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Tom Vialle “Paris, c’était un bon entraînement pour moi”


Tom Vialle a participé à son tout premier Supercross de Paris ce week-end. Désormais basé aux USA, l’officiel Red Bull KTM s’est fait voler la vedette par le pilote Japonais Jo Shimoda, qui décroche la couronne de Prince de Paris. Solide tout le week-end malgré une chute dès la première manche du samedi, Tom Vialle décroche une victoire de manche et peaufine petit à petit son bagage en Supercross; Rome ne s’est pas faite en un jour. Notre confrère Andy McKinstry de Gatedrop s’est entretenu avec le pilote Français au soir de cette 40ème édition. Micro.

Tom, après une saison aux US, tu es de retour en France. Évidemment, il y a eu les Nations mais là, c’est encore une course différente. Content d’être de retour devant ton public ?

C’était bon d’être ici. C’était ma première fois au Supercross de Paris, je l’ai souvent vécu en spectateur et c’était la première fois que j’y roulais. C’était fun. Le samedi, je suis tombé dès la première manche donc je n’ai pas bien commencé le week-end mais je me suis amélioré pendant la soirée. C’était encore mieux le dimanche, mais il faut encore que je progresse. Je dois m’améliorer, m’améliorer sur la piste, faire des progrès sur moi-même et aussi faire progresser la moto. C’est pourquoi on est venus ici, pour faire du testing sur la moto, pour me tester moi-même; Paris, c’était un bon entraînement pour moi.

C’était comment, de s’adapter à la vie Américaine avec toute ta famille ? Tu as vécu en France toute ta vie, tu étais habitué à voyager à travers le monde pour disputer les GP. T’es-tu fait à la vie Américaine ?

Oui, j’aime beaucoup la vie là-bas, je m’y suis habitué désormais. Les débuts en Supercross étaient difficiles au début. Évidemment, je n’avais jamais trop roulé en Supercross dans ma carrière avant ça. C’était seulement ma première année complète et c’est vraiment très différent. Ça va de mieux en mieux mais je sais que je dois vraiment m’améliorer dans les whoops, donc je vais travailler là-dessus cette intersaison pour être meilleur l’an prochain.

Pour ta première saison, tu étais rapide et tu peux être satisfait; il y a juste les whoops mais une fois que tu auras réglé ce problème, tu devrais pouvoir jouer les victoires.

C’est sûr. En piste je suis l’un des plus rapides, ou tout du moins je suis proche des autres pilotes mais je dois m’améliorer dans les whoops. Ce week-end, j’ai fait de beaux passages dedans mais le problème c’est que je ne suis pas encore très régulier et je dois améliorer ce point. Je passe bien dedans pendant un ou deux tours, et quand je me rate je perds vraiment beaucoup de temps et en Supercross, si tu perds une demi-seconde ou même une seconde, c’est vraiment très difficile de rattraper le temps perdu. Il faut que je travaille là-dessus cet hiver.

Tom Vialle a conscience de son point faible en Supercross; prévu sur la côte Est l’an prochain, le pilote Français dispose encore de 2 mois et demi pour progresser dans les whoops

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Un mot sur l’outdoor. En GP, tu avais deux jours et tu connaissais les pistes alors que là, ce n’était que sur une journée et deux sessions de 15 minutes. Le plus dur, c’était d’apprendre les pistes ?

Oui, c’était d’apprendre les pistes. En Supercross, les pistes changent chaque fois alors qu’elles restent les mêmes sur l’outdoor. Je pense que la saison prochaine sera bien plus simple pour moi en Motocross, je connais désormais les tracés et ce sera d’une grande aide pour moi.

Les terrains en GP et aux US sont différents. C’est très défoncé en mondial, le rythme est plus intense et élevé aux US. Ce sont des courses différentes ?

C’est très différent. L’intensité est plus importante aux US et selon moi, les terrains sont plus défoncés aux USA qu’en mondial. Quand on est revenu à Ernée cette année, le terrain était assez plat. J’ai roulé en Europe pendant 4 ans donc je connais bien les terrains; il y a bien plus d’ornières aux USA et les trous sont souvent plus gros. Ce n’est pas toujours le cas mais ça arrive fréquemment. Lommel, c’est encore différent, c’est du sable; je fais référence aux tracés plus “normaux”. Je n’en ai pas discuté avec Jorge, mais j’ai vu qu’il avait dit que les terrains de GP étaient bien plus difficiles que les terrains qu’on retrouvait sur l’outdoor. J’ai juste envie de lui dire que j’ai roulé en Europe pendant 4 ans et je peux t’assurer que les terrains aux USA sont compliqués; on ne peut pas vraiment comparer les deux mais ça va plus vite sur l’outdoor et les terrains sont compliqués. Je suis persuadé que si Jorge venait faire une épreuve, il verrait et il dirait que les pistes Américaines sont défoncées, trouées, et même bien plus qu’en GP parfois. Parfois sur les grands prix, la texture est vraiment très dure, compacte, se creuse assez peu et c’est différent. Aux USA, c’est meuble, il y a beaucoup de traction et on retrouve de gros trous et de très grosses ornières. Honnêtement, c’est parfois plus défoncé qu’en grand prix. On ne peut pas dire que les terrains sont des billards aux USA et que c’est plus dur sur les GP car ce n’est pas vrai.

C’était comment de rouler à Ernée et de gagner les nations devant les fans Français ? Lors de ta seconde manche, tu n’es pas passé loin de t’imposer sur ta 250.

C’était top. On était sur un tracé très Européen, avec de la terre très dure, peu d’ornières, peu de trous. On était sur un tracé typique des GP donc je me suis bien senti et j’ai passé un bon week-end là-bas.

Sur le long terme, tu te vois rester aux USA ou être de retour en Europe pour rouler en MXGP ?

Pour l’instant, je prends les saisons les unes après les autres, mais j’ai bien envie de rester aux USA.

Ernée, Paris, Tom Vialle nous a gratifié de sa présence à deux reprises cette saison. Retour aux US et place à la préparation pour 2024.

Tom Vialle “Paris, c’était un bon entraînement pour moi”

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