Cooper Webb “Une façon de taper du poing sur la table”

Cooper Webb “Une façon de taper du poing sur la table”

Cooper Webb rentre dans un club très fermé ce weekend. Avec un second titre 450 ajouté à son palmarès, le pilote Red Bull KTM devient le onzième pilote de l’histoire du championnat de Supercross US à détenir plus d’une couronne à son nom en catégorie reine; il égale ainsi James Stewart, Chad Reed, Jeff Ward et Ricky Johnson. Plutôt que de temporiser pour le titre, Cooper Webb a préféré viser la victoire de la dernière finale de la saison; ce dernier met un terme à saison de Supercross 2021 avec la manière après une course gérée de main de maître … Clap de fin.

Cooper Webb – en conférence de presse: “Toute la semaine, c’est vraiment facile de se mettre à penser “et si ?” ou “ne fait surtout pas ça”. Moi, j’ai abordé cette semaine comme une semaine normale, j’étais dans une situation où j’avais un bel écart aux points en arrivant à Salt Lake City 2 et je savais qu’il fallait que je termine 19ème ou mieux en cas de victoire de Ken Roczen. À moins qu’une véritable catastrophe ne se produise, je savais que j’avais quand même une marge confortable. Je voulais terminer la saison sur une bonne note. En 2019, quand j’ai gagné le championnat, j’étais stressé et sur les nerfs toute la journée et j’ai appris de ça. Je me suis amusé aujourd’hui; ce n’est pas tous les jours qu’on gagne un championnat 450. Je n’ai pas changé ma façon de faire durant la journée, je savais que j’étais dans une bonne position au championnat et je pensais qu’avec Ken, on allait se battre pendant toute la finale. J’ai réussi à le déborder, j’ai mis la tête dans le guidon et j’ai enchaîné les tours; ça m’a aidé. Ça m’a permis de ne pas penser; attaquer et rouler à ton niveau pour jouer la gagne, comme je voulais le faire, c’est vraiment cool pour finir la saison.[…]

Décrocher deux titres en SX US 450, c’est un honneur. Je crois que je suis le seul pilote actif à avoir deux de ces titres en poche, c’est énorme. Je n’ai que 25 ans et je pense que j’ai encore de belles années devant moi, c’est un rêve qui devient réalité, je n’aurais jamais pensé me retrouver dans cette situation en étant gamin, surtout durant mes années chez les amateurs. Être en haut de la liste, c’est incroyable, je ferais de mon mieux pour représenter notre sport de la meilleure façon possible. Ce sentiment de victoire est vraiment addictif, c’est ce pour quoi l’on vit, c’est ce que je vise et j’espère pouvoir en décrocher encore de nombreuses.[…]

À Orlando, j’ai commencé à me dire que ce titre, c’était pour moi, et à Daytona, c’était encré. Quand j’ai vu l’émotion qui résultait de cette course, je me suis dit que j’avais pris l’ascendant sur Ken. L’aspect mental est très important dans notre sport selon moi, et quand j’ai vu le déroulement de la course de Daytona et les réactions qui en ont découlées, dans ma tête, je savais que j’étais là où je devais être. J’étais en course pour le titre, j’étais sur ma lancée, en confiance, je savais que ça allait être une bataille difficile, mais je sentais que la balance avait penché de mon côté. Je l’avais fait une première fois, et j’étais prêt à le faire une seconde fois. […]

Je ne m’attendais pas trop à cette agressivité de la part de Ken pendant la finale mais je le comprends, tu te dois d’essayer tout ce que tu peux tant que tu le peux, mais j’étais un peu énervé pour être honnête. C’est la course, tu peux essayer de balayer une roue avant, de casser des rayons, j’imagine que c’est la logique de la course, je comprends mais en même temps, il y avait vraiment un gros écart au championnat … Pour moi, c’était une façon de taper du poing sur la table ce soir, j’ai réussi à le doubler en lui rendant la pareille et je ne sais même pas en quelle position il a terminé, s’il a fait un top 10. Je veux aller de l’avant, je ne regarde jamais en arrière. […]

Il y a deux façons de voir les choses, rouler sur la défensive et jouer la carte de la sécurité, mais moi, j’ai plutôt vu une opportunité pour en gagner une de plus; je me sentais vraiment bien, j’aime les tracés plus serrés, j’ai toujours bien roulé en Utah et je sentais que je pouvais gagner. Je savais aussi qu’en altitude, les gars allaient finir par fatiguer en fin de course. Chase Sexton était en tête mais les nerfs rentrent en jeu quand tu es sur le point de gagner ta première finale, je le savais. J’ai pu le doubler sur la fin et assurer la victoire. Gagner 8 finales sur une saison, c’est incroyable, et le bonus financier ne fait pas de mal non plus [rires].

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