Après près de deux décennies d’absence, le championnat du monde MXGP s’apprête à retrouver l’Afrique du Sud. Une petite curiosité au calendrier 2026, mais un retour attendu sur le continent africain qui suscite déjà de nombreuses interrogations à l’approche de l’épreuve. Un mondial disputé sur 5 continents, oui, mais à quel prix ?
Prévu sur un tracé qui sera nouveau pour une écrasante majorité des pilotes, ce Grand Prix marquera la première visite du paddock mondial sur le circuit de Terra Topia, qui accueillait jusqu’ici le championnat national sud-africain; un tracé largement retravaillé pour l’occasion.
Si la liste officielle des engagés n’a pas encore été publiée par l’organisateur et le promoteur [edit: la v1 a été publiée entre temps, voir ci-dessous] – plusieurs incertitudes entourent déjà la participation de certains teams, puisqu’on entend dire que certaines équipes feront l’impasse sur le déplacement sud-africain pour ce deuxième GP dit ‘oversea’ de la saison, après le round d’ouverture en Argentine.
À cette heure, plusieurs structures ne seraient pas certaines d’effectuer le déplacement vers l’Afrique du Sud. C’est notamment le cas du team officiel MRT Beta, qui fait évoluer Jago Geerts, ou encore de la structure Van Venrooy KTM, où évoluent notamment Rick Elzinga en MXGP et Noel Zanocz en MX2. Jago a d’ailleurs laissé savoir qu’il ne se rendrait pas à Johannesburg sur ses réseaux sociaux, pour revenir en Angleterre. Van Venrooy n’a pas communiqué à ce sujet, mais ni MRT Beta ni Van Venrooy KTM n’ont de grands intérêts sportifs à défendre à ce stade de la saison.

Des absences qui, si elles venaient à se confirmer, s’ajouteraient à un contexte déjà particulier : lors du dernier Grand Prix disputé au Portugal, le plateau des catégories principales ne comptait déjà qu’un peu plus d’une vingtaine de pilotes engagés – un taux de participation relativement faible pour un GP Européen. La tendance est d’ailleurs en baisse au Portugal depuis plusieurs saisons : de 71 pilotes engagés à Agueda en 2019, à 54 en 2023, puis 48 en 2026 pour les catégories mondiales. Un constat qui illustre les difficultés actuelles des catégories principales à remplir les grilles – selon les épreuves – alors que les catégories support affichent, elles, généralement complet — même si, au Portugal, un seul groupe EMX125 et EMX250 a suffi, une première cette saison.
Sans confirmation officielle à ce stade, un taux de déplacement relativement faible est donc évoqué en coulisses pour ce déplacement africain. En cause, sans surprises, les contraintes logistiques, les coûts de transport et un calendrier déjà chargé – bien qu’amputé d’une épreuve puisque se disputant sur 19 rounds, et non 20 cette année. Autant de facteurs qui laissent à penser que quelques équipes pourraient choisir de concentrer leurs efforts sur les épreuves européennes restantes, alors que la triplette Turquie / Chine / Australie prévue en seulement 3 semaines en fin de saison semble relever d’un véritable parcours du combattant, en plus d’être un gouffre financier.
Au-delà de ces incertitudes sportives, ce retour en Afrique du Sud reste un événement important et symbolique pour le championnat du monde, qui renoue avec un pays absent de son calendrier depuis 18 ans, et bon nombre de pilotes sud-africains ont évolué au plus haut niveau ces dernières décennies: Greg Albertyn, Gareth Swanepoel, Grant Langston, Tyla Rattray, Camden McLellan ou encore … Calvin Vlaanderen, qui pourrait bien participer à ses premières nations sous la bannière sud-africaine cette année.
Des 22 pilotes engagés au GP d’Afrique du sud en MX2 (minus Zanocz) on dénombre 10 officiels, 8 wildcards locales et 4 pilotes non-factory (Grau, Karssemakers, Walvoort et Mikula).
Des 24 pilotes engagés au GP d’Afrique du sud en MXGP (minus Geerts et Elzinga), on dénombre 12 officiels, 7 wildcards locales et 5 pilotes non-factory (Pape, Horgmo, Oliver, Brumann et Pancar).












