Ricky Carmichael « Si on ne pouvait pas battre Yamaha, on allait les copier »

Ricky Carmichael « Si on ne pouvait pas battre Yamaha, on allait les copier »

Fin 2001, et après 5 ans chez Kawasaki, Ricky Carmichael quitte les verts et rejoint Honda avant de dominer le championnat  de Supercross. Plus tard dans la saison, the « GOAT » établit un record qui pourra être égalé, mais jamais battu, en remportant toutes les manches de la saison d’outdoor. Un parfait 24/24 qu’il était alors le premier à inscrire dans l’histoire du Motocross US. En 2003, RC#4 remporte les deux titres en catégorie reine, et, lors de sa dernière saison chez Honda en 2004, il égale son record établi en 2002 en remportant toutes les manches en outdoor, au guidon d’une 4 temps cette fois-ci. En 2005, Ricky Carmichael quitte Honda et rejoint l’équipe Makita Suzuki pour qui il remporte les deux titres nationaux, l’US Open et le Motocross des Nations. La saison 2006 marquera la dernière année complète de Carmichael. Il remporte une fois de plus les deux championnats nationaux et le Motocross des Nations pour l’équipe Américaine.

Invité de Steve Matthes lors de son dernier podcast intitulé « Guest », Ricky Carmichael est revenu sur son départ de Honda et son arrivée chez Suzuki.

Ricky Carmichael – PulpMX: « Quand je suis parti de chez Honda pour aller chez Suzuki, en fait, je voulais rester chez Honda. Tout ce que je demandais c’était une petite augmentation de salaire à Honda, ils étaient prêts à faire un effort, mais pas autant que ce que je voulais. Quoi qu’il en soit, j’étais quand même prêt à accepter, à moins que Suzuki ne me donne ce que je demandais. J’étais bien parti pour rester chez Honda, alors qu’ils implémentaient de nouvelles clauses dans mon contrat, comme des clauses en cas de blessures, etc. Au même moment, Suzuki s’est mis à table avec moi, et je me sentais désiré chez eux. Avec Honda, je demandais juste quelques concessions, mais ils ne voulaient pas les faire. Quand ils ont voulu me signer à l’époque où je roulais encore pour Kawasaki, je pouvais avoir ce que je voulais, quand je voulais, ils étaient prêts à faire n’importe quoi; là, ça avait bien changé.

RC#4 à Mount Morris, en 2002; 19 ans plus tôt.

Je me souviens que mon manager de l’époque m’a passé un coup de fil alors que j’allais à une séance d’autographes pour Honda près d’Atlanta. « Tu veux la mauvaise ou la bonne nouvelle ? », ce à quoi j’ai répondu « la mauvaise d’abord ». « Il n’y a pas de mauvaise nouvelle, Suzuki nous a donné t out ce qu’on demandait, tu dois prendre une décision ».

Je ne voulais pas me retrouver dans cette position, mais ce qui est dingue, c’est que j’ai appris il y a un an et demi pourquoi Honda avait réagi comme ça avec moi à l’époque; ils essayaient de signer James Stewart. Maintenant, ça prend tout son sens. Ils essayaient de signer Stewart pour 2005 et finalement, ils ne l’ont pas eu et moi, je suis parti.

RC#4 débarque chez Suzuki en 2005

Avec Suzuki, je me disais que j’étais capable de gagner, mais je m’attendais à ce que ce soit difficile. Roger de Coster avait vraiment fait du bon boulot pour me vendre la moto, il me disait que c’était la même moto que la Yamaha, et à l’époque on savait que la Yamaha était incroyable. Ils avaient copié la Yamaha, ils étaient prêts à faire toutes les concessions si la moto n’était pas à niveau et quand je suis arrivé, ils étaient prêts. Les discussions avec Suzuki ont commencé très tôt en 2004, et pendant la saison, je portais beaucoup d’attention à leur moto. Je n’ai pas pu faire le Supercross à cause de ma blessure au genou, et j’ai eu le temps de faire mes recherches. Quand tu veux signer un pilote, tu te rends sur une piste privée tu le fais tester la moto pour qu’il puisse se faire une idée. Avec Suzuki, je n’ai pas pu faire ça car mon genou était amoché, donc je n’ai jamais roulé sur la moto avant de signer. Honnêtement, j’étais collé à Nick Wey tout le temps en 2004, j’écoutais la moto, je regardais comment elle réagissait, et ça me semblait être correct.

Je me souviens avant l’US Open de 2005, on testait avec Suzuki et on essayait de copier la Yamaha. Si on ne pouvait pas battre Yamaha, on allait les copier, et c’est ce qu’on a fait. […] »

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