Quentin Motillon “Travailler avec Tom, c’est que du bonheur”

De l’ombre à la lumière.

Il s’appelle Quentin Motillon, il est originaire de Monaco, et à 20  ans, il a réalisé un rêve en rejoignant l’équipe la plus prestigieuse du championnat du monde MXGP, Red Bull KTM, pour travailler aux côtés de Tom Vialle.

Un travail principalement réalisé dans l’ombre, en tant que mécanicien d’entraînement, puisque Quentin accompagne Tom lors de chaque sortie la semaine, mais aussi sur chaque grand prix et lors des courses d’intersaisons. S’il est plus en retrait sur les épreuves du championnat du monde, c’est pour faire place au mécanicien de course de Tom Vialle, Harrisson Norton.

Néanmoins, Quentin travaille d’arrache-pied toute la semaine aux côtés du Français pour tenter d’aider Tom à décrocher le Saint Graal : les victoires d’épreuves en championnat du monde MX2.

Lumière sur la vie d’un mécanicien Monégasque en championnat du monde…

“Moi, c’est Quentin, j’ai 21 et je viens de Monaco.

J’ai fait un bac pro en maintenance des équipements industriels. J’ai toujours été passionné de compétition et le concessionnaire Kawasaki de Monaco m’a un jour proposé de mettre ma moto en exposition. Quand j’ai amené ma moto, j’ai rencontré le propriétaire d’un team en mondial de Superbike à qui j’ai été présenté.

Quand je lui ai dit que je voulais devenir mécanicien, il m’a donné ma chance. Il m’a demandé sur quelles épreuves je pouvais venir pour leur montrer de quoi j’étais capable. Deux semaines plus tard, je commençais à travailler avec eux.

Finalement, j’ai terminé la saison de Superbike avec cette équipe et ils voulaient me garder pour la saison suivante mais je voulais faire une école pour me spécialiser dans la compétition donc je suis parti au pôle mécanique d’Ales, à l’IEMS, en 2017.”

Si Quentin a toujours baigné dans le milieu du sport et de la mécanique, ce n’est que plus tard qu’il a choisi d’emprunter la voie du motocross, malgré les nombreux inconvénients du métier qui pouvaient découler de cette décision. Encouragé par ses parents à poursuivre son rêve, Quentin a fait ses armes lors de son passage à l’IEMS. (l’Institut Européen de Formation en Mécanique Sportive)

“Dans ma famille, on adore les sports mécaniques, mon père a une sportive, mes oncles faisaient du Karting, mais moi, ce qui me plaisait le plus, c’était le motocross, mais à Monaco il n’y a pas de team en MX. Quand l’opportunité s’est présentée de faire de la mécanique en compétition, ce qui était mon rêve, je me suis dit qu’il fallait la saisir. Au moins je voyais de quoi j’étais capable.

Depuis tout petit, j’ai été bercé par la F1, le rallye Monte Carlo, je regardais aussi le Motocross, c’est plus tard, quand j’ai pratiqué, que j’ai su que c’était ce que je voulais faire. Quand j’ai dit à mes parents que je voulais faire ce métier, ils étaient inquiets, car c’est un métier très instable, il n’y a pas la sécurité de l’emploi, c’est spécial.

J’avais fait une liste avec tous les métiers que je pouvais faire, et mécanicien en motocross, c’était celui avec le moins de point positif. Vu que c’était vraiment ce que je voulais faire, mes parents m’ont encouragé, ils m’ont payé mon école et désormais, ils sont très fiers de mon parcours.”

Pour Quentin, l’aventure en mondial démarre donc l’année où il intègre le pôle mécanique d’Ales, en 2017 et rejoint l’équipe Bud Racing en tant que stagiaire.

“J’ai donc fait mon école et on devait faire un stage de 2 mois ainsi que des weekends de course. J’ai fait ces derniers avec l’équipe Bud Racing, j’ai travaillé pour Kim Savaste et Jimmy Clochet. Tout s’est super bien passé. Quand mon stage s’est terminé, il restait quelques épreuves et Stéphane Dassé m’a proposé de continuer avec eux, ce que j’ai fait jusqu’à la fin de la saison.

