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Colt Nichols « Ce deal avec Honda, c’était la meilleure chose qui pouvait m’arriver »

Image: Adam Merrow

Absent de toute la saison 2022 suite à une grosse blessure dès la première épreuve, Colt Nichols n’a jamais eu l’occasion de défendre son titre 250 acquis en 2021. Après avoir négocié une sortie de contrat à l’été, le pilote Américain avait signé un contrat avec la future équipe Rocky Mountain KTM mais la structure ne verra jamais le jour. Le garçon s’engagera ensuite sur le mondial de Supercross avec l’équipe Rick Ware Racing, mais se retirera du championnat à quelques jours de l’ouverture de Cardiff. Malgré une saison mouvementée, Colt Nichols a réussi à décrocher le second guidon chez Honda HRC pour ses débuts en catégorie 450 en 2023; un contrat SX Only. Lors d’un récent podcast avec Jamie Guida, le pilote Américain est revenu sur sa séparation avec Star Racing, la courte collaboration avec RWR Racing et sa récente signature avec Honda HRC. Le podcast en question est à retrouver en intégralité (en Anglais), ci-dessous.

À propos de sa situation au terme de la saison 2022.

« Je n’ai pas eu le sentiment [d’avoir eu des opportunités à ma juste valeur], mais c’est comme ça qu’est notre industrie. Parfois, les choses ne fonctionnent pas vraiment de la façon dont on le souhaite. J’ai fait un long post sur Instagram pour remercier Star Racing et je suis allé de l’avant. J’étais censé rouler sur l’outdoor pour eux; je faisais tout ce que je pouvais pour revenir et participer au championnat de Motocross. Chez Star, ils ont mis en place une clause en cas de blessure dans mon contrat et quelques autres choses qu’ils n’avaient jamais faites auparavant, mais je savais que cela allait arriver; ce n’est pas comme si c’était sorti de nulle part. Dans cette position, je n’étais plus payé et je n’allais pas l’être quoi qu’il arrive, que je roule ou non. Puis j’ai eu une opportunité avec une nouvelle équipe KTM qui était censée être la nouvelle structure Rocky Mountain KTM avec Mark McKenzie. Je devais aller m’installer au 83 Compound. J’ai signé un contrat avec cette équipe et puis elle a fermé avant même qu’on ait commencé. Je me demandais ce que j’allais faire du coup. J’étais en discussion avec Honda et Gas Gas, pour voir s’il y avait possibilité de rouler pour eux. Mais une fois l’accord conclu avec KTM, c’était fini. Je pensais que j’étais casé pour 2023 et que tout se présentait bien. Mais bon, vu comment ça termine, je le referais à nouveau s’il le fallait. Ce deal avec Honda, c’était honnêtement la meilleure chose qui pouvait m’arriver.  était honnêtement la meilleure issue possible pour moi, c’est sûr. Même si j’étais persuadé que ça n’allait pas se faire […] »

À propos de son engagement sur le World SX avec Rick Ware Racing.

« J’avais reçu une offre de Rick Ware avant que j’accepte le contrat avec KTM. Ils m’ont offert un guidon pour rouler sur une 450 mais une fois que j’ai signé le contrat KTM, je ne pouvais plus rouler pour Rick Ware. Dès que l’accord KTM a implosé, j’ai immédiatement reçu un appel de Dave Antolak, qui est le team manager de Rick Ware, et il m’a dit : « Hey, j’ai entendu dire que ton équipe avait fermé. Tu as quelque chose ? On aimerait quand même que tu viennes rouler pour nous ». C’était une offre en 250 parce que c’est tout ce qui leur restait. Ils avaient déjà signé les deux pilotes 450 et à ce moment-là, je me disais que je roulerai sur n’importe quoi et pour n’importe montant. Je m’en fichais. J’avais juste besoin d’une opportunité pour aller rouler, alors j’allais faire en sorte que ça fonctionne; et c’est ce que j’ai fait. Le problème, c’est que ça s’est fait vraiment sur le tard mais ce n’était pas de leur faute. On n’a pas vraiment été en mesure de faire tout ce qu’on devait faire aussi tôt qu’on le voulait. J’ai roulé sur la moto pendant environ cinq jours, et c’était seulement deux semaines avant la première course à Cardiff. J’étais à un moment de ma carrière où je ne voulais pas vraiment prendre le risque de me pointer sur une course – après avoir été absent toute la saison – sans être préparé. Je me suis dit que ce serait bien plus préjudiciable pour moi si ça ne se passait pas bien. Alors, j’ai pris ma décision et je leur ai dit que je n’étais pas prêt. On a pu en discuter, régler les détails et tout s’est bien passé. Bien sûr, ils étaient contrariés que je parte juste avant la première épreuve comme ça, mais ils ont compris […]. »

À propos de sa signature chez Honda HRC.

« Mon agent – Jimmy Button – s’entretenait avec Lars (Lindstrom) depuis février ou mars. Mais c’était tout le temps la même chanson « On ne sait pas ce qu’on va faire parce que le contrat de Kenny est terminé. On préférerait faire quelque chose avec lui, mais on ne sait pas trop ce qu’il veut faire. Donc, on attend ». Ok, c’est normal. De toute évidence, c’est leur priorité, trouver un arrangement avec lui. Quand il a parlé sur le podcast Bubba’s World et a annoncé que Honda et lui se séparaient, j’ai immédiatement appelé Lars parce que je voulais lui parler moi-même. Je ne lui avais pas parlé au téléphone ou en face à face avant ça. Il a fini par me rappeler le lendemain. Il n’était pas certain de ce qu’ils allaient faire. Ce n’est pas comme beaucoup d’autres équipes chez eux, ils peuvent faire rouler six gars, ou un seul, comme ils veulent. Lars a été très honnête avec moi dès le début. Il m’a dit : « Si on doit avoir un deuxième pilote, tu es en haut de notre liste ». Les conversations n’ont fait qu’aller dans le bon sens et j’ai été très surpris que tout se passe aussi bien. Je n’ai signé le contrat avec Honda que mardi dernier (10/11/22) lorsque je me suis pointé à Pala. En fait, il a apporté le contrat à Pala. Je l’ai signé et j’ai roulé ce jour-là […] »

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