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Eli Tomac « J’avais du mal à croire ce que je voyais »

Eli Tomac « J’avais du mal à croire ce que je voyais »

Malgré un départ en fond de top 10, Eli Tomac est parvenu à signer son cinquième succès de la saison ce samedi soir à Detroit. Alors que le pilote Star Racing Yamaha filait tel un métronome vers sa troisième victoire consécutive de l’année, ses trois plus sérieux adversaires au championnat ont été contraints à l’abandon, en l’espace de deux tours. Le garçon n’en croyait pas ses yeux. De six points d’avance avant Daytona, la marge d’erreur d’Eli Tomac passe désormais à 42 points. Outch !

Eli, sur le podium, tu as dit que tu avais vu beaucoup de choses se passer sur la piste ce soir, comment ça s’est passé pour toi ? 

C’était un terrain vraiment difficile, l’une des surfaces les plus étranges sur laquelle j’ai roulé, avec cette combinaison d’ornières dans certains enchaînements, et une terre collante qui agrippe vraiment les pneus, on pouvait vite partir à gauche, ou à droite. Et dans le même temps, dans certains des virages relevés, on pouvait facilement glisser de l’arrière, ou perdre l’avant. J’ai du mal à croire ce que j’ai vu après la mi-course, le nombre de tops pilotes que j’ai vu par terre. Ça montre à quel point la piste était difficile ce soir.

Eli est resté sur ses roues, et a scoré du gros, gros point.

Tu savais l’avance que tu avais en fin de manche ? Quand tu as vu tout le monde tomber, est-ce que ça a changé ta façon d’aborder la course ? 

Je savais que le tracé était piégeux, et qu’on pouvait se faire avoir à n’importe quel moment. J’essayais juste de garder un oeil sur Malcolm car on avait tous les deux un bon rythme, mais c’est tout. Comme je l’ai dit, j’avais du mal à croire ce que je voyais. Et même à la fin, j’ai vu Marvin tomber dans un virage et puis j’ai vu Dylan se tenir la main. C’est comme si d’un coup, tous les meilleurs pilotes avaient chuté ou avaient fait une erreur presque en même temps; c’était dingue.

Une fois que tout le monde est tombé, et que j’ai vu où on en était dans la course, et l’avance que j’avais, j’ai ralenti, surtout dans les whoops.  Je réfléchissais beaucoup dans les enchaînements. Je me disais qu’il y avait beaucoup de bons gars qui s’étaient mis au tas, et qu’il y avait quelque chose de louche avec cette piste. Donc oui, mon état d’esprit a changé pendant la finale.

Historiquement, tu es l’un des pilotes les plus réguliers ces 6 ou 7 dernières années. Finalement, tu n’as manqué que peu de courses au fil des saisons. Est-ce qu’il y a quelque chose de particulier à faire quand les tracés sont aussi difficiles que celui-ci ?

Mhh, difficile à dire. On essaye surtout de rester le plus possible en contrôle, c’est tout. Il faut toujours savoir placer la barre, entre le risque que l’on est prêt à prendre et la limite que l’on ne veut pas dépasser. J’essaye de rester dans ma zone de confort; je ne sais pas où ça va me mener, mais j’essaye toujours de garder un certain contrôle.

L’avance au championnat est désormais conséquente

Désormais, il y a plus de 40 points d’écart avec le second. Il est encore tôt dans la saison, mais est-ce que c’est le moment de penser à la gestion du championnat ?

On peut y penser, mais il y a encore beaucoup de courses à disputer et beaucoup de choses peuvent se passer en une soirée. Évidemment, on a tous vu ce qui s’est passé ce soir. Je suis dans une bonne position et j’ai vraiment été solide, surtout ces derniers temps. Avec l’équipe, on a été bons dans toutes les conditions. On est juste dans une position confortable.

Tu n’as pas pris un bon départ ce soir, comment fais-tu pour garder ton sang froid, rester en contrôle et remonter jusqu’en tête de course comme ça ? 

Au bout de la ligne droite, j’aurais probablement dû signer le holeshot mais je me suis fait bousculer par Chase Sexton dans le premier virage. Il m’a poussé vers l’extérieur et de là, tout le monde m’a doublé par l’intérieur. Après ça, ma meilleure chance, c’était ma trace dans les whoops, c’est là que j’ai fait des dépassements en début de finale. J’allais sur le côté droit, et c’est là que j’ai  doublé la plupart des pilotes – trois je crois – c’était ma trajectoire de la soirée. J’ai également fait un dépassement sur Jason Anderson dans le virage relevé après la ligne d’arrivée. Ce sont les whoops qui m’ont – en quelque sorte – sauvés ce soir.

Images: Yamaha Racing / Interview: conférence de presse

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