Bud Racing m’a ensuite proposé un contrat pour l’année suivante mais je voulais attendre et discuter des autres offres qui m’étaient proposées.

J’ai eu une proposition du team VHR que j’ai rejoint pour la saison 2018. À cause des blessures, j’ai travaillé pour plusieurs pilotes, Scotty Veraeghe, Adrien Malaval, Anthony Bourdon et Jordi Tixier. Pour Jordi, ce n’était pas prévu, car il ne devait attaquer qu’en 2019, mais le Motocross des nations est arrivé.

On a commencé à travailler ensemble à Imola, c’était speed, il fallait préparer les suspensions, le moteur, dans un délai très court. Après Imola, on est parti faire les nations, c’est là que j’ai dû faire un changement de moteur en 45 minutes.”

Intégrer le milieu n’est pas simple, d’autant plus que les places – limitées – valent chères. Quentin a dû se démarquer, et c’est grâce à sa persévérance et à la qualité du travail fourni pendant son stage qu’il s’est finalement vu offrir l’opportunité de faire ses preuves à temps plein en mondial, avec l’équipe VHR KTM, en 2018.

“C’est un milieu très fermé, il faut le savoir.

En 2016, j’allais souvent voir les équipes sur les courses et je leur disais que je voulais faire mécanicien, j’ai commencé à me faire des contacts. C’est un monde très petit, tout le monde voit tout, tout le monde se connaît. Je déposais mes CV, les équipes regardaient comment je bossais sur les courses avec Bud Racing et ils pouvaient se faire une idée de mon travail. C’est de là que Bruno Veraeghe m’a donné ma chance pour ma vraie première année et je le remercie pour ça.

En plus, avec eux, j’ai été aux nations, et ça, c’était un rêve, un aboutissement, travailler pour l’équipe de France et la représenter, ça m’a rendu fier. En plus, j’avais comme rêve d’aller faire mécanicien sur une course aux USA, du coup, c’était réalisé par la même occasion.”

Après une première année d’apprentissage en tant que mécanicien de course pour le team VHR, Quentin est parti à la recherche d’un nouveau challenge, et, contre toute attente,  ce dernier s’est présenté sous la forme d’une proposition de l’usine Autrichienne KTM …

“Dans le team VHR, l’ambiance était un peu spéciale, j’avais commencé à chercher une équipe pour 2019.

À Assen, le team Manager de Red Bull KTM – Dirk Gruebel – est venu me rencontrer pour savoir si j’étais toujours à la recherche d’un team, c’était le cas, il m’a dit qu’on se reparlerait à Imola.

Arrive Imola, grosse fête pour célébrer le titre de Prado et Herlings. Dirk Gruebel est venu me voir, il m’a parlé, il m’a dit qu’ils cherchaient un mécanicien pour un pilote Français, je ne savais pas qui était ce pilote. Ils voulaient avoir un mécanicien qui parlait Français et Anglais, le pilote devait signer après les nations.

Le lundi soir après les nations, on s’est tous retrouvé à l’aéroport pour rentrer et Joel Smets est venu me voir et m’a félicité de la part de KTM en me disant de garder mon téléphone près de moi. Le mercredi soir, je reçois un coup de fil de KTM avec une proposition pour travailler pour Tom Vialle.

Quand KTM m’a fait la proposition, j’ai eu un moment d’hésitation. Soit je continuais pour VHR avec Jordi Tixier, qui était déjà champion du monde, soit je partais chez Red Bull KTM, l’équipe qui crée les champions du monde. C’était une chance qu’il fallait que je saisisse, ce genre de proposition n’arrive qu’une seule fois dans une vie.

Je ne connaissais pas vraiment Tom à l’époque, mais on se croisait dans les paddocks et on discutait, avec Fréderic Vialle aussi. C’est un pilote que j’ai toujours trouvé sympa, je n’ai pas eu besoin de réfléchir à ce niveau-là, j’ai dit oui et je ne regrette absolument pas. Tom est un pilote super, il prend le temps de remercier après chaque course, chaque entraînement. Travailler avec Tom, ce n’est que du bonheur.”

