Tom Vialle « Je suis concentré pour gagner cette année »

Tom Vialle « Je suis concentré pour gagner cette année »

En novembre 2020, et au terme de sa deuxième saison seulement en tant que pilote de grand prix, Tom Vialle est devenu le neuvième champion du monde de l’armada Red Bull KTM, catégorie MX2. En 2021, le Français espère bien devenir le quatrième double champion de la marque Autrichienne, depuis 2009 ! Agé de 20 ans, Tom Vialle est désormais le leader de l’équipe MX2 et cherchera à étendre sa collection de huit victoires en grand prix, toutes acquises sous les couleurs de la structure Red Bull KTM.

Même si on était en proie à la pandémie, comment s’est passé ton hiver en tant que champion du monde ?

Devenir champion du monde, c’est la meilleure chose qui existe, et je l’ai vraiment réalisé pendant le mois de vacances où je suis resté en France pour être avec ma famille et mes amis, c’était vraiment du bon temps. Je n’ai pas fait beaucoup d’interviews ni de voyages à cause du COVID-19.

Nous avons manqué quelques événements comme les traditionnels FIM Awards et la soirée de Noël de KTM en Autriche. C’était dommage, mais en même temps, c’était une période très cool, de détente, avant de commencer à s’entraîner et à penser à 2021.

Tu as dû apprécier cette pause car la saison 2020 a été intense, avec beaucoup de courses en peu de temps et un duel serré avec Jago Geerts…

Oui, c’est sûr. La dernière moitié de la saison a été vraiment difficile parce qu’on avait beaucoup de courses, mais il y avait une pression supplémentaire à cause de la situation et du Covid autour du championnat. On faisait beaucoup de séances de testings et j’essayais de faire les choses de la manière la plus sûre possible, mais mentalement, c’était un poids supplémentaire. 2020, c’était un beau duel avec Jago, et quand il a fait quelques erreurs au milieu de la saison, je suis resté très concentré et j’ai fait de mon mieux.

L’année 2020 a montré à quel point chaque erreur se paye et chaque point comptent : c’était une lutte serrée entre vous deux jusqu’aux dernières manches…

Oui, c’était très serré. L’objectif était d’être champion du monde et non de gagner tous les grands prix. Je savais que je devais apprendre à accepter d’être 2e ou 3e, sur le podium, de perdre quelques points, mais de me concentrer pour les regagner le week-end suivant. Ce n’était pas simple. C’était ma première année de lutte pour le titre et il était important de ne pas trop réfléchir à certaines choses. Quand on est arrivé à Lommel, je pensais déjà au championnat à ce moment-là et je faisais attention à rouler un peu plus prudemment.

Porteras-tu le numéro 28 ou le numéro 1 en 2021 ? Es-tu prêt à défendre la couronne ?

Je veux garder le numéro 28, alors je roulerai avec ! C’est sûr que 2021 sera une saison un peu différente, mais j’ai aussi passé la plupart de la saison 2020 avec la plaque rouge, donc ce genre de pression reste la même. Quand on roule, on ne la voit pas, cette plaque rouge ! Tout le monde veut te battre, mais je pense que j’ai connu ça l’année dernière aussi : J’aime bien être dans cette position. En 2020, c’était principalement moi versus Jago, il était donc difficile de lui reprendre des points et donc de se sentir en sécurité en tête de course. Ce n’est arrivé que lorsqu’il a commencé à faire des erreurs. Je pense qu’en 2021, il y aura quelques autres pilotes devant, même si [Thomas Kjer] Olsen et [Ben] Watson sont montés 450. On verra. Ce sera une année intéressante, mais je pense que Jago sera le premier gars à battre.

2021 sera ta troisième année en MX2, y a-t-il encore plus de travail à faire en matière de développement ?

Oui. On a beaucoup travaillé sur la 250 et développé la moto de course. En fait, j’ai roulé avec notre nouveau moteur récemment, ce qui nous aidera beaucoup en 2021. Je me sens bien sur la moto. Avec René [Hofer], on a travaillé sur les réglages et fait de bons progrès.

Gardes-tu un œil sur la catégorie MXGP ? Si tu décroches encore le titre en 2021, tu devras monter en MXGP en 2022.

Bien sûr, nous y avons un peu pensé. Si je décroche encore le titre cette année, je devrai monter en 450 ensuite. On a vu avec Jorge Prado, qui était un double champion MX2 – même s’il a connu un hiver 2019 difficile avec une fracture du fémur – qu’il était capable d’être assez rapide et de rouler devant en MXGP.  Thomas Kjer Olsen semblait bien aussi lors de ses premières courses de pré-saison avec la plus grosse cylindrée. Lorsqu’on change de cylindrée, c’est comme une  » remise à zéro  » : c’est une nouvelle moto, une nouvelle année, une nouvelle catégorie, de nouveaux adversaires, ce qui amène également une nouvelle motivation. Je suis vraiment concentré gagner cette année, on verra ensuite pour la suivante.

Via KTM.

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