Depuis son dernier podium décroché au Grand Prix d’Italie à Montevarchi, les résultats de Maxime Renaux sont devenus presque anecdotiques. Une situation difficile à comprendre de l’extérieur, car le pilote Français a toujours affiché le rythme pour jouer aux avant-postes en MXGP.
Absent face caméra, Maxime Renaux a néanmoins accepté de répondre à nos questions afin de faire le point sur sa situation et de revenir sur les raisons de ce passage à vide. Depuis plusieurs semaines, une rumeur circulait dans le paddock : celle d’un virus ayant lourdement perturbé la saison du pilote français. L’officiel Yamaha nous a confirmé avoir souffert des conséquences d’un mauvais Covid ayant dégénéré en problèmes pulmonaires et respiratoires.
Une situation qui l’a contraint à couper totalement avec l’entraînement pendant plusieurs semaines. Impossible, dans ces conditions, de maintenir le rythme nécessaire pour rivaliser avec les meilleurs pilotes de la catégorie reine. Huitième au Portugal, septième en Afrique du Sud, neuvième en Grande-Bretagne, treizième en République tchèque puis en Belgique, avant une nouvelle neuvième place en Suède : Maxime Renaux a serré les dents lors des derniers Grands Prix.

Le Français commence toutefois à entrevoir le bout du tunnel. Début août, il a enfin pu reprendre un semblant d’entraînement physique. Une reprise forcément progressive, après plusieurs semaines loin de son programme habituel, qui permet également de mieux comprendre pourquoi Maxime s’est retrouvé bien plus loin dans le classement qu’à son habitude, sans pour autant chercher à se réfugier derrière les excuses.
Et pour en rajouter une couche, le pilote français s’est blessé aux côtes lors du Grand Prix de Suède, ajoutant une difficulté supplémentaire à une saison déjà largement perturbée par ses problèmes physiques. Et les difficultés de Maxime Renaux ne semblent pas se limiter à la seule dimension physique cette année.
Car le Français ne cache pas rencontrer, lui aussi, de sérieuses difficultés avec la Yamaha 450 YZ-F. Un élément à replacer dans un contexte particulier, puisque son avenir est déjà acté : Maxime Renaux quittera Yamaha et Kemea au terme de la saison 2026. Et forcément, selon l’intéressé, cette séparation annoncée semble avoir largement modifié les priorités au sein de la structure.
Chez Kemea, l’attention serait désormais largement tournée vers Tim Gajser. Arrivé dans le giron Yamaha avec l’ambition d’incarner le projet dans les années à venir, le Slovène disposerait notamment d’évolutions techniques auxquelles Maxime Renaux n’aurait pas accès. Une situation qui s’explique aussi par la perspective des prochaines saisons : l’un doit représenter l’avenir de Yamaha en MXGP, tandis que l’autre n’a plus que trois Grands Prix à disputer sous les couleurs du constructeur japonais avec qui il aura passé plus de 10 ans.
Difficile, dès lors, de ne pas constater un changement dans la dynamique entourant le pilote français, dont le départ est désormais programmé. Maxime Renaux poursuit tant bien que mal son travail et sa saison avec le matériel dont il dispose, tandis que le développement semble progressivement se tourner vers l’avenir du programme et son nouveau leader slovène.

Entre les séquelles de ses problèmes pulmonaires, une reprise tardive de son programme habituel, une blessure aux côtes contractée en Suède et une lourde chute en première manche à Arnhem — qui l’a contraint à faire l’impasse sur la seconde —, la saison 2026 de Maxime Renaux a pris une tournure forcément frustrante.
Auteur de deux podiums et de quatre top 5 lors de la première moitié de saison, le Français n’a jamais réellement été en mesure de retrouver la dynamique qui était la sienne en début de campagne. Et mentalement, Maxime Renaux ne s’en cache pas : il a désormais hâte de pouvoir souffler et de tourner la page de cette saison 2026, avant de se lancer dans un nouveau challenge avec une autre équipe et un nouveau constructeur en 2027.














