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Jett Lawrence « ce week-end, j’étais bien plus à l’aise »

Interview: Conférence de presse

Et d’une neuvième victoire en Supercross pour Jett Lawrence. Vainqueur des deux premières épreuves de la saison 2023 sur la côte Ouest, le pilote Australien répond on ne peut plus présent pour sa dernière saison en 250. L’officiel Honda HRC a mené tous les (35) tours disputés lors des deux premières finales de l’année et, tout comme à Anaheim 1, il devance RJ Hampshire & Cameron McAdoo sur le podium à San Diego ce samedi. Deux garçons qui vont devoir réagir rapidement, sous peine de voir Jett s’envoler aux points.

Jett, ces bons départs deviennent presque un automatisme. Tu as changé quelque chose, où c’est juste comme ça désormais ?

C’est vrai que mes départs sont très bons dernièrement et c’est quelque chose qui me surprend. Je n’ai pas fait un seul test de départ depuis deux semaines, parce qu’à chaque terrain où on allait, c’était boueux et il pleuvait. Du coup, c’était difficile de s’entraîner à faire des départs ces dernières semaines. La moto accroche juste vraiment bien, et on a de la traction sur ces pistes. J’espère qu’on pourra continuer comme ça, mais il arrivera bien un moment ou le départ ne se passera pas comme prévu. On va continuer d’essayer de partir devant, et on va tenter d’éviter les mauvaises sorties de grille.

Le résultat ce soir est identique à Anaheim 1. Ça s’est mieux passé aujourd’hui qu’à Anaheim 1 ? Comment compares-tu les deux épreuves.

Je pense que la différence, c’était principalement qu’à Anaheim 1, la piste était très imprévisible. On ne savais pas du tout ce qui allait se passer à chaque tour parce qu’à chaque tour, la piste était différente. La piste ici à San Diego était bien plus simple. En début de journée, il y avait quelques ornières profondes, mais plus on se rapprochait de la finale, plus le tracé était béton. Ce week-end, j’ai pu me rapprocher de ma vitesse réelle et j’étais bien plus à l’aise, à Anaheim 1 c’était comme rouler en enduro. Je suis sûr que RJ et Cameron diront la même chose; à A1, les enchaînements étaient traitres. Il y avait des appels défoncés, des ornières vraiment difficiles, on devait rester intelligent. Ce week-end, on a pu se rapprocher de nos vitesses « normales », et moi, j’ai vraiment pris du plaisir.

Tu roules dans cette catégorie depuis pas mal d’années, et sur cette moto depuis un certain temps. C’est difficile pour toi de ne jamais baisser ta garde et ne pas te dire « je sais déjà comment ça va se passer »?

J’ai l’impression d’être un vieux là ! La compétition n’est jamais la même chaque année, elle est différente. L’an dernier, j’avais une très bonne moto sur laquelle on a fait quelques changements, mais rien de majeur et avoir cette même base, ça m’a aidé. Je me suis aussi mis dans de bonnes positions pour jouer les podiums ou gagner. Il faut utiliser tout ce que tu as appris, faire les bons choix, rester calme. Avant, le Jett que j’étais – plus jeune , un peu débile – essayait juste de débrancher, et de signer le meilleur temps à chaque fois alors que ça n’avait aucun intérêt. Maintenant, j’essaye d’être plus intelligent, de rester sur mes roues, de prendre les meilleures décisions, d’observer et de jauger les autres, voir s’ils attaquent où non, etc, etc.

Quand tu prends la tête de la finale, tu essayes de sprinter pour creuser l’écart où tu fais simplement ce que tu as à faire pour gérer ?

Tout dépend. Je n’ai pas trop pu voir qui était second en début de finale, et après quelques tours j’ai pu voir que Cameron était là, tout dépend qui est derrière: RJ, Cameron, les tops pilotes de cette côte ou d’autres ? Parce que devant, on a tous une vitesse similaire. Donc il faut savoir où sont les autres. J’ai vu que RJ était un peu loin au départ, mais Cameron était là. Je me fie aussi à ce que je vois, est-ce que les autres attaquent ? Je pense que l’écart est resté le même toute la finale, jusqu’à ce que Cameron fasse quelques erreurs et c’est là que j’ai pris le large. Ma gestion dépend de ma position sur la piste.

Ça te fait quoi de rouler dans un nouveau stadium comme celui-ci ?

C’est vraiment cool. En venant ici, je discutais avec Johnny O’Mara et il me racontait les fois où il avait roulé ici. Ryan Villopoto m’a dit qu’il n’avait pas eu l’occasion de rouler dans ce stadium, car il avait pris sa retraite en 2014. C’est cool de voir qu’il y a eu de l’histoire écrite ici, je n’en avais aucune idée. J’ai pris un cours d’histoire avec Johnny O’Mara, c’était top, et les spectateurs étaient vraiment bruyants ! C’était énorme et ce stadium, c’est du nouveau, donc c’est une bonne chose.

Les pilotes 250 font désormais partie de la cérémonie d’ouverture cette année. Vous en pensez quoi ?

Les gros bras de la catégorie 450 sont très forts et ils méritent le respect qui leur est donné, ces cérémonies d’ouvertures, mais j’ai le sentiment que ces dernières années la catégorie 250 est un peu dévalorisée parce qu’on se dit que ce n’est pas aussi compliqué en 250 qu’en 450. Ce soir, on a signé des temps similaires à ceux des pilotes 450, on faisait les mêmes enchaînements et ça nous met en avant. Le top 3 qui se bat comme ça c’est top et ça nous permet aussi d’être mis en avant. J’ai l’impression qu’on a de meilleures interactions avec le fans, et que ça aide notre sport. Nous mettre dans la lumière un peu plus lors de ces cérémonies, ça aide la catégorie au lieu de toujours présenter la catégorie 450 comme étant la principale.

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