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Jimmy Clochet « faire de la moto pour moi, c’est vraiment une victoire »

Résilient, Jimmy Clochet poursuit sa carrière malgré ses blessures et revient à Vesoul sur sa saison 2026, son quotidien, son opération à venir et son rapport au Supercross.

Kévin Frelaud Par Kévin Frelaud
5 mai 2026
dans Interviews
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Trois ans après sa chute en Supercross ayant entraîné de graves blessures aux pieds, Jimmy Clochet répond toujours présent sur les compétitions, et continue de pratiquer son sport malgré les contraintes physiques – et psychologiques liées à son accident. Engagé sur le championnat de France Elite et sur le National Suisse, on lui a tendu le Micro à Vesoul pour revenir sur sa saison 2026. Il évoque également les conséquences de sa blessure sur le plan physique et mental, son approche des courses, ainsi que les perspectives liées à son opération à venir et son nouveau rapport au Supercross. Micro.

Jimmy, tu pointes aux portes du top 5 provisoire sur l’Élite MX1, tu es aussi second sur le championnat suisse. C’est plutôt un bon début de saison pour toi, non ?

Oui, ça se passe vraiment bien. On est une petite structure privée comme tu peux le voir, avec mon père et ma copine. J’ai un beau soutien du team MX Academy en Suisse.

Comme je suis frontalier, c’est super pour moi de pouvoir rouler là-bas. Et puis je reste fidèle au poste sur le championnat de France, parce que j’ai énormément de partenaires français qui m’aident aussi. Donc je me dois de faire les deux championnats. En plus cette année, j’ai de la chance car je n’ai pas de concurrence de dates. Donc c’est vraiment cool.

J’ai fait une belle première épreuve en Suisse avec Adrien Malaval, où je finis deuxième. Il y a aussi de belles bagarres et en France, il y a un bon niveau aussi: il faut vraiment être solide lors des manches. Ce n’est pas facile mais on s’accroche !

On sait que tu as subi une lourde blessure en Supercross il y a trois ans déjà. Dire que tu t’en es remis, ce serait presque de l’euphémisme. On en est où aujourd’hui ?

C’est compliqué pour moi, dans le sens où mon quotidien est très dur. Faire de la moto pour moi, c’est vraiment une victoire. Je profite de ces moments-là parce que j’ai un quotidien très compliqué, et je ne peux vraiment pas faire de sport. Je ne peux pas engendrer plus que mes 70 kg sur mes chevilles. Tout ce qui est footing, vélo, la répétition de mouvements, le travail de salle de sport sur les jambes, soulever des poids, ce n’est pas possible.

Je me contente de faire un petit peu de moto en semaine. Pas beaucoup car j’ai beaucoup de douleurs et je veux éviter de me shooter aux cachets, parce que ce n’est pas idéal. Je résiste comme je peux et je profite du fait de pouvoir rouler malgré tout. Comme en matinée, j’ai fait le quatrième temps des chronos. C’est le genre de chose qui me fait du bien parce que j’ai un quotidien compliqué, et vu le peu que je fais pour la moto, c’est une petite victoire pour moi. Je profite de chaque instant, parce qu’il va y avoir du changement dans peu de temps !

Jimmy (8-7) termine 7ème à Vesoul, et pointe septième du championnat de France Elite MX1 après 4 rounds
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À quel point elle t’handicape quand tu roules, cette blessure ?

En fait, j’ai mal constamment. C’est-à-dire que je suis tout le temps en train de serrer les dents. Quand je pars, je calcule la moindre ornière, le moindre placement de mes pieds sur les cale-pieds parce que je n’ai plus de rotation au niveau des chevilles. Du coup, il m’est difficile de garder les pieds bien parallèles au cadre. J’ai souvent les pieds un peu écartés. Donc des fois, je vais choisir de ne pas prendre une ornière parce qu’elle est trop profonde et que ça me fait peur pour mes pieds. Du coup, je décide de me décaler, et ça peut potentiellement me faire perdre du temps. Et, puisque la douleur est constante et toujours présente dans ma tête, je vais avoir tendance à couper les gaz un petit peu plus tôt que prévu pour limiter la prise de risques.

J’ai quand même un petit peu peur de tomber, de me refaire mal parce que j’ai un fusible dans l’un de mes pieds. Disons que je n’ai pas le droit à l’erreur. Tout est calculé. Le plus dur pour moi, c’est psychologiquement. Je dois réfléchir constamment parce que j’ai mal, je me demande comment faire pour me soulager. Tout ça, c’est aussi quelque chose qui m’épuise sur les épreuves. Mais j’ai fait un choix, alors je fais avec.

Mentalement, qu’est-ce qui te fait tenir et qui te fait continuer les compétitions ?

Ce qui me fait tenir, c’est que j’aime mon sport. Ce qui me fait tenir, c’est que j’ai des partenaires qui continuent de croire en moi et qui ont la valeur de mon histoire. C’est-à-dire que j’ai subi une énorme blessure. J’ai fait plus de six mois de fauteuil. Et je reviens à la compétition. Je reviens me battre ; j’ai cet esprit-là aussi. Mes parents m’ont toujours appris à me battre dans la vie.

Ce qui me fait tenir aussi, c’est que je fais de beaux résultats malgré tout. Je ne fais pas des podiums. Je suis toujours dans le top 5, 6, 7, 8. Mais je me dis que je suis méritant de faire ces résultats-là, vu d’où je reviens et compte tenu de ce que je fais au quotidien. Donc c’est ce qui me fait tenir, et c’est ce qui me fait aimer mon sport aussi.

À un moment, il me semble que tu avais envisagé des solutions assez radicales au niveau de ta cheville. On parlait d’arthrodèse, voire plus. Est-ce que c’est encore d’actualité aujourd’hui ?

Et bien voilà, on va en parler aujourd’hui, parce que le bruit commence un peu à s’élargir dans le paddock. Mais en septembre, j’arrête. Il est prévu d’opérer un pied pour le moment, le pied gauche car mon talon n’a pas pu être réparé, en fait, tout simplement.

Aujourd’hui, j’ai vraiment beaucoup trop de douleurs dans mon quotidien. Et j’ai besoin d’avoir un quotidien vraiment meilleur pour pouvoir faire du sport, mais aussi vivre avec ma copine tranquillement, pouvoir aussi faire autre chose que de ne penser qu’à programmer autour de la moto à cause de mes pieds.

Donc c’est prévu : première semaine de septembre, opération — arthrodèse — dans le pied gauche dans un premier temps. Je vais en avoir pour cinq ou six mois normalement. Le retour à la moto est prévu, parce qu’encore une fois, j’aime mon sport et que ça m’anime et que j’ai des partenaires qui suivent. Mais le retour se fera si cette opération soulage mon pied droit. Parce qu’en fait, dans mon quotidien, je compense beaucoup. Et en fait, j’ai très mal aux deux pieds.

Le chirurgien m’a expliqué que si j’opérais le pied qui me faisait le plus mal, potentiellement, j’allais mettre plus d’appui dessus par la suite. Donc j’allais me rééquilibrer et avoir moins de douleurs sur le pied droit. Donc je croise les doigts pour que ça se passe bien. Je vais attaquer ce pied gauche en septembre, après la dernière épreuve du championnat suisse.

La dernière épreuve, c’est le 31 août, et deux jours après, direction Montpellier. J’ai été conseillé par Grégory Aranda, qui a lui aussi subi une arthrodèse par ce chirurgien-là. J’ai déjà bouclé tous les rendez-vous, tout est organisé. Voilà tout.

En fin de saison, Jimmy Clochet passera de nouveau sur le billard dans le but d’améliorer son quotidien

Quel rapport as-tu avec le Supercross depuis cette blessure ?

Ça me fait presque un petit haut-le-cœur, ta question. J’ai toujours ma piste de Supercross, qu’on a transformée en piste de SMX avec mon beau-frère Pierre Lozzi, parce que j’ai beaucoup trop mal quand je roule en Supercross. C’est une discipline que j’adore. Mais actuellement, et je le dis : psychologiquement, je n’y arrive plus.

J’ai vraiment peur. J’ai des grosses séquelles psychologiques par rapport à ma chute, parce qu’à la suite de cette chute, j’ai dû vraiment penser à beaucoup de choses pour me sortir d’une situation bien plus grave que ces deux pieds cassés.

Le Supercross, j’en pratique un petit peu à l’entraînement de temps en temps, mais vraiment, en termes de compétition, d’aller à la bagarre… je n’en ai plus les moyens et je ne me sens vraiment plus capable de le faire.

Pour finir, dans quelle mesure cette blessure t’a obligée à revoir ton plan de carrière ?

On dit toujours que les blessures font partie du sport. Je me suis beaucoup blessé. J’estime pourtant ne pas être un pilote très dangereux et agressif, mais malheureusement, on va tellement vite et les motos sont tellement puissantes que quand on chute, on chute fort.

Aujourd’hui, elle impacte beaucoup de choses. C’est dur psychologiquement de me dire que je dois sortir du sport que j’aime le plus par cette porte-là. C’est aussi dur pour moi de rentrer le soir après une épreuve où je peux faire un top 5 ou 6 en championnat de France Élite MX1, et de me dire que je ne pourrais finalement pas faire mieux que ça parce que j’ai trop mal et que je ne peux pas m’entraîner.

C’est juste un combat psychologique, c’est une forme d’acceptation de se dire qu’on est heureux, qu’on est toujours là, qu’on fait la course. Quoi qu’il arrive, on est content, on rentre entier, et c’est vraiment le principal.

Mais le lundi, il y a presque toujours une petite larme qui coule parce que je suis très compétiteur. J’ai quand même été en Grand Prix et il y a des choses qui m’attirent encore. Il y a des choses que j’aurais aimé faire dans ma carrière et, je pense, ne sont plus possibles aujourd’hui.

Après… à voir avec l’opération. Rien n’est encore terminé. Je n’ai que 27 ans, je peux encore faire de belles choses. Mais il y a eu une phase d’acceptation très longue, parce que je pensais que de refaire de la moto, ça allait le faire. Mais en fait, le psychologique est bien plus fort que ça.

Ça impacte beaucoup de choses et c’est surtout d’accepter qu’on fait un sport à risque, que ça m’est arrivé et qu’il faut que je fonctionne différemment maintenant. Je pense que ça y est. Dans ma tête, on y est.

Je suis vraiment dans cette phase-là et j’apprécie beaucoup plus les choses. Parce que l’année dernière, c’est vrai que j’étais vraiment revenu avec des gros objectifs en 250, malgré une longue convalescence. Mais bon, j’ai dû revoir les plans et surtout, je suis rappelé à l’ordre par mes douleurs tous les jours.

Donc malheureusement, je n’ai plus le choix que d’accepter.

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