Quatre ans après son dernier Grand Prix de Belgique, Tom Vialle a retrouvé Lommel – en catégorie MXGP cette fois-ci. Au pied du podium du GP des Flandres – pour seulement 2 points de retard sur Tim Gajser – le pilote Français retrouve les avant-postes après une passe compliquée, due à sa blessure aux côtes en France. Si le top 3 final s’est envolé suite à ses absences, le pilote Français vise à performer lors des derniers Grands Prix de la saison avant de reprendre du service en Supercross pendant l’hiver. Micro.
Tom, ça doit faire un moment que tu n’as plus roulé sur un tracé comme celui-là. C’était comment, de revenir faire un GP à Lommel ?
Exact. Ça fait plus de trois ans que je n’ai pas roulé ici, donc c’était difficile. Pour être honnête, aux États-Unis, on n’avait pas de terrains comme celui-ci, avec du sable aussi profond. Évidemment, depuis mon retour en Europe, j’ai passé beaucoup plus de temps à rouler dans le sable, mais on ne peut pas trouver à l’entraînement des conditions comme celles qu’on a eues ce week-end à Lommel. C’est la course la plus difficile de l’année, c’est vraiment éprouvant, mais je suis très content de mon week-end.
Samedi, j’ai terminé 5e de la manche qualificative; c’était bien. Puis le dimanche, je fais 5 et 3. J’ai manqué le podium de peu, mais j’étais vraiment très en forme dans la deuxième manche. J’ai doublé Tim en fin de course et j’étais plutôt satisfait de mon week-end après trois années passées loin de ces tracés. C’était aussi ma première course à Lommel sur une 450. Je suis vraiment content de mon week-end.
Tu as passé pas mal de temps aux Pays-Bas et en Belgique à t’entraîner dans le sable, mais ça doit être différent quand même, non ? J’imagine que c’était beaucoup plus défoncé ce week-end.
Oui, quand on revient en Europe, on passe beaucoup de temps à rouler dans le sable. Donc, bien sûr, comme je le disais, on s’y habitue, mais impossible de trouver quelque chose d’aussi défoncé que ce qu’on a eu aujourd’hui. C’est quasiment impossible de retrouver ces conditions à l’entraînement. On ne les rencontre que le jour des courses. C’était plus difficile que dans mes souvenirs, mais j’ai passé une bonne journée. Je me sentais vraiment bien sur la moto et j’avais un bon feeling. Du coup, c’était sympa de revenir à Lommel.
Sachant que tu n’avais plus roulé ici depuis longtemps, tu avais des attentes particulières pour ce GP ?
Comme tu dis. Ça fait trois ans que je n’ai plus roulé ici, et c’était ma première fois ici sur une 450. Dans le sable comme ça, ce n’est pas facile. Je voulais juste être le plus performant possible. Je me suis senti plutôt bien durant tout le week-end. Je pense avoir fait du bon boulot en ramenant un 5-3 en manches. Je n’avais pas d’attentes particulières. Je voulais partir devant, performer dans les deux manches; un peu comme d’habitude.
Tu as connu quelques blessures dernièrement. Est-ce que tu es de retour à 100% ?
Oui, comme tu le dis. J’ai manqué quelques Grands Prix parce que je m’étais cassé des côtes. C’était vraiment douloureux, et donc je n’ai pas pu rouler sur certains Grands Prix. Mais le week-end dernier à Loket, c’était déjà très positif. Je sens que je suis proche des 100% maintenant. J’ai fait un bon week-end dans le sable, alors j’ai hâte d’être à Uddevalla, d’ici deux semaines.
2026 est une année d’adaptation pour toi. Tu dois te faire à la 450, mais aussi à la Honda. Ça se passe comment ? Satisfait de ta première saison en MXGP, si on fait abstraction de la blessure ?
Oui. Il y a beaucoup de choses nouvelles pour moi: l’équipe, la moto, la cylindrée, le retour à la vie Européenne. Tout a changé cette année avec mon retour des Etats-Unis. Il m’a donc fallu un peu de temps pour m’adapter, mais aujourd’hui je me sens bien et je suis content de là où j’en suis. Pour être franc, la blessure m’a fait perdre du terrain au championnat, car on était dans la lutte pour le titre en début de saison. Maintenant, je suis de retour aux avant-postes et je me bats de nouveau pour monter sur le podium. C’est vraiment l’objectif pour la fin de l’année.
Est-ce que tu as l’occasion de retourner en France ? Tu es content d’être de retour ?
J’aime beaucoup ma vie en dehors de la moto. Évidemment, je suis heureux d’être de retour en Europe, surtout parce que je peux manger de la bonne nourriture ! J’ai vécu 22 ans en Europe et trois ans seulement aux USA, donc c’est plus facile pour moi d’être ici que là-bas. Mais c’était quand même vraiment bien aux Etats-Unis, surtout les deux dernières années. Je m’étais fait beaucoup d’amis, j’avais une belle vie avec tous les amis là-bas. Ça me manque un peu.
Mais mon objectif est de décrocher un titre de champion du monde MXGP, donc peu importe où je vis dans le monde; ça m’est égal. Je veux simplement pouvoir m’entraîner et me battre devant chaque week-end. C’est sympa d’être de retour en Europe, mais l’objectif, c’est ça. J’ai pu passer beaucoup de temps en France, donc c’est vraiment cool.
La semaine après les Nations, tu seras en Grande-Bretagne pour faire une épreuve du mondial de Supercross. Pourquoi ce choix ? Envie de refaire du Supercross ? Je ne sais pas si ta participation est confirmée pour le SX de Paris.
Oui, je vais participer à trois ou quatre courses, c’était prévu dans mon contrat. C’était l’une des raisons principales de mon retour aussi. C’était vraiment important pour moi de continuer. Je vais faire du Supercross à temps plein en octobre et novembre.
Je pense que c’est vraiment important. Le problème avec la catégorie 450, c’est que tout le monde est trop âgé, je dirais, pour se mettre à faire du Supercross. Mais j’aimerais qu’en Europe, il y ait plus de jeunes pilotes qui fassent du Supercross, parce que je suis certain que ça aide énormément en motocross : pour l’intensité, le feeling, la manière de jouer avec la moto…
Avec le Supercross, on apprend énormément et je pense que c’est important de continuer à en faire. J’adore également rouler et m’entraîner en Supercross. Je suis content de pouvoir continuer à le faire durant l’hiver.
La saison de mondial MXGP s’arrête fin septembre et il y a presque cinq ou six mois de pause jusqu’à mars, avant de reprendre les courses. La période d’intersaison est beaucoup trop longue. Je me suis demandé « Qu’est-ce que je vais faire ? » J’ai donc pris ces deux mois, octobre et novembre, pour faire du Supercross et rester en forme.
Je vais également essayer de peaufiner ma technique. Après ça, il me restera décembre, janvier et février pour me préparer. J’aurai encore plus de trois mois, et quand on s’entraîne pendant l’intersaison, trois mois, c’est beaucoup pour se préparer. J’aurai donc largement le temps pour 2027.
Et le Motocross des nations ? Motivé pour y participer si tu es sélectionné ?
Oui, bien sûr. L’année dernière, je n’ai pas pu participer à cause de ma situation aux États-Unis. Mais maintenant, je roule de nouveau à temps plein en Europe, donc évidemment – si je suis sélectionné – je serai à 100 % pour y participer.
















