel. J’aime bien la surface. C’est une piste typique américaine : longue, large, rapide. J’aime beaucoup ça. Le départ est comme toujours un point très important, il faut bien partir. Dans l’ensemble, c’est un circuit de motocross classique, j’ai hâte d’y être.

Abordes-tu les Nations différemment d’une course normale ?

On essaye d’aborder les nations comme n’importe quelle course. Mais on ne peut pas nier que ça reste une course différente. La pression est beaucoup plus forte, la tension est plus palpable, tu es plus nerveux, tu veux vraiment faire le job correctement. Je vais essayer d’aborder cette épreuve comme n’importe quelle autre épreuve.

Qu’est-ce qui fait que les Nations sont si spéciales ?

Normalement, on retrouve les trois meilleurs pilotes de chaque pays au départ. Les Américains, par exemple, ont une très belle composition d’équipe cette année. C’est un événement spécial lors duquel tu ne reconnais aucun pilote. Tu te retrouves souvent dans un duel et tu ne sais même pas vraiment contre qui. D’habitude, tu le sais car tu vois le numéro du pilote sur son maillot où tu reconnais la tenue mais là vu que ça change tu ne sais plus trop, c’est vraiment différent.

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