Tout s’est passé très vite pour Maxime Grau ces dernières semaines. Signé à la dernière minute par le team Maddii Racing Honda pour disputer la saison de mondial MX2 sur la 250 CR-F, le pilote français est incontestablement en train de monter en puissance, GP après GP. Septième de la première manche MX2 à Trentino ce dimanche — son meilleur résultat dans la catégorie — Maxime a pris en chasse Sacha Coenen au départ de la seconde manche avant d’être contraint à l’abandon. Le résultat final (13e) mis de côté, Maxime a de quoi quitter l’Italie avec le sourire. Rendez-vous pris au Grand Prix de France à Lacapelle-Marival. Micro.
Max, on va commencer par le commencement. Tu as été solide le samedi en manche qualificative et tu termines aux portes du top 10. Tu décroches ensuite ton meilleur résultat en MX2 (7e) lors de la première manche le dimanche. Il va falloir que tu m’expliques ce qui s’est passé. Tu en as surpris plus d’un ce week-end, même si, malheureusement, il y a eu cet abandon en deuxième manche.
Je suis super content de ma première manche, et même de mes départs en général. En Suisse, je suis bien parti. En Sardaigne, je suis encore bien parti. Ce week-end, je suis bien parti, j’ai presque fait le holeshot en deuxième manche. On fait vraiment du bon boulot.
Quand tu pars avec les gars de devant, ça change complètement ta course. Tu vois aussi ce que tu as à bosser. Il m’a manqué deux ou trois trucs. Ces quatre semaines de break vont être très importantes pour moi. On va vraiment bien se concentrer pour arriver solides en France, en Allemagne et sur les courses qui suivent pour faire de bons résultats. Ça va être top.
Qu’est-ce qui s’est passé dans cette deuxième manche ?
Je pars super bien, avec Sacha. Je sais qu’il impose un gros rythme dès le début. Je me suis dit qu’il fallait que je parte avec lui. Je savais que, si je voulais faire le break avec les gars de derrière, il fallait que je parte avec lui.
Honnêtement, il était un ton au-dessus. J’ai fait pas mal de petites erreurs, deux ou trois fois. Il y avait un camel en montée et, à un moment, j’ai pris un coup de raquette dans un trou. J’étais à moitié de travers. Je ne sais même pas comment je me suis rattrapé. J’étais en mode chat sur la moto !
Là, on est en mondial. Le rythme est élevé, mais je suis content. Petit à petit, on progresse.
En Sardaigne, j’avais fait pareil : départ devant, et j’avais essayé de tenir. Là, on est en Italie, je suis bien parti en première manche, j’ai tenu, j’ai fait septième : meilleur résultat.
Je suis parti second en deuxième manche, j’ai essayé de tout donner. Il m’en a manqué un peu dans le réservoir et je me suis mis par terre.
On continue à apprendre. On est sur la bonne lancée, je suis très content. Le team fait un super boulot.
Tu ne m’avais pas dit que tu avais un moteur factory dans cette Honda [rires]. Je ne sais pas exactement ce que tu as dedans, mais les mecs de chez HRC doivent se gratter la tête. Parce que tu sors deux fois devant Lata, et je pense que tu n’as pas le même matériel.
Non, on n’a pas du tout le même matériel. Chez nous, c’est Maddii qui gère. On sait qu’ils ont une bonne réputation. Ils savent faire des moteurs, ils savent comment ça marche. Avec le deux-temps aussi. Ils ont beaucoup gagné avec les Fantic, sur l’Europe, en 250 2-temps.
On est loin d’avoir un moteur full factory. Il y a encore plein de choses à essayer, plein de choses à développer. Le team fait un très bon boulot. Moi, je suis à bloc. On continue de progresser.
Au regard des chronos, il te manque encore une petite seconde pour aller jouer le top 5 quasiment à chaque manche. Cette petite seconde, on va la chercher comment ?
C’est ça, c’est le prochain step à aller chercher. On a vu ce qu’il me manquait ce week-end pour se battre avec les gars de devant.
Dommage pour la première manche, je pense que j’aurais mérité de garder ma place. Même si septième, c’est top. Vu la situation dans laquelle j’étais, je me dis que je pouvais faire mieux.
C’est tout le temps la même chose : tu te dis que tu peux encore faire mieux, encore mieux, toujours mieux. Quand tu pars avec les gars de devant, ça te motive. Tu veux être meilleur, plus fort, mais on va prendre notre temps, bien analyser le week-end.
Là, on a quatre semaines, on va retourner au charbon et être solides pour la France. Je sais qu’il y aura du monde à Lacapelle, les fans vont être là, à bloc pour nous soutenir. On va vraiment tout donner, bien se préparer, et ça va être top !