Qui dit mécanicien dans le team usine le plus prestigieux dit déplacements permanents, peu de repos, une vie sur les routes, sur les terrains et pourtant, une vie que Quentin croque à pleines dents, sans oublier ses racines, toujours solidement ancrée à Monaco.

“Je vis encore à Monaco, j’ai mon appartement là-bas, ma famille, mes amis, ma copine. J’essaye d’y retourner dès que j’ai du temps libre. Avec ce métier, on bouge beaucoup, on est actuellement en Belgique mais on va partir un mois en Espagne, on bouge énormément, on visite un nouveau pays tous les weekends pendant la saison, il faut savoir s’adapter, être flexible. On fait le même parcours que les pilotes mais dans l’ombre.”

Dans l’ombre, car si Quentin travaille en étroite collaboration avec Tom Vialle la semaine, ce dernier s’écarte lors des grands prix pour laisser place au mécanicien de course, Harrisson Norton.

“Il y a le mécanicien de course, qu’on voit sur les grands prix, et moi, je suis présent lors de tous les entraînements, mais également sur les grands prix pour aider, donner un coup de main si besoin. Je suis encore plus dans l’ombre que le mécanicien de course.

Toute la semaine, je suis sur les circuits, avec la moto, le camion, et ça me va comme ça. Je suis mécanicien principal sur les épreuves nationales type Hawkstone, les épreuves du championnat Italien, le Pays Bas, Lacapelle Marival, etc.

Quand Tom est entré en collision avec Vlaanderen en République Tchèque, il fallait changer beaucoup de pièces, on s’y est mis à deux pour refaire la moto dans les temps pour que Tom puisse participer à la seconde manche, je suis là pour donner un coup de main et aider Tom au besoin.

Quand j’ai commencé le métier, je voulais être mécanicien de course, mais finalement, la place de mécanicien d’entraînement me correspond mieux car une vraie affinité se créer avec le pilote, on passe toute la semaine ensemble, on travaille beaucoup sur le développement de la moto. C’est super, on voit énormément de choses. Quand on voit les résultats sur les grands prix, ça fait plaisir. On travaille toute la semaine, on fait des horaires de dingue, et le voir sur le podium en fin de weekend, c’est une satisfaction personnelle.”

Quentin – Tom – Harrisson

Mais du coup, pourquoi avoir deux mécaniciens si le mécanicien d’entraînement est le plus à même de connaître le pilote et de pouvoir répondre à ses besoins ? C’est Quentin qui vous apporte la réponse.

“Quand j’étais chez VHR ou chez Bud Racing, il n’y avait qu’un seul mécanicien. Dans les équipes officielles, il y a un mécanicien pour les entraînements et un pour les courses car un plus gros travail est effectué, les méthodes de travail et d’entraînement sont différentes et seul, on ne peut pas tout faire.

À l’entraînement, il nous arrive de faire des journées de 7h à 23h avant de renquiller le lendemain.

En plus, on doit être présent sur les grands prix dès le jeudi pour monter la structure, passer les contrôles techniques le vendredi, puis faire le weekend de course et rentrer le dimanche soir ou le lundi matin. Il faut refaire la moto de course, reprendre l’entraînement dès le mardi ou le mercredi. Seul, impossible de tout faire correctement, impossible d’approfondir le travail.”

On sait que les pilotes visent les équipes usines pour les moyens financiers, techniques, logistiques, etc …Cependant, le travail est-il différent d’une équipe satellite à une équipe Usine pour un mécanicien ? La réponse est oui …

“D’une équipe satellite à une équipe usine, le travail change complétement même si ça reste une moto qu’il faut démonter, graisser, entretenir, remonter. La méthode de travail est différente. Dans le team usine, on n’a pas le droit de toucher aux suspensions et au moteur, c’est une autre personne qui s’en occupe. On doit remplir des cahiers des charges pour relater l’utilisation, faire des rapports. On doit contrôler énormément de pièces sur la moto et ces dernières ne sont pas les mêmes que celles d’origine donc c’est différent. On ne s’occupe que de ça alors que dans un team satellite, on peut être amené à s’occuper de différentes choses.”

