Après plusieurs saisons passées sur le mondial MX2, David Braceras a décidé de tourner la page. Le pilote espagnol a annoncé mettre un terme à sa carrière professionnelle, avec l’envie de se consacrer à un nouveau projet. Une décision qui intervient au terme d’une saison 2026 particulièrement compliquée, marquée par une nouvelle désillusion sur le marché des transferts.
L’histoire aurait pourtant pu prendre une tout autre tournure. En 2025, David Braceras s’était illustré dès l’ouverture du championnat du monde MX2 en Argentine, en décrochant une quatrième place lors de la première manche au guidon de sa 250 CR-F du team JM Racing Honda. De quoi confirmer le potentiel entrevu lors de ses précédentes saisons et nourrir de belles ambitions pour la suite. Mais sa saison avait rapidement été perturbée par les blessures: une fracture du plateau tibial et une entorse du genou, puis une fissure du bassin à Lommel, avaient finalement mis un terme prématuré à sa saison.
À l’approche de la saison 2026, le pilote espagnol s’était donc retrouvé sur le marché des transferts. Le programme de Jacky Martens ayant été réorienté vers la catégorie MXGP après la reprise du projet Fantic, Braceras devait trouver une nouvelle structure pour poursuivre son aventure en MX2. Il pensait avoir trouvé la solution avec Riley Racing, qui lui avait proposé un guidon pour la saison 2026 – sa dernière année d’éligibilité au championnat. Mais, une nouvelle fois, le projet ne verra jamais le jour, laissant encore un pilote sans guidon en championnat du monde. Une situation qui rappelle celles vécues par Tom Guyon et Kay Karssemakers, auxquels Riley avait déjà fait faux bond un an plus tôt.
À quelques semaines du début du championnat, les options s’étaient considérablement réduites. Triumph Espagne lui avait finalement apporté son soutien pour disputer son championnat national MX2. Une solution qui lui permettait de rester actif et de continuer à s’entraîner afin de se tenir prêt à saisir la moindre opportunité en Grand Prix. Cette dernière ne se présentera pas.
Cette nouvelle désillusion semble désormais avoir marqué la fin de son parcours au plus haut niveau en Motocross. Dans son message d’au revoir, David Braceras évoque une décision prise avec beaucoup de sérénité et de reconnaissance envers le motocross, sa famille, ses équipes, ses partenaires et toutes les personnes qui l’ont accompagné depuis ses débuts.
Mais le pilote espagnol ne quitte pas le monde des rêves pour autant. S’il referme le chapitre de sa carrière professionnelle en motocross, il annonce déjà vouloir se consacrer à un autre projet qui lui tient à cœur depuis longtemps: le rallye avec Hero Motorsports, tout en affichant une ambition de Dakar.
David Braceras terminait vice-champion d’Europe 65cc en 2013, puis vice-champion d’Europe 125 en 2020 avant de goûter au podium de manche sur l’Europe 250. Il signera par la suite une poignée de top 10 sur le mondial MX2, sur lequel il a évolué au sein d’une poignée de structures: F&H Kawasaki (2022), Maddii Fantic (2023), et JM Racing Honda (2024, 2025).
David Braceras: « Aujourd’hui, je tourne la page de ma carrière de pilote professionnel de motocross, mais avec un immense sourire et je suis très content de ce qui m’attend. Car grâce au motocross et à tout ce qu’il m’a appris, je peux aujourd’hui franchir une nouvelle étape vers un autre de ces grands rêves que j’ai toujours voulu réaliser.
Ces dernières années ont été remplies de défis, d’apprentissages et de moments que je garderai toujours avec moi. Je pars fier de tout ce que j’ai vécu, de chaque étape franchie et d’avoir toujours tout donné pour poursuivre les rêves que je nourrissais depuis mon enfance.
Un immense merci à ma famille, mes sponsors, mes équipes, mes entraîneurs, mes mécaniciens et à toutes les personnes qui m’ont fait confiance et m’ont soutenu depuis le premier jour. Ce sport m’a également offert la chance de rencontrer des personnes extraordinaires. Je garderai de nombreux souvenirs, ainsi que des rencontres qui feront toujours partie de mon histoire.
Un chapitre se termine, mais mon prochain rêve commence. Et ce n’est que le début ! »
















