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2022 & le nouveau départ de Ben Watson avec Kawasaki

2022 & le nouveau départ de Ben Watson avec Kawasaki

Le transfert de Ben Watson de l’usine Yamaha à Kawasaki a été l’un des rares transferts de pilote Factory à l’intersaison 2022.

Vainqueur de grand prix en catégorie MX2, Ben Watson est encore considéré comme un petit nouveau en catégorie reine, et ce dernier doit désormais s’adapter à sa nouvelle équipe – Ice One – qui fait évoluer ses pilotes sur Kawasaki pour la deuxième fois de son histoire, mais pour la première fois en tant qu’équipe officielle d’usine. Ben Watson relève deux challenges en deux ans: un changement de cylindrée, et un changement de marque après 4 saisons avec Yamaha.

Ben Watson a fait des débuts pour le moins irréguliers en MXGP en 2021. Ses quelques résultats dans le top 10 ont été ombragés par quelques mauvaises performances, pendant que ses coéquipiers au sein de l’équipe Monster Energy Yamaha – Coldenhoff & Seewer – luttaient pour placer la Yamaha sur le podium en MXGP. 

11ème du mondial MXGP en 2021, Ben Watson perdait son guidon chez Factory Yamaha

Finalement, Watson se sera fait écarter des effectifs Yamaha au terme de sa première saison d’apprentissage dans la catégorie, mais le pilote Britannique a trouvé regufe au sein de l’équipe de l’ancienne star de la F1, Kimi Raikkonen, aux côtés de son ami et partenaire d’entraînement Romain Febvre pour la saison 2022. L’accord a été confirmé peu avant le mois de décembre, ce qui signifie que Ben Watson n’a eu que peu de temps pour s’habituer à son nouvel environnement et à sa nouvelle machine, qu’il développe actuellement sans Romain Febvre, toujours en convalescence depuis sa chute survenue lors du Supercross de Paris.

« Je n’ai piloté que la moto d’origine pendant les quatre premières semaines, avec un moteur stock et les suspensions KYB d’usine » commente Ben Watson. « Il était difficile de comparer les motos lors des premiers jours, mais j’ai vraiment aimé la puissance du moteur d’origine de la Kawasaki. La Yamaha était une moto très bonne, et je n’ai pas eu de mal avec la puissance de la YZF, mais j’ai lutté avec les plages de puissance. La KX450F n’est pas radicalement différente – ce sont toutes les deux des motos japonaises – mais je pense que le plus gros changement pour moi, c’est le nouveau départ: l’équipe, la moto, la façon de travailler, même la couleur. J’apprécie ce changement. À ce niveau, les motos sont toutes très bonnes. »

« Avec la Kawasaki, la puissance arrive différemment; et je sais que cela dépend du goût du pilote. Si vous êtes un pilote qui ne veut pas trop changer de rapport, et qui veut rouler sur l’accelerateur, alors vous allez vraiment apprécier la Kawasaki. J’aime cette moto, car la puissance est vraiment présente partout. »

Désormais, le pilote Britannique est officiel Kawasaki avec KRT

Avec IceOne, Ben Watson a rejoint sa quatrième équipe depuis ses débuts en grands prix en 2015; et deux de ces équipes passées évoluaient sur des Yamaha. 

« C’est une situation très différente pour moi », admet le pilote Britannique « J’ai été au sein de la famille Yamaha pendant quatre ans et j’ai appris à connaître toutes les personnes impliquées. Même lorsque j’étais en MX2, on passait du temps avec les gars de l’équipe MXGP et on faisait les shootings photos de pré-saison ensemble. Avec Kawasaki, il y a le fait que l’équipe est nouvelle, et que je suis nouveau à la fois dans l’équipe et chez Kawasaki ! J’apprends donc une nouvelle façon de travailler. Antti Pyrhonen – le team manager – fait le travail de peut-être trois personnes dans une autre équipe. Je m’habitue à tout ça ».