Présent à l’entraînement, sur les grands prix, sur les courses internationales, pendant l’intersaison, le planning de Quentin ne laisse que peu de place au temps libre et le Monégasque ne compte plus ses heures. Sa principale motivation ? Une passion sans faille et l’envie de participer à l’effort collectif visant à amener Tom Vialle vers les sommets du mondial MX2.

“J’ai du temps libre quand la saison se termine, là, on vient de prendre un peu de vacances. Ensuite, sur les épreuves oversea type Argentine, Indonésie, seul le mécanicien de course se déplace, je n’y vais pas car il y a suffisamment de personnel sur place et largement assez de personnes autour de la moto, ça fait moins de monde à déplacer.

Pendant ces courses, je suis repos du Jeudi au dimanche, parfois jusqu’au lundi. C’est un faux repos car il faut tout de même s’occuper de refaire la moto d’entraînement pour le retour du pilote, il faut s’occuper du camion, qu’il soit propre pour nos sponsors. Il y a très peu de temps mort. Pendant les fêtes de noël et en fin de saison, on a un peu de vacances, un bon mois de vacances.”

Quentin ne tarit pas d’éloges à propos de Tom. La progression du jeune Français n’est pas fruit du hasard. Tom travaille dur afin de gravir les échelons qui lui permettront de pouvoir, un jour, prétendre au titre de champion du monde.

“Tom est hallucinant, mais pas seulement grâce à la moto. Il fait des journées de fou, il se lève à 7heures, il part courir avant d’enchaîner avec la muscu. Ensuite, il roule à moto et le soir il rentre faire du décrassage. Il se donne vraiment les moyens, Joël l’aide sur la partie physique et l’entraînement moto. Il nous fait notre programme toutes les semaines et on sait ce qu’on doit faire. Tom est très mature pour son âge, il n’a que 19 ans, mais quand on lui dit de faire quelque chose, il ne rechigne jamais. On n’a pas non plus besoin de contrôler, on sait que Tom fera ce qu’il doit faire, c’est un bosseur.

Tom n’est pas un pilote compliqué, il arrive à s’adapter facilement à la moto. Au début, Tom ne parlait presque pas Anglais donc je servais d’intermédiaire entre lui et le Staff KTM – à part Joel qui parle Français. Tom sait ce qu’il veut et il arrive à bien régler une moto. Son père Frédéric est présent à presque tous les entraînements et pendant que Tom roule, on discute pour voir comment améliorer certains points sur la moto, ça fonctionne bien.”

Avec Tom au guidon et Quentin aux outils, Red Bull KTM mise sur la jeunesse, et puisque le duo fonctionne si bien …

“Nous, les mécaniciens, on dépend de KTM mais aussi de notre pilote, c’est le pilote qui décide s’il veut nous garder. KTM ne fait pas de contrat de plus d’une saison. Chaque année, KTM doit nous donner une réponse pour l’année suivante à une certaine date pour savoir si notre contrat est prolongé ou non. Pour moi, c’est bon, en 2020, je serais toujours aux côtés de Tom !”

Si Quentin prépare sa seconde saison au sein de l’équipe KTM, ce dernier ne compte pas se reposer sur ses lauriers. Une erreur se paye cher à ce niveau et Quentin est bien décidé à ne rien prendre pour acquit …

“C’est un métier à pression, il faut toujours faire le nécessaire pour éviter les problèmes. On travaille sur nous-mêmes pour apprendre à gérer cette pression. Si on est trop sous pression, on risque de perdre nos moyens et à partir de là, on n’arrive plus à faire notre travail. Quand je suis arrivé chez Red Bull, je retrouvais une KTM, j’avais déjà travaillé sur ces motos, mais j’ai fait comme si je la découvrais de nouveau pour ne rien prendre pour acquis.

