Avec son 6-3 à Almonte, Tim Gajser accroche le podium lors du Grand Prix d’Espagne : son premier en bleu. Quatrième en Argentine, troisième en Espagne, le pilote slovène progresse sur une 450 YZ-F qu’il continue de découvrir en conditions de course.
« Je me suis senti de plus en plus à l’aise au fur et à mesure du week-end », explique Tim Gajser au soir du GP d’Espagne. « Le samedi, j’ai vraiment galéré. Ma première manche le dimanche n’était pas terrible. On a fait de gros changements sur la moto. On est encore en train de tester pas mal de choses en conditions de course. Je me suis vraiment mieux senti en seconde manche, donc c’est du positif. »
Pointé en fond de top 10 dans le premier tour des deux manches du Grand Prix d’Espagne, Tim Gajser a dû s’employer dans les deux manches pour aller chercher son premier podium de saison. La gagne, elle, était loin devant : Lucas Coenen le devancera de 53 secondes en première manche, puis de 24 secondes dans la deuxième.
« Mes départs ne m’ont pas aidé ce week-end. Dans les deux manches, je suis parti hors du top 10 », analyse le pilote slovène, chahuté en sortie de grille ce week-end. « J’ai dû faire beaucoup de dépassements en seconde manche. J’ai pu mettre plus de rythme, attaquer un peu plus sur la piste. Je suis content de finir sur le podium, car j’ai le sentiment qu’on a fait des avancées dans la bonne direction. J’espère qu’on va pouvoir continuer sur cette lancée. Mais vraiment, mes sorties de grille n’étaient pas bonnes ce week-end. Et quand tu sors derrière, tu te fais vite enfermer par les autres pilotes dans le premier virage. Et quand tu es derrière, dans le sable, dans le premier virage, c’est vite compliqué. Il y a encore beaucoup de points sur lesquels on peut s’améliorer et travailler. On va bosser dans ce sens, pour essayer de progresser. »

Sur le tracé exigeant d’Almonte, difficile de trouver le bon équilibre en termes de réglages, d’autant plus que l’officiel Yamaha est encore en phase d’adaptation sur sa nouvelle machine, dont il apprend un peu plus à chaque sortie.
« Concernant les changements, on parle principalement des suspensions. C’est grosso modo le plus important. Surtout sur un tracé comme celui de ce week-end, vraiment défoncé. Je pense que c’était pareil pour tout le monde : c’était difficile de bien régler sa moto. Il fallait faire des compromis parce qu’il y avait de gros trous assez fermes d’un côté, et un circuit meuble, des vagues en sable de l’autre. Gagner d’un côté te faisait perdre de l’autre. On a un peu galéré sur cet aspect-là. Mais toujours est-il que je pense qu’on a fait des progrès et qu’on a été dans la bonne direction. On va essayer de franchir un nouveau cap en Suisse. »
Pour l’heure, Tim Gajser est encore loin de ses attentes et ne s’en cache pas. Ce premier podium en Espagne est une avancée dans la bonne direction, mais — sur le papier — l’officiel Yamaha était loin de pouvoir jouer la gagne, et même la seconde place. Rome ne s’est pas faite en un jour.
« Quand tu as gagné autant de Grands Prix, tu essayes forcément de viser la victoire. Mais il faut aussi rester réaliste. Pour nous, l’Argentine a été un premier vrai test. C’était une vraie course, un week-end complet. Le tracé était difficile, et peut-être qu’on n’était pas prêts comme on aurait dû l’être. Mais on travaille pour ça. C’est sûr qu’on aurait aimé avoir deux mois de plus sur la moto avant le début de saison. On aurait préféré pouvoir débuter le testing en octobre pour avoir deux mois en plus, pour s’habituer à la moto, etc. Mais je ne me trouve pas d’excuses. Avec Jeffrey, on est dans la même position : on n’a pas eu beaucoup de temps cet hiver. Mais j’ai le sentiment qu’on se rapproche petit à petit de là où on doit être. »