L’un des grands changements pour Ben Watson est l’arrivée – en tant qu’entraîneur –  de l’ancien vice-champion du monde, Kevin Strijbos, au sein de l’équipe Factory Kawasaki.

« Kevin vient de prendre sa retraite après une carrière vraiment très longue. Il a engrangé beaucoup d’expérience et sait ce qu’il faut faire pour rouler au plus haut niveau, il a rencontré de nombreux scénarios différents : il a travaillé avec des personnes avec lesquelles il ne s’entendait peut-être pas, mais il a dû gérer tout ça. Il n’est pas uniquement un entraîneur, c’est devenu un bon ami et c’est important parce qu’on sait qu’on va connaître des jours plus difficiles, plus durs que les autres. Kevin n’est pas le genre de mec à se tenir au bord de la piste, et à te dire comment te placer sur la moto, où quand t’asseoir. II établit des plans et nous aide à éliminer les doutes qu’on peut avoir. Je roule en GP depuis quelques années maintenant, mais je n’ai même pas la moitié de son expérience. Je peux lui faire confiance pour planifier ce que je dois faire et simplement me concentrer sur l’aspect roulage. »

Des débuts encourageants dans le sable de Sardaigne à Alghero (4e)

Pour Ben Watson, travailler aux côtés de Romain Febvre ne sera pas un grand dépaysement. Les deux hommes s’entraînaient déjà ensemble lorsqu’ils étaient tous deux chez Yamaha, et partageaient le même entraîneur/mentor, Jack Vimond. À partir de 2022, Ben et Romain ne seront pas seulement coéquipiers, mais également rivaux sur la piste.

« On a toujours entretenu une bonne relation », insiste Ben Watson. « On s’entend bien. Par le passé, on s’est souvent entraîné ensemble, mais pas vraiment de façon très stricte. On se retrouvait pour faire du vélo ou pour rouler. C’est la première fois qu’on se retrouve dans la même équipe, et avec le même soutien. Kevin s’occupe de nous, on partage nos données d’entraînement, on se tient au courant. J’espère que lorsqu’il sera de retour sur la moto, l’entraînement sera plus sympa : ce n’est pas seulement un pilote de haut niveau, mais aussi quelqu’un dont je peux apprendre. »

Ben retrouve son ancien coéquipier d’entraînement, Romain Febvre (blessé, pour l’heure)

Le week-end dernier, Ben Watson a terminé quatrième lors de la superfinale de la première manche de l’international d’Italie en Sardaigne (Alghero) pour son baptême sur la Kawasaki.

Le Grand Prix de Matterley Basin ouvrira le championnat du monde 2022 le 20 février et c’est là Ben Watson devra répondre aux attentes. Malgré les nombreux projecteurs braqués sur lui, Ben Watson positive et s’amuse à penser que l’attention portée sur lui à Matterley aura une influence positive.

« Le GP de Grande-Bretagne est toujours un super GP, mais nous n’avons pas eu la même atmosphère ces derniers temps à cause des restrictions Covid. Je ne sais pas comment ça va se passer cette fois-ci… mais rouler devant son public, c’est toujours excitant. Le premier GP est toujours un peu étrange parce qu’on ne sait pas à quoi s’attendre, ni quel sera notre niveau. Ce sera encore plus un mystère pour moi… mais j’aime être dans cette situation, face à la pression. Le fait d’être présent à domicile m’enlèvera un peu de cette impression d’être « le représentant » de l’équipe car il y a de fortes chances que je sois le seul pilote présent pour KRT. »

Si Watson triomphe sur la verte, il ne sera que le huitième vainqueur de Grand Prix pour Kawasaki depuis 2010 après les frères Pourcel, Sébastien et Christophe, Gautier Paulin, Ryan Villopoto, Eli Tomac, Clément Desalle et Romain Febvre. Il serait alors le deuxième pilote Britannique à y parvenir depuis l’arrivée des quatre temps après Billy Mackenzie, vainqueur du Grand Prix du Japon en 2007.

Via Adam Wheeler, adapté par dailymotocross.fr

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