 J’allais souvent voir les autres mécaniciens pour leur poser des questions sur les pièces, sur les réglages, c’est comme ça que j’ai pu en apprendre plus sur la KTM officielle. Niveau méthode de travail, je suis contrôlé deux fois plus qu’avant, du coup, le risque d’erreur a diminué, voir presque disparu, et je ne ressens plus la pression.”

À quoi ressemble une semaine type en pleine saison de mondial ? C’est la question posée à Quentin, et vous saurez probablement étonné par le nombre d’heures que Tom passe sur la moto en dehors des épreuves.

“Pour une semaine type, si on travaille sur de la terre, on va partir le mardi s’entraîner sur de la terre. En Belgique, dans le sable, les circuits n’ouvrent qu’aux alentours de 13 heures en général. Pour la terre, on part assez tôt pour être sur le circuit dès 9 heures ou 10 heures.

Il ne faut pas croire que les pilotes roulent beaucoup. Tom roule peut être même moins qu’un pilote qui va vouloir faire de la ligue et qui va passer beaucoup d’heures sur la moto. On repart généralement des circuits vers 15 ou 16h avant de rentrer. En moyenne, Tom roule entre une et deux heures par jour de roulage. Quand les épreuves s’enchaînent d’un weekend sur l’autre, Tom ne roule parfois qu’un jour par semaine, le reste, c’est du physique, tous les jours, de la salle, du vélo, de la natation, etc …

Mardi soir, une fois l’entraînement fini, on rentre à l’atelier et de là, je lave la moto, un gros lavage, je démonte tout. Je souffle, je rentre la moto, anticorrosion, vidange, contrôles de toutes les pièces et la visserie, je remets la moto en ordre avant de m’occuper du camion et déjà, il est 20heures ou 21 heures. On reprend le lendemain mercredi pour une journée d’entraînement sur un circuit différent pour éviter que le pilote ne tombe dans une routine.

Jeudi matin, on part pour le grand prix et on aide à monter la structure. Après, on reste la journée sur place, on fignole les réglages, on prépare le camion, les karchers, on aide sous la tente. Le vendredi, on fait les contrôles des motos, c’est la journée calme et le soir, on mange ensemble dans l’hospitality Red Bull. Place au weekend de course le samedi et dimanche.

Après les manches du dimanche, on lave la moto, on remballe tout le camion et la semi-remorque part le soir même ou le lendemain matin pour l’atelier. Nous aussi, en avion. Selon le GP, on rentre dimanche soir ou lundi matin.

 

On recommence le mardi pour une nouvelle semaine.”

Et selon Quentin, quels sont les 3 indispensables pour faire un bon mécanicien ?

“La passion, l’écoute, et la minutie.

La passion, car on ne compte pas nos heures, vu le travail fourni, sans passion, ce ne serait pas possible. On enchaîne sans pause, on se couche tard et on se lève tôt s’il le faut.

L’écoute, l’écoute du pilote, de son ressenti, l’écoute des supérieurs.

La minutie, pour chaque tâche, on utilise un outil spécifique, qu’on trouve à une place bien précise, il faut être minutieux dans son travail. Ce n’est pas de l’horlogerie, mais presque, il faut prendre son temps.”

Une dernière pour la route … Deux moments forts ?

1. Je n’étais pas en Suède pour la première victoire de Tom car on devait faire beaucoup de préparatif. Mais pour moi, le grand prix de Grande Bretagne cette année avec le premier podium de Tom fait partie de l’un des plus beaux moments. Emotion générale, ambiance de dingue, une preuve qu’on avait bien travaillé durant l’intersaison.

2. Les nations. On remonte un moteur après la casse de Jordi, il part pour la manche, et au bout de quelques minutes, la moto se met à faire de la fumée. Les conditions étaient horribles, Jordi avait un moteur d’origine. On se disait qu’on avait un vrai chat noir dans l’équipe, on venait tout juste de changer le moteur. Mais finalement, le résultat est superbe et la moto est allé jusqu’au bout. Faire les nations, c’était un rêve, l’expérience était folle et ce moment d’incertitude avec la moto qui chauffe de nouveau, je ne suis pas prêt de l’oublier.”

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