Ken Roczen “Dylan est un sacré adversaire”

Ken Roczen “Dylan est un sacré adversaire”

À trois épreuves de la fin du championnat, Ken Roczen compte toujours 39 points de retard sur Dylan Ferrandis. Impérial à Unadilla le weekend passé, le pilote Allemand n’a repris qu’une poignée de points au pilote Français qui, toujours dans le coup, terminait second de l’épreuve. Vainqueur de la première manche de Budds Creek ce samedi, Ken Roczen a concédé la seconde manche à Dylan Ferrandis et n’a pas repris le moindre point au pilote Français. Plus régulier que jamais, Dylan Ferrandis a terminé 16 des 18 manches de la saison sur le podium; et signait deux 5ème place en guise de plus mauvais résultat de saison. En route vers le titre …

Ken Roczen – en conférence de presse: “Je me sentais bien. Les conditions en matinée étaient un peu difficiles avec la pluie du jeudi et du vendredi. Jason a fait du bon boulot avec le  tracé en élargissant certaines portions. Mes courses se sont bien déroulées; en première manche, j’ai pu garder tout le monde derrière moi pour gagner même si les retardataires ont vraiment été un problème ce weekend. Le tracé était un peu plus court et on était tous plus ou moins proche et j’ai eu du mal en première manche, mon avance a fondu en fin de course. En seconde manche, j’ai signé un holeshot et j’ai tenté de garder la tête aussi longtemps que possible. J’ai eu un peu de mal avec mes réglages moto, ce n’était pas idéal, vu les conditions, la moto n’était pas très stable et je n’étais pas super à l’aise. Deuxième de la journée, je suis plutôt satisfait même si je ne reprends pas de points; j’ai quand même tout donné, et c’est tout ce que je peux faire. […]

Toute l’année, avec Dylan, on a fait du bon boulot, on a donné aux spectateurs ce qu’ils voulaient. C’est un sacré adversaire, même dans les bons jours je ne reprends pas beaucoup de points, voire aucun. Ce weekend, c’était un bon weekend pour moi – à part au niveau des réglages – et je n’ai pas repris un seul point au championnat; on a de moins en moins de courses à disputer. Il reste assez de temps pour que quelque chose se passe, pour que ça devienne intéressant en fin de saison, mais tout ce que je peux faire, c’est me concentrer sur moi-même, sur ce qui se passe dans mon camp, il y a beaucoup de respect pour Dylan. Il roule extrêmement bien. […]

Dans cette seconde manche, je savais que Dylan allait plonger à l’intérieur, je l’ai compris avant de redescendre sur la ligne droite de départ. J’ai ralenti un peu pour être sur de bien prendre ma trace pour essayer de le reprendre sur la ligne droite avant le step-up mais dans ce scénario, et vu comment le terrain était défoncé, ma moto n’était pas assez stable pour que je puisse attaquer plus fort en bas de la descente. J’ai tout tenté mais c’est comme ça; il m’a doublé, et j’ai tenté une attaque à deux tours de la fin, je suis revenu très proche mais je me suis fait ralentir par un retardataire et il y avait assez d’écart pour que je ne puisse plus rien faire […]

Je m’entraîne sous la chaleur; cette saison, il faut être assez robuste pour enchaîner. Le rythme est vraiment relevé aussi et c’est difficile quand les autres sont à l’aise sur leur moto, et qu’avec Chase on n’est pas vraiment à l’aise, ça nous use bien plus vite. Ce weekend, j’ai eu l’impression de devoir forcer physiquement pour rouler à cette vitesse, et ça se complique inévitablement en fin de manche. On essaye d’améliorer la moto pour qu’on n’ait pas autant à forcer avec. Ce weekend, j’ai eu du mal à être précis, ma moto avait tendance à rebondir de partout, j’ai perdu quelques dixièmes dans certaines portions et je n’étais pas satisfait. Mais on doit essayer, et faire de notre mieux. […]

En ce qui concerne la moto, je pense qu’avec Chase, on se plaint des mêmes choses. Ça a été la galère en général cette année, avec le Covid. Les suspensions, il arrive parfois qu’elles ne soient pas livrées au moment où on en a besoin. Je n’ai pas vraiment fait de testing. Je suis sur les mêmes réglages depuis un bon moment maintenant. En fait, lors de la première manche, je roulais exactement avec la même moto qu’à Unadilla, mais je n’étais pas du tout aussi à l’aise que là-bas. Ce n’était pas idéal non plus à Unadilla, mais j’ai vraiment eu plus de mal aujourd’hui. Certaines portions sont plus profondes et il y a des sections avec des ornières. Il y a aussi des trous dans les ornières. J’ai vraiment eu l’impression que je n’étais pas stable. C’est une situation difficile, car si on était en Californie, on pourrait faire du testing, mais en Floride, je me suis contenté de ce que j’avais et j’ai essayé de faire avec. […]

Pour moi, essayer un amortisseur et des suspensions, ça prend deux semaines. Après les épreuves et mon ressenti, ils essaient de faire quelques modifications et, en général, on peut les tester le mardi ou le mercredi suivant. Lorsque tu fais du testing, tu ne peux pas toujours avoir quelque chose qui te convient directement. Et si ce n’est pas le cas, tu vas quand même sur les épreuves. Ce n’est pas comme s’ils pouvaient envoyer amortisseur après amortisseur. Il y a une quantité limitée de matériel. […]

Si tu as plusieurs amortisseurs chez toi, tu dois en renvoyer pour qu’ils puissent les refaire avant de te les réexpédier. Tout ça, ça prend du temps. En réalité, une journée de testing en Californie est beaucoup plus précieuse que l’envoi d’un amorto’. On essaye d’avoir des repères précis sur ce qu’il faut changer, mais c’est toujours délicat… Ce qui fonctionne en théorie ne marche pas toujours sur la piste. Le temps passe vite, et avant que tu ne t’en rendes compte quatre semaines se sont écoulées et tu n’as testé que deux amortisseurs et deux fourches. Si ce n’est toujours pas ça, alors, il faut continuer. On est juste un peu limité et c’est difficile pour tout le monde. Ma moto est évidemment assez bonne pour que je gagne certaines courses avec, mais elle marche mieux sur certains tracés que sur d’autres. […]”

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