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Benjamin Garib « bien me préparer pour la saison 2023 »

Illustration: Mike Vizer

Vous ne connaissez pas [encore] Benjamin Garib, mais ça ne saurait tarder. Recruté par l’équipe Bud Racing Kawasaki à l’intersaison, le jeune pilote Chilien vient de débarquer en France pour préparer sa première saison Européenne. Dernièrement, Benjamin Garib a participé aux Mini O’s et s’est illustré en montant sur les podiums de la catégorie 250 & 450, notamment face aux officiels Star Racing Yamaha Haiden Deegan & Daxton Bennick. Cette année, le pilote Chilien s’alignera sur le championnat de France Elite MX2, ainsi que sur l’Europe 250, aux côtés de son nouveau coéquipier Quentin Prugnières. Un garçon à découvrir. Micro.

Benjamin. Pour nos lecteurs Français qui ne te connaissent pas encore, peux-tu nous retracer ton parcours jusqu’à présent ?

Tout d’abord, bonjour à tout le monde ! Je suis vraiment très content d’être en France même si je ne suis pas ici depuis longtemps. J’ai déjà vu de très beaux endroits !

Pour ma part, j’ai commencé à rouler en Motocross à l’âge de 5 ans. Quand j’ai eu 9 ans, je suis devenu champion d’Amérique Latine en 50cc et en 2014, j’ai commencé à faire des voyages aux USA fréquemment. En 2020, je m’y suis installé pour vivre avec ma famille et je me suis consacré à 100% à la compétition [amateur] aux USA.

Tu as récemment signé avec Bud Racing Kawasaki. Tu as d’ailleurs roulé contre Quentin Prugnières aux Mini O’s. Comment s’est faite cette signature ?

Quand les Mini O’s ont pris fin, j’ai rencontré Stéphane Dassé, le propriétaire de la structure Bud Racing Kawasaki. Il m’a dit qu’il était intéressé pour qu’on garde contact, afin de discuter d’une éventuelle opportunité de rouler pour son équipe. Quelques semaines plus tard, j’avais signé avec Bud Racing ! Je connaissais déjà un peu l’équipe. J’ai un ami mécanicien qui est Chilien qui m’a beaucoup parlé de Bud Racing; j’ai toujours entendu que c’était une très bonne équipe.

Benjamin Garib n’est pas le garçon le plus médiatisé, mais il fait partie des meilleurs pilotes amateurs de sa génération, outre-Atlantique @Miguel Pinochet

Bud Racing dispose d’un tracé dans le sud de la France, tu vas probablement y passer beaucoup de temps avec Quentin. Il est attendu comme l’un des prétendants pour les victoires en 2023, ce sera probablement un très bon point de repère pour toi à l’entraînement.

C’est exact. Avoir l’occasion de m’entraîner avec Quentin sur le terrain de l’équipe Bud Racing va être une très bonne chose. Ces premières semaines, je me concentre principalement sur la moto, il faut que je m’y adapte, et sur le programme de l’équipe. Après quoi, je commencerais à penser aux championnats, et à mes objectifs pour la saison 2023.

Tu rouleras sur le championnat de France Elite mais surtout, sur l’Europe 250. Tu as eu l’occasion de suivre ces championnats, ou ce sera une découverte totale pour toi ?

En vérité, je ne connais pas grand-chose du championnat Français, ni du championnat d’Europe. Ce que je sais, c’est que le niveau est très relevé. Ce sera vraiment une fun expérience de rouler sur de nouveaux tracés et d’apprendre de ces compétitions. J’ai vu quelques courses de l’Europe sur Internet et les terrains ont l’air top, mais je ne les connais pas vraiment plus que ça.

Venir en Europe, c’était un objectif que tu avais dans un coin de ta tête, ou une trop bonne opportunité pour la laisser passer ?

Honnêtement, venir en Europe n’était pas un de mes objectifs sur le court terme, c’était par contre quelque chose que j’avais dans un coin de ma tête, quelque chose que je me disais que j’aimerais pouvoir faire un jour. J’ai toujours regardé les courses du mondial MXGP et j’adore ça. Quand l’opportunité de venir en Europe pour Bud Racing s’est présentée, je l’ai acceptée avec grand plaisir.

Il faudra garder un œil sur Benjamin Garib en 2023 @Miguel Pinochet

Le format de course amateur aux USA est bien différent de celui de l’Europe. La plupart de leurs manches sont très courtes aux Mini O’s, à Loretta, ou lors des qualifications régionales. En Europe, tu feras des manches de 30 minutes.

En effet, le format amateur aux USA fait que les courses sont très courtes. Mais quand on roule en catégorie Open Pro Sport et en 250 Pro Sport, les course sont déjà un peu plus longue donc je suis déjà passé par cette période d’adaptation. Maintenant, il s’agit principalement de m’adapter au programme de l’équipe, et de bien me préparer pour la saison 2023.

Tu es encore très jeune et cette transition représente un gros changement pour toi. Qui sera avec toi, en France ?

Désormais je suis seul ici, et on a décidé de faire comme ça pour que je puisse vraiment être proche des gens de l’équipe, m’intégrer et apprendre à connaître tout le monde. Jusqu’à présent, ça se passe vraiment bien et j’ai déjà été en mesure de beaucoup partager avec Quentin, mon nouveau coach Thierry Van Den Bosch, mon mécanicien Hugo et le mécanicien de Quentin, Steven. Pendant la saison, mon père va venir à quelques reprises pour m’accompagner sur les courses. Depuis que je suis tout petit, je voyage beaucoup et ça ne m’a pas vraiment compliqué la vie. Je suis aussi parti pour les USA pour m’y installer avec ma famille, donc ce n’est pas la première fois que je fais ça; je me sens prêt !

Quel sera le plus gros challenge à relever pour toi cette année ?

C’est la première fois que je roule sur une Kawasaki mais honnêtement, j’adore la moto. L’équipe est vraiment soucieuse et fait en sorte de travailler dessus afin que je me sente à l’aise et en confiance sur la Kawasaki chaque jour.

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