Après une belle seconde place à Uddevalla le samedi, Liam Bruneau avait un bon coup à jouer sur l’avant-dernier round de l’Europe 125. Mais une chute dès les premiers mètres en seconde manche le dimanche ont ruiné les chances de podium du pilote TMX Compétition. Avant que ce dernier ne délaisse pour de bon la catégorie pour faire une transition – définitive, cette fois-ci – à la 250, on a fait le point en Suède. Micro.
Liam, forcément, il y a un peu de déception ce week-end en Suède. Ça avait pourtant super bien commencé ce samedi avec une belle première manche. Malheureusement, ce n’était pas la même musique ce dimanche.
Oui, c’est ça. J’ai fait une super première manche où j’ai signé le holeshot, je me suis fait doubler dans le premier tour mais je suis resté second toute la manche. Je termine à une seconde du premier, donc c’était vraiment une bonne manche. En deuxième manche, ça s’est beaucoup moins bien passé.
J’ai fait une bonne sortie de grille, tout pareil. Sauf que [Sleny] Goyer a réussi à me prendre un peu plus au départ. Je pars troisième, et malheureusement, je glisse. Je n’étais pas tombé mais [Levi] Townley me rentre dedans. Du coup, je tombe, et je repars dernier. J’ai dû remonter, il y avait le terrain qui glissait beaucoup, il avait été complètement refait, donc c’était vraiment très dur.
Je reviens 19ème avec une autre chute encore en voulant attaquer un pilote. Ce n’était pas la deuxième manche espérée, mais on garde le positif de la première manche.
Bauer est costaud, il a été titré ce dimanche. Tu n’étais pas loin de lui, le samedi, c’est plutôt un bon signal. Qu’est-ce qui t’aurait manqué pour aller le chercher, selon toi ?
Ce qui m’a manqué, je pense, c’est les 5 premières minutes de la manche. Les 5 premières minutes de la manche, je suis un peu long à me mettre dedans parce que j’essaie de chercher les traces, et tout plein de choses. Mais dès que j’arrive à trouver mes trajectoires, c’est là que je reviens, et je suis revenu sur lui. Pour moi, c’est ce qui m’a manqué en première manche.
Un mot sur le tracé d’Uddevalla. C’était une première pour toi ici en Suède. C’était comment ? Ça avait l’air particulièrement compliqué de remonter en deuxième manche.
Oui, c’était quand même vraiment compliqué. Après, c’était un beau circuit, même si ça glissait vraiment beaucoup. Le samedi aux essais libres, je n’étais pas vraiment à l’aise. Je glissais beaucoup, partout. Je n’arrivais pas à m’y faire et à me détendre.
Le dimanche matin, c’était à peu près pareil. Ça glissait toujours énormément, ils avaient vraiment beaucoup arrosé. J’ai bien aimé le tracé en soi. En première manche le samedi, le tracé était top. Mais quand ils arrosent trop comme ça, ça glisse beaucoup et là, c’est vraiment compliqué.
Dernièrement, on t’a vu jongler entre l’Europe 125 et le Supercross sur la 250. Ce n’est pas trop difficile de changer de cylindrée, et de discipline en pleine saison ?
Non, sincèrement, ça ne me perturbe pas. La dernière fois que j’étais remonté sur la 125, c’était à Foxhill pour te dire. Je n’avais pas retouché à la 125 depuis la Grande Bretagne. Je suis arrivé en Suède sans avoir fait le moindre départ en 125, sans même avoir roulé. Je suis arrivé ici en détente, j’ai essayé de faire du mieux que je peux, voilà tout.
À l’intersaison, il y a eu une blessure à la main. Tu as aussi signé une victoire de manche en Suisse. Il y a eu des podiums, mais des rounds plus difficiles: notamment la Sardaigne et la Lettonie. Quel bilan on fait de cette saison ?
On va dire que ça a vraiment été une saison compliquée. J’ai roulé comme je savais faire, mais je me suis beaucoup crispé, j’ai pris de mauvais départs. J’avais fait un bon début de saison à Almonte, où j’avais réussi à ramener une sixième et une quatorzième place en manches. C’était quand même pas trop mal, puisque ça ne faisait que deux semaines que j’étais revenu sur la moto. Pareil en Suisse, où j’ai réussi à faire un podium, c’était vraiment top. J’ai vraiment enchaîné des courses compliquées, où je ne prenais pas de bons départs, où je chutais tout le temps. Les départs, c’est vraiment ce qui m’a manqué cette année. On a trouvé la solution en fin de saison, comme à Foxhill, ou ici à Uddevalla. J’ai réussi à prendre de bons départs dernièrement, à partir dans les premiers, et c’est là que j’arrive à performer.
C’est quoi la suite pour toi ? Est-ce qu’on sait aujourd’hui si on va en Turquie, si on se concentre plutôt sur le Supercross pour la suite de la saison ?
Pour l’instant, je ne sais pas. C’est sûr que je vais faire le Supercross de Saint-Georges-de-Montaigu, mais la Turquie, peut-être qu’on va y aller, ou peut-être pas. Pour l’instant, on ne sait pas encore.














