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Des nouvelles de Davy Pootjes

Des nouvelles de Davy Pootjes

Davy Pootjes aux abonnés absent depuis plus d’un an. Le pilote Néerlandais se bat actuellement pour sauver son bras, gravement blessé à l’entraînement quelques semaines avant l’ouverture de la saison 2020. Après avoir signé son premier podium de grand prix en Italie en 2019 avec l’équipe Diga Procross Husqvarna, Davy Pootjes rejoignait l’équipe F&H Kawasaki pour évoluer aux côtés de Mathys Boisramé, Mikkel Haarup et Roan Van de Moosdijk. Présenté comme le futur Jeffrey Herlings de la catégorie, Davy Pootjes a enchaîné les blessures depuis son arrivée en mondial en 2017. Le pilote Néerlandais nous donne de ses nouvelles; et la route est encore longue. Quoi qu’il arrive, Davy Pootjes ne pourra plus évoluer en MX2 sur le mondial, ce dernier a soufflé sa 23ème bougie cette année.

Davy Pootjes: « Ça fait bientôt un an depuis ma chute, on était à l’entraînement en France pour deux semaines, tout se passait très bien. Comme les gens le savent, je n’avais pas passé beaucoup de temps sur la moto à cause de mes multiples blessures précédentes, il fallait que je retrouve la forme physique, la vitesse, que je passe plus de temps sur la moto pour revenir pour rattraper toutes les heures d’entraînement perdues. Ça se passait de mieux en mieux à chaque fois, la forme physique était revenue, mentalement, j’étais bien.

Pendant cette période en France, juste avant le début de la saison et l’arrivée du Corona, lors du dernier entraînement, il y avait un virage à droite, un petit saut et une grande descente. En sortant du virage, j’ai fait une petite chute, le genre de chute qui arrive tous les jours quand tu fais du Motocross. Seulement cette fois, malheureusement, la moto est retombée sur mon bras et me l’a écrasé. Je me suis fait une quadruple fracture ouverte de l’ulna (avant-bras) je me suis déchiré tous les muscles du biceps et j’ai endommagé les nerfs. J’ai été opéré immédiatement en France, j’ai perdu beaucoup de sang, mon bras a beaucoup gonflé. Ils ont mis des plaques et des vis, j’aurais dû rester à l’hôpital en France pendant une semaine mais le lendemain après qu’ils aient ouvert mon bras pour relâcher la pression et diminuer le gonflement, je me suis dit que l’hygiène de l’hôpital n’était pas à la hauteur. Personne ne parlait Anglais en dehors des chirurgiens que je ne voyais pas venir dans ma chambre, je ne pouvais parler à personne, je ne savais pas ce qui se passait avec mon bras. On a donc décidé d’aller à l’hôpital en Belgique, un hôpital que je connaissais, j’y suis resté pendant une semaine.

@Niek Kamper

Au début, je me disais « Okay, c’est une fracture, l’os va se ressouder et je vais rouler de nouveau ». Mais là-bas, on a vraiment réalisé que tous les muscles étaient déchirés, que les nerfs étaient abimés, et que mon bras ne tenait essentiellement plus que grâce au radius. On s’est alors demandé si j’allais récupérer mon bras, et si c’était le cas, on savait que ça allait être vraiment très long. J’ai été opéré 5 ou 6 fois, ils ont redirigé les nerfs et les tendons. L’os ne se consolidait pas, donc ils ont également inséré un bout d’os dans mon bras, qui n’a pas pris non plus correctement. En Belgique, ils n’ont pas ouvert mon bras pour relâcher la pression accumulée sur les muscles et les nerfs, donc le processus de guérison a été très très long, mon os ne se consolidait pas car mon corps se concentrait sur la guérison de mes muscles et de mes nerfs. Désormais, il faut attendre, et on verra si tout reviendra comme avant avec mon bras, et si mon os décide de se consolider.

Je n’ai rien posté sur internet depuis un moment maintenant. Au début, j’ai juste dit que je m’étais fracturé le bras à l’entraînement. Tout le monde le sait, j’ai été souvent blessé ces 7 dernières années. Je ne suis pas un pilote déjanté, mais les choses ne vont pas en mon sens ces derniers temps. Tu t’entraînes dur, tu fais tout ce que tu peux, physiquement et mentalement, j’étais prêt. Cette blessure, c’était un gros coup au moral, je suis passé par une période très difficile. Parfois, tu te sens mal à l’idée de voir les gens, ou de devoir poster la nouvelle sur les réseaux sociaux. Tu es là, avec des chances de perdre ton bras, et tu as des gens qui te disent « Tu ferais mieux d’arrêter et de te mettre à faire un vrai boulot, va sur les chantiers ». Je me fiche de ce que les gens disent mais ces 7 dernières années ont eu un impact sur moi, mais ça ira mieux un de ces quatre.

Je souhaite remercier F&H Kawasaki pour tout ce qu’ils ont fait pour moi. Tout se passait si bien, tout était au point. La moto était parfaite, tout était organisé, mais malheureusement, on n’a rien pu faire l’an dernier, et on ne pourra rien faire cette année, mais c’est comme ça. »

L’époque Red Bull KTM

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