Dans le sport moto, ce sont souvent les détails techniques qui font la différence, et le freinage en est un parfait exemple.
Présente depuis des décennies au cœur de l’industrie du deux-roues, Galfer s’est imposée comme un acteur reconnu du freinage, aussi bien en motocross que sur route ou en compétition internationale. Une marque qui s’est construite dans l’ombre des courses, au contact direct des équipes et des pilotes, en transformant les exigences du terrain en solutions techniques adaptées.
En d’autres termes, Galfer a fait du freinage un domaine à part entière de développement et de performance — made in Europe.
Tout commence en 1952, dans l’atelier de Maffio Milesi. À l’époque, Galfer n’est encore qu’un projet artisanal, presque une intuition : celle de repousser les limites du freinage. Une idée simple mais ambitieuse, qui va progressivement façonner l’un des acteurs majeurs du secteur. Plus de 70 ans plus tard, cette vision initiale est devenue une référence mondiale, aussi bien en loisir qu’en compétition, avec des produits pensés pour performer dans toutes les conditions — jusqu’aux plus extrêmes — et bien au-delà des exigences de la norme ECE R-90.
Le véritable point de bascule arrive en 1998 avec l’arrivée du disque Wave®. Un design radical, immédiatement identifiable et largement repris, qui va rapidement s’imposer comme une signature de Galfer et un standard dans l’industrie. Depuis, la marque a continué à construire sur cette logique d’innovation permanente, en développant ses propres solutions technologiques comme Floatech®, Cubiq®, Skull® ou encore Shark®, avec toujours la même approche : concevoir, tester, améliorer, sans jamais s’arrêter.

Mais c’est surtout sur le terrain que l’histoire prend toute sa dimension. Chez Galfer, la compétition n’est pas un département isolé, mais un véritable fil conducteur. MotoGP, WorldSBK, MXGP, Enduro, Trial… la marque espagnole est présente partout où le freinage est une composante clé. Et en motocross en particulier, son implantation s’est encore renforcée au fil des années, notamment ces dernières saisons, avec une présence accrue aux États-Unis : du Motocross des Nations 2025 à Ironman, jusqu’à l’arrivée en Supercross US puis en Pro Motocross aux côtés du team officiel Ducati et de pilotes comme Dylan Ferrandis ou Justin Barcia.
Cette dynamique se retrouve aussi dans les résultats. En 2025, Galfer accompagne des titres et podiums majeurs : champions d’Europe avec Nicolò Alvisi et Janis Reisulis, podium mondial en MXGP avec Glenn Coldenhoff (3e), et en WMX avec Kiara Fontanesi (2e). En Enduro, la marque ajoute également trois titres mondiaux la saison passée avec Hamish Macdonald (E3), Rachel Gutish (Women) et Romain Dagna (Youth). Autant de performances qui confirment le rôle central de la compétition pour Galfer : un laboratoire permanent où les solutions de demain sont testées dès aujourd’hui.
En MXGP, Galfer s’est imposé comme un acteur incontournable, au point de devenir partenaire du championnat. La marque équipe aujourd’hui des structures officielles comme Ducati, Fantic ou Beta. Elle est également très présente sur la scène féminine, en soutenant des pilotes comme Lotte van Drunen ou Kiara Fontanesi, qui font confiance au matériel espagnol.
Au total, 14 teams, 42 pilotes et 13 nationalités roulent sous les couleurs Galfer sur les principales catégories du championnat — MXGP, MX2, EMX250, EMX125 et WMX. Une présence large et structurée, qui englobe notamment des équipes comme VHR Yamaha, Norman KTM Factory Rookies, Kosak KTM, De Baets Yamaha, JK Racing Team, MRT Beta, Ducati Factory Racing (MXGP, MX2 et USA), JM Fantic ou encore TM via CRD Motorsport et DVS Junior Racing Team.

Et l’influence de la marque ne s’arrête pas à la terre. Sur l’asphalte, Galfer équipe également 23 pilotes répartis au sein de 10 teams engagés en Moto2, Moto3 et World Supersport pour la saison 2026.
Derrière cette présence mondiale en compétition, tout part pourtant d’un seul et même endroit : les 6 000 m² de l’usine Galfer à Granollers, près de Barcelone, à deux pas du circuit de Catalunya. C’est ici que sont conçus et fabriqués l’ensemble des produits de la marque, dans un processus entièrement intégré.
Tout démarre au département Recherche & Développement, véritable point de départ de chaque nouveau produit. Les matériaux sont d’abord conçus et analysés en laboratoire, où ils subissent une série de tests poussés. Une fois validés, ils passent par des essais en conditions réelles afin de valider les standards de performance.
En parallèle, le département Méthodes travaille main dans la main avec les ingénieurs pour définir et optimiser chaque étape de production. Rien n’est laissé au hasard, jusqu’au contrôle final, où le département Qualité valide la conformité et la fiabilité de chaque pièce selon les standards ISO.

Galfer est également membre de la FEMFM (Fédération européenne des fabricants de matériaux de friction), et a contribué à l’élaboration du manuel qualité européen pour les plaquettes de frein, les tambours et les embrayages. Une implication qui confirme encore un peu plus son rôle de référence dans l’industrie du freinage.
Chez Galfer, au final, il y a bien une chose qui ne s’arrête jamais: c’est l’innovation.
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