Vainqueur de son troisième Grand Prix de saison à Arnhem, Camden McLellan a réalisé une excellente opération au championnat en reprenant des points à Sacha Coenen et Guillem Farres. Le pilote sud-africain compte désormais 37 points de retard sur la plaque rouge, et 12 sur Sacha Coenen avant d’entamer les trois derniers rounds de la saison. Ce dimanche soir, l’officiel Triumph décrypte son week-end avec nous, et aborde les éventuelles consignes d’équipe en faveur de Guillem Farres.
« C’était un super week-end dans le sable » admet McLellan. « Même si ce n’était pas le même week-end qu’à Lommel, car l’objectif était de faire le triplé ici aussi. Mais quoi qu’il en soit, c’est un week-end réussi. La piste était difficile pour les courses, c’était difficile de dépasser. Mais malgré tout, j’ai pris du plaisir. J’ai vraiment pris un excellent départ en première manche. J’ai été très surpris. Je ne savais même pas où étaient les autres. Puis mon départ en deuxième manche était un peu plus un départ à la Camden. J’étais à l’intérieur, donc je ne suis pas ressorti trop loin dans les premiers virages. Ensuite, j’ai dû aller puiser dans mes réserves pour revenir sur Liam et me placer derrière lui. C’était un bon week-end, avec beaucoup de points positifs. Il y a encore beaucoup de choses sur lesquelles travailler et progresser. Et peut-être quelques points laissés en chemin. »
En l’emportant à Arnhem, Camden McLellan reprend 9 points à Sacha Coenen dans la lutte pour la place de vice-champion du monde MX2 et revient à seulement 12 unités de l’officiel Red Bull KTM avant la Turquie. Mais faire la différence sur les GP oversea n’est pas la tâche la plus simple, comme nous l’explique le pilote sud-africain.
« Au championnat, je suis troisième. Je n’y pense pas vraiment, même si je ne suis pas très loin. Mais il sera difficile de vraiment faire la différence lors des trois prochains rounds. Les GP qui arrivent ne sont pas les plus exigeants, les plus techniques ou défoncés. Il n’y a jamais de grands bouleversements sur les grands prix overseas, comme ça a pu être le cas à Arnhem l’an dernier entre Simon et Kay.
En Europe, on peut faire une bien plus grosse différence qu’à l’étranger. Donc je ne pense pas vraiment à ça pour le moment. Je vais simplement tout donner chaque week-end. La moto est au top, je me sens vraiment bien, je suis dans une très bonne condition physique, je suis vraiment en forme. Donc je fais simplement ce que je peux chaque week-end. Je ne pense à rien d’autre qu’à gagner. Oui, le titre est toujours à portée de main, mais ça devient compliqué à ce stade. J’aimerais quand même terminer deuxième. Ça, ce n’est pas hors de portée. Donc je pense qu’on peut dire que la bataille pour la deuxième place est désormais lancée. »
Qu’en est-il des éventuelles consignes d’équipe ? C’est la question qu’on a posée à Camden ce dimanche. Alors que la fin de saison approche à grands pas, le Sud-Africain est — mathématiquement — encore en lice pour le titre, mais vise plus réalistement la deuxième place finale. Pour l’heure, chacun semble jouer sa carte personnelle, mais Camden est prêt à répondre à d’éventuelles consignes d’ici le tombé de rideau final afin d’aider Guillem Farres à décrocher le titre.
« Pour l’instant, c’est chacun pour soi » nous explique-t-il. « Évidemment, on a discuté et on est tombés d’accord sur le fait qu’il n’y aurait plus de tentatives de dépassement comme à Loket. Ce qui est compréhensible. Comme Guillem l’a dit, s’il y a quelqu’un que je préfère voir gagner plutôt que moi, c’est bien lui. Pour Guillem, mais aussi pour l’équipe. On arrive en fin de championnat. Ce pourrait être le premier titre de Triumph, et le premier titre de Guillem.
Si tout doit se jouer en Australie ou en Chine alors que je suis toujours à 40 points derrière, ce serait stupide de ne pas jouer le jeu de l’équipe. Rien n’a encore été dit de ce côté-là. Mais si j’étais à la tête d’une équipe et que j’avais mes deux pilotes dans la même situation que nous, je donnerais des consignes d’équipe.
Je ne serais pas surpris que ces consignes arrivent. Si c’est le cas, je les suivrai. Je ferai ce que j’ai à faire. Au bout du compte, c’est malgré tout un sport d’équipe. On roule seuls sur la piste, mais je veux voir l’équipe gagner. Si je ne peux pas gagner, il faut que l’équipe gagne. Rien n’a encore été dit, mais si on en arrive là, je suis prêt à suivre les consignes et à faire ce que je peux pour aider le team. »
L’officiel Triumph a également été invité à donner son avis sur le tracé néerlandais. Si le GP d’Arnhem n’a pas manqué de batailles, le circuit a été critiqué pour son manque d’opportunités de dépassement. Membre de la commission de sécurité lors du Grand Prix, Camden McLellan a pu échanger directement avec les préparateurs de piste tout au long du week-end. Et s’il reconnaît les améliorations apportées entre samedi et dimanche, il estime que le problème est avant tout lié à la nature même du circuit hollandais.
« Comment faire pour favoriser les dépassements ici ? C’est difficile à dire. J’étais membre de la commission de sécurité lors de ce GP. J’ai eu une réunion chaque soir avec les personnes qui travaillent sur la piste.
Je pense que le dimanche, ils ont fait un bien meilleur travail que le samedi. Samedi, c’était presque impossible de doubler. C’était horrible pour la manche qualificative. Dimanche, on pouvait dépasser. Il fallait être agressif et bien préparer ses dépassements, mais c’était beaucoup plus facile. Ils ont refait les extérieurs, ouvert quelques portions du tracé. C’était encore compliqué, mais je pense que c’est la nature de la piste qui veut ça.
Peut-être qu’il faudrait poser une bombe, faire péter le circuit et tout refaire ! Peut-être que ça fonctionnerait. Je ne sais vraiment pas ce qu’ils peuvent faire pour rendre les dépassements plus faciles à Arnhem à part ce qu’ils ont fait ce dimanche. »















