Vainqueur en Andalousie et en Sardaigne, Lucas Coenen n’avait connu que la plus haute marche du podium ou rien sur cette première moitié de saison 2026. En France, le duel face à Jeffrey Herlings a tourné à l’avantage de l’officiel Honda HRC, obligeant le leader du championnat à se contenter de la deuxième marche du podium à Lacapelle-Marival. Mais l’opération lui permet de conserver la plaque rouge avant de prendre la direction de l’Allemagne, où il avait – aussi – fait jeu égal avec Herlings l’an dernier.
À la suite de l’intervention appuyée de Romain Febvre en conférence de presse, Lucas Coenen a également tenu à s’exprimer au soir du GP de France, adressant une pensée pour le Français Thibault Benistant, évacué par hélicoptère après sa chute survenue lors de la première manche.
« J’aimerais commencer par dire que j’espère que Thibault va bien, parce que je n’ai pas eu de très bonnes nouvelles. Ce n’est jamais bon de voir un pilote à terre, et pourtant, on a continué la course. Mais on vient justement d’en parler : en comparaison, ils ont arrêté la seconde manche alors que les pilotes tombés allaient bien. Parfois, on ne comprend pas trop, mais je ne vais pas en faire toute une histoire. »
Pointé sixième dès le premier tour de la manche qualificative du samedi, Lucas Coenen reviendra jusqu’à la troisième place et terminera à moins d’un centième de Kay de Wolf, qui parviendra à le contrer dans les derniers mètres. Facile vainqueur de la première manche du dimanche, le leader du championnat sera battu par Jeffrey Herlings dans le second débat. Au terme du week-