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Jett Lawrence « faire un et deux, c’est ce dont on a rêvé »

Images: Niek Kamper

Auteur du doublé à Fox Raceway devant son frangin Hunter, Jett Lawrence ne cache pas s’être un peu ennuyé lors des manches de l’ouverture de l’outdoor 250. Dominateur de l’épreuve, le pilote Australien s’empare de la plaque rouge sur un tracé qui lui réussit plutôt bien, puisqu’il signait ce week-end sa troisième victoire consécutive à Fox Raceway, en autant d’épreuves disputées. La dernière fois que deux frangins sont monté sur les deux plus hautes marches du podium en outdoor, c’était à Lakewood, en 2018 (Jeremy Martin 1er, Alex Martin 2nd).

Jett, tu es parti second dans les deux manches. En seconde manche, c’était chaud, vous étiez côte à côte avec Nick Romano. Tu étais surpris de voir le rookie en tête ?

Non, pas vraiment. De temps en temps, on a un peu de chance. L’écureuil aveugle peut parfois trouver un gland ! Ces Yamaha sont vraiment rapides, donc ça aide. J’étais gonflé à bloc. Être deuxième à chaque départ, c’est comme si j’avais signé le holeshot pour moi. En première manche, Justin Cooper était devant et j’ai un peu joué avec lui, pour voir où je pouvais le dépasser et j’ai trouvé l’endroit idéal. Je l’ai doublé exactement au même endroit lors des trois dernières courses que nous avons disputé ensemble. C’est un peu mon endroit préféré pour doubler Justin [rires].

En seconde manche, j’ai trouvé un endroit pour doubler rapidement Nick Romano et j’ai capitalisé. À partir de là, c’était presque difficile parce que je devais trouver un rythme avec lequel je pouvais tenir toute la course et surtout, ne pas faire d’erreurs. C’était difficile parce que je n’avais personne derrière moi. J’ai pris un peu d’avance, puis je me suis retrouvé tout seul. De là, tu t’ennuies un peu. J’ai fait quelques erreurs mais j’ai pu ramener la victoire à la maison !

Une fois que tu avais creusé l’écart, c’était difficile de rester concentré ?

Oui. Je sais toujours où se trouvent la plupart des autres pilotes sur la piste. Je pouvais voir Jo Shimoda et Hunter dans la deuxième manche. Les voir, ça me permet de continuer à attaquer, voir où ils sont, et voir où je gagne du temps, je peux régler mon rythme en fonction de ça, je me dis « Okay, si j’imprime ce rythme, l’écart reste le même » et s’ils me rattrapent, je sais que je dois hausser le ton. C’est sûr que ça devient un peu ennuyeux parfois de rouler tout seul, surtout quand on creuse l’écart assez tôt dans les manches. Parfois, la manche peut sembler vraiment longue, comme la première manche avec Hunter; on signait des chronos similaires. Je me suis ennuyé. Je suis sûr que mon frère s’ennuyait aussi. Je suis presque sûr qu’il avait RJ Hampshire pas trop loin …

Ta régularité en terme de temps chronos était impressionnante. Pendant 30 minutes, à travers les retardataires, ça semblait presque trop simple. C’est ce que tu as pensé sur l’instant ?

Non. Pour vous les gars, ça semble facile de l’extérieur, mais j’y mets vraiment du mien. Je me concentre beaucoup et je m’efforce de me concentrer sur mes lignes et de trouver des trajectoires, puis de trouver le bon rythme dans ces trajectoires. C’est le côté fun, je suis capable de trouver un bon flow et ensuite je peux juste jouer avec la piste.

C’était un grand jour pour Honda. Ça te fait quoi de voir l’équipe heureuse, et de savoir que tu leur avais rapporté ce résultat ?

Chez Honda, ils font tellement de sacrifices pour nous aider, et ça nous motive en tant que pilotes, on veut s’assurer qu’on fait bien les choses. C’est génial. Même en tant que frères, monter sur la première et la seconde marche du podium de l’épreuve – faire un et deux – c’est vraiment cool parce que c’est ce dont on a rêvé. Je me souviens d’en avoir parlé avec lui, on se disait : « Ce serait vraiment génial si on terminait premier et second. » On se fichait de savoir lequel de nous gagnerait. Ce serait cool aussi si Hunter gagnait et que je faisais deuxième, ou vice-versa. C’est un peu un objectif que nous avons dans la tête, en tant que frères. Évidemment, l’équipe est très contente, et elle a pu faire les mêmes résultats en 450 aussi, donc c’était une journée spéciale pour Honda.

Jett Lawrence « faire un et deux, c’est ce dont on a rêvé »
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