On pensait le dossier bouclé. Après avoir vu Kay de Wolf leur échapper, Kawasaki semblait tenir son futur leader en la personne de Guillem Farres. Au point que voir l’Espagnol quitter Triumph pour rejoindre les Verts dès 2027 semblait acté. Mais le scénario semble avoir complètement basculé en l’espace de quelques jours… au plus grand désespoir de Kawasaki, qui se retrouverait désormais face à un sérieux casse-tête; voici ce qu’on sait après Lommel.
La perte de Romain Febvre au terme de la saison 2026 place Kawasaki face à un défi majeur : trouver un pilote capable de reprendre le flambeau et, à terme, de porter les ambitions du team officiel Kawasaki en catégorie reine.
Les verts – pour ne pas dire Kimmi Räikkönen – disposent des moyens nécessaires pour attirer un profil de premier plan et n’ont d’ailleurs pas hésité à se positionner rapidement sur le marché des transferts. Parmi les cibles prioritaires figurait Kay de Wolf, approché avec une proposition particulièrement attractive : un contrat longue durée assorti d’un engagement financier conséquent pour rejoindre Kawasaki en MXGP dès 2027.

Mais le Néerlandais a finalement choisi la stabilité. Officialisé ce vendredi à Lommel, Kay de Wolf poursuivra son aventure avec Husqvarna et le team Nestaan, dirigé par Kay Hennekens, écartant ainsi l’une des pistes privilégiées par Kawasaki.
Le dossier Guillem Farres semblait alors représenter une alternative idéale crédible. Le pilote Espagnol, appelé à passer en MXGP en 2027, a testé la Kawasaki et reçu une offre de trois ans de la part du constructeur japonais, avec là encore des arguments financiers solides. Pendant un temps, KRT pensait même avoir réalisé un coup stratégique en s’assurant les services de l’un des pilotes les plus prometteurs de sa génération; nous aussi.
Mais là encore, le scénario ne s’est pas déroulé comme prévu. Triumph aurait finalement décidé de sortir le grand jeu afin de conserver Farres dans ses rangs, proposant une offre suffisamment convaincante pour convaincre l’Espagnol de rester fidèle au projet britannique. Un véritable pied de nez fait à Kawasaki, qui voit ainsi deux de ses principales options disparaître coup sur coup.
À moins de deux mois de la fin de saison, le constat est donc délicat pour les Verts : Romain Febvre s’en va, Kay de Wolf restera chez Husqvarna et Guillem Farres semble désormais promis à Triumph. Kawasaki se retrouve, en quelque sorte, revenu au point de départ.
Reste alors une question évidente : vers quel pilote se tourner désormais ?

Sur le papier, les possibilités sont limitées. La majorité des prétendants capables de jouer régulièrement les victoires ou un titre mondial en MXGP ont déjà sécurisé leur avenir pour 2027. Parmi les pilotes du top 10 actuel, seuls Ruben Fernandez et Pauls Jonass semblent encore disponibles à notre connaissance. Le premier dispose d’options – notamment du côté de Yamaha chez qui l’Espagnol est dernièrement beaucoup fourré – et, si Jonass représente une valeur sûre et un excellent numéro 2, difficile toutefois d’imaginer le Letton porter seul les ambitions de Kawasaki pour la saison prochaine, lui qui évolue – déjà – depuis deux saisons en vert sans avoir encore goûté au podium avec la KX-F, sinon à 3 top 5.
Une autre option existe, mais elle reste aujourd’hui davantage une hypothèse fantaisiste pour qui voudrait y croire, plus qu’une véritable piste concrète à cette heure : Tim Gajser.
Le Slovène est actuellement sous contrat avec Yamaha pour 2027, mais son association avec la marque aux diapasons ne répond pas totalement aux attentes placées en elle. Sans être catastrophique, la saison du quintuple champion du monde reste en deçà des ambitions affichées par toutes les parties concernées. Dans le paddock, certaines rumeurs évoquent même la possibilité d’une séparation anticipée.
Une situation qui pourrait – théoriquement – ouvrir une porte à Kawasaki, capable financièrement d’accompagner une éventuelle sortie de contrat. L’affaire Jorge Prado, qui avait quitté Kawasaki après une seule saison pour retourner chez KTM aux États-Unis, a également montré que ce type de scénario, autrefois improbable, pouvait désormais devenir réalité.
Reste que cette hypothèse demeure aujourd’hui … une hypothèse – qui pourrait très bien ne jamais dépasser le stade de la rumeur.
Une chose est certaine : Kawasaki ne dispose plus de beaucoup de temps. Les prochaines semaines seront décisives pour bâtir un projet MXGP à la hauteur de ses ambitions, car le constructeur champion du monde MXGP en titre voudra à tout prix éviter de débuter 2027 sans véritable leader désigné.
Kawasaki, à qui le tour ?













