C’est terminé pour Max Nagl. Le pilote Allemand a annoncé qu’il mettait un terme à sa carrière au terme de la saison 2026. Une carrière impressionnante, durant laquelle Max aura remporté pas moins de neuf grands prix. L’intéressé, qui vient de fêter ses 39 ans, a décidé qu’il était temps de raccrocher suite à une série de blessures, dont une au genou contractée à Tensfeld cette année.
Présent au plus haut niveau pendant plus de deux décennies, pilote d’usine pour le compte d’une poignées de constructeurs – dont KTM, Honda et Husqvarna – Max Nagl a notamment participé à la victoire de l’Allemagne au Motocross des Nations en 2012 – l’unique victoire de l’Allemagne sur l’événement. Dans une vidéo explicative, Max revient sur sa décision, invoquant notamment que ses récentes blessures ont joué un rôle important dans sa fin de carrière.
« Il est temps pour moi d’annoncer ma retraite. Ce n’est pas la chose la plus facile à faire dans ma carrière. Je suis vraiment heureux de toutes ces années passées dans ce sport. Ça a été une période formidable. Il y a plusieurs raisons derrière cette décision. La principale, ce sont simplement les problèmes physiques. J’ai connu beaucoup de blessures tout au long de ma carrière et particulièrement cette année, avec cette blessure à Tensfeld, sur l’ADAC. C’était vraiment un gros choc, avec pas mal de blessures assez sérieuses. Et alors que je venais tout juste de revenir, je me suis blessé au genou, et mon genou ne sera plus jamais à 100 %. Il reviendra peut-être à 80 %, mais pour moi, c’est aussi une raison de dire stop : je veux uniquement rouler si je suis à 100 %. Il me reste encore quelques années devant moi pour faire d’autres choses dans la vie, et je ne veux pas prendre plus de risques. C’est aussi pour ça que j’ai décidé d’arrêter. »
En revenant sur sa carrière, Max Nagl évoque ses années en championnat du monde, ses différents contrats avec des équipes officielles et quelques-uns des plus grands accomplissements. De ses débuts en MX2 à ses performances en mondial MXGP, le pilote allemand aura connu une longue et riche carrière, ponctuée de plusieurs médailles d’or en championnat du monde, mais aussi d’une victoire au Motocross des Nations en 2012.
« Quand je regarde en arrière, je me dis que j’ai vraiment eu une belle carrière. Elle a été longue. J’ai commencé en 2003 en championnat du monde MX2 et j’ai passé dix ans chez KTM. Ensemble, on a terminé deuxième du championnat du monde. Ensuite, je suis parti chez Honda pour deux ans, où j’ai également signé de très bons résultats, avant de revenir chez Husqvarna, où j’ai terminé cinquième puis troisième du mondial. En 2012, on a remporté les Nations. Je pense que c’est l’un des plus grands accomplissements. Je devais avoir environ cinq ans lorsque j’ai commencé à rouler, quand mon père m’a mis sur une 50 cc. Ça fait donc très longtemps. J’ai toujours aimé faire de la moto. »
Alors que Max Nagl a décidé de mettre un terme à sa carrière en Motocross, il se tourne déjà vers de prochains projets. L’Allemand s’est découvert une nouvelle passion pour la course automobile et souhaite rester impliqué dans le milieu du motocross, et évoque notamment son envie d’encadrer de jeunes pilotes, et de transmettre son expérience.
« J’en suis simplement arrivé au point où je me dis que ça suffit. Depuis déjà trois ans, je me demandais si ce serait la dernière année, puis j’ai décidé de continuer une année supplémentaire à chaque fois. Là, j’en suis arrivé au point où il vaut mieux arrêter. J’ai envie de faire autre chose. Je suis vraiment impatient de voir ce que l’avenir me réserve. Je suis vraiment intéressé par la course automobile. D’ailleurs, je participe à nouveau à une course ce week-end; je profite. Je veux évidemment rester dans le monde du motocross. J’y ai passé toute ma vie. J’ai beaucoup d’expérience et j’ai envie de la partager. Je ne veux pas la garder pour moi. Je veux aider de jeunes pilotes à progresser. Peut-être amener un autre pilote au plus haut niveau, à voir. »
Bien qu’il mette un terme à sa carrière, Max Nagl confirme qu’il souhaite rester actif et continuer à contribuer au monde du motocross. Pour l’instant, sa priorité reste toutefois de récupérer de ses blessures.
« Il n’y a pas encore de plan précis pour le moment. Pour l’instant, je veux simplement récupérer. Mon corps va avoir besoin de beaucoup de temps pour se remettre de toutes ces blessures, mais actuellement, je me sens bien. Je me suis déjà remis à m’entraîner à fond pour rester en forme et en bonne santé, mais la compétition, c’est terminé désormais. Je veux d’abord dire un grand merci à mes parents. Sans eux, cela n’aurait évidemment pas été possible. On a commencé ce projet il y a de nombreuses années. On a passé des mois à vivre dans un camping-car, dans un espace vraiment minuscule avec ma mère et mon père. On a toujours entretenu une relation formidable. Je pense que je peux aussi être vraiment fier de la manière dont on a grandi en tant que famille grâce à ce sport. Je veux également remercier toutes les équipes, toutes les personnes qui m’ont aidé tout au long de ma carrière, ainsi que les mécaniciens qui m’ont accompagné. C’est incroyable de voir combien de personnes m’ont suivi pendant toutes ces années. Et bien sûr, je remercie également tous les sponsors que j’ai eus au fil des années. Sans les sponsors, rien de tout cela n’aurait été possible. »
Max Nagl a également profité de l’occasion pour revenir sur les relations qu’il a nouées au cours de sa carrière, notamment avec ses sponsors, ses équipes et toutes les personnes qui l’ont accompagné. Ces dernières années, il a notamment travaillé avec Triumph et Dörr Motorsport sur le championnat Allemand – ADAC MX Masters -, où il a participé au développement de la 450 TF. Si le titre de champion est resté hors de portée sur la moto du constructeur Britannique, l’Allemand porte un regard positif sur ces deux dernières années.
« Au fil des années, beaucoup de mes sponsors sont devenus des amis, notamment Kretek, avec qui je travaille depuis de nombreuses années. Il y a toujours eu de nouvelles personnes qui sont arrivées et j’ai toujours essayé de construire des relations sur le long terme avec mes sponsors. Avec la plupart d’entre eux, ça a fonctionné, et on a travaillé ensemble pendant de nombreuses années. On change parfois de marque de moto, mais ces deux dernières années avec Triumph, c’était un bon projet. Quand je vois tout ce que nous avons pu développer et améliorer sur la moto, avec cette nouvelle équipe qu’était Dörr Motorsport, c’était une belle réussite. On n’a pas été en mesure de décrocher le titre, car on a manqué d’un peu de chance. Mais on était présents, et peut-être même les plus rapides, mais au final, il nous a simplement manqué un petit quelque chose. Ça fait partie du sport et je ne suis pas vraiment déçu. Et bien sûr, je veux aussi remercier ma compagne. On a passé de très bons moments ensemble. Elle a été là pour me soutenir au fil des années et lors des courses. On a vraiment vécu de belles choses ensemble et maintenant, reste à voir ce que l’avenir nous réserve. »
















