Dylan Ferrandis « on a compris que la moto était trop puissante pour moi »

Dylan Ferrandis « on a compris que la moto était trop puissante pour moi »

On savait que Dylan Ferrandis allait être un client sur l’outdoor 450 pour sa première saison dans la catégorie, mais le pilote Français a dépassé toutes nos attentes ces dernières semaines. Vainqueur de l’ouverture de saison à Fox Raceway, puis second de Ken Roczen à Thunder Valley, Dylan Ferrandis pointe second du championnat et s’impose déjà comme l’un des grands favoris pour le titre Outdoor. Le pilote Français – qui s’apprête à déménager en Floride – va également devoir effectuer un changement significatif dans son programme…

Dylan Ferrandis – SwapMotoLive MX Show : »Je suis content des réglages de la Yamaha; j’ai prouvé que la moto marchait à Thunder Valley. De la puissance, de bonnes suspensions. Fox Raceway, c’est un tracé très spécial sur lequel on s’entraîne toutes les semaines, donc on sait à quoi s’attendre. Thunder Valley, c’est différent et en seconde manche là-bas ma moto marchait vraiment fort, et j’ai pu doubler mes adversaires grâce à mes réglages. Avec l’équipe, on a vraiment fourni le travail pendant la saison de Supercross, pendant la pause, pour améliorer la moto; on a testé beaucoup de choses. La plus grosse différence a mon sens, c’est que depuis le Supercross, on a compris que la moto était trop puissante pour moi. Je ne suis pas lourd, et la moto était trop puissante. En tant que pilote, on veut toujours plus de puissance, sauter plus facilement, mais ce n’est pas vraiment ce dont on a besoin en Supercross; on voit que les 250 sautent tous les enchaînements en Supercross. Je pense que je cherchais trop de puissance, et que ce n’était pas l’idéal. Quand on a fait du testing entre les deux saisons, on a compris ça. Une moto avec moins de puissance, c’était finalement plus facile pour moi donc on a fait quelques changements à ce niveau-là, et depuis, on a fait beaucoup plus de progrès. […]

C’est ma première saison en 450, je ne suis pas tout jeune mais j’ai toujours roulé en 250. La catégorie 450, c’est difficile, le niveau est irréel. À Thunder Valley, en première manche, j’ai pris un bon départ avant de doubler Ken et Adam, c’était dingue. Ma seconde manche était encore plus folle, j’ai doublé tant de bons pilotes. Je commence à me dire que je faits partie de ce groupe maintenant mais j’étais aussi surpris; je ne m’attendais pas à être aussi bon. On a tous fourni le travail, mais je ne m’attendais pas à ça. C’est une surprise, une bonne surprise.

On a fait quelques changements sur la moto pour la seconde manche et je me sentais encore mieux. J’avais le meilleur flow sur ce tracé, de bonnes trajectoires, c’était presque une manche facile. Je me sentais vraiment bien, encore mieux en passant autant de bons pilotes. C’était une manche fantastique même si j’aurais aimé prendre un bon départ et pouvoir me battre avec Ken pour la victoire. Je n’ai fait que 4 départs dans la terre avec la 450 avant la saison, donc c’est quelque chose qu’il faut que j’apprenne. […]

Le tracé de Pala ressemblait pas mal à ce qu’on retrouve en MXGP, j’étais plutôt surpris. Les tracés de GP sont plus lents, très défoncés, comme à Pala. Thunder Valley, c’était plus normal, un tracé d’outdoor US. Ils ont mis moins d’eau, griffé moins profondément. En tant que pilote, on se doit d’être prêt pour toutes les conditions. Il est important de ne pas comparer le MXGP et les USA, c’est différent, les tracés sont différents, les pilotes sont différents. Cette année, le tracé de Pala était mieux que celui de l’an dernier. L’an dernier, la poussière était horrible et quand tu roulais derrière quelqu’un, tu ne savais pas vraiment où tu allais et où tu mettais tes roues, c’était dangereux. Ils auraient pu refaire quelques appels de sauts un peu défoncés, mais c’est comme ça. […]

On savait déjà qu’on allait devoir déménager en Floride la saison dernière, donc on y est allé en décembre et on a regardé des maisons, tout est organisé. Pendant le Supercross, lors des épreuves proches de la Floride, on restait déjà là-bas. La Goat Farm, c’est incroyable, c’est tout ce dont j’ai toujours rêvé. Je n’avais jamais roulé sur une telle propriété. Le premier jour, j’ai tellement roulé, je n’arrivais plus à m’arrêter. Le tracé était trop cool, ça me rappelait toutes les vidéos que j’avais vues de Ricky rouler là-bas. En grandissant en France, je regardais Carmichael gagner, c’est dingue d’être ici désormais et d’utiliser sa propriété. […]

Quand je vivrai en Floride, David Vuillemin ne sera plus là quand je m’entraînerai. On restera en contact et il fera toujours mon programme sur, et en dehors de la moto. Maintenant, et avec mon expérience, je sais comment tirer le meilleur parti de mes entraînements. C’est sûr que quand il est là, il trouve toujours un truc à améliorer, mais il a aussi sa vie en Californie et ce n’est pas possible de demander à quelqu’un de tout quitter. […]

Je suis vraiment content d’aller là-bas. Je ne sais pas trop à quoi m’attendre en été avec l’humidité néanmoins. J’ai déjà roulé quand c’était très humide, mais à vivre au quotidien, je ne sais pas trop à quoi m’attendre. La Californie, ça devient de pire en pire à mon sens, donc je suis vraiment content de partir.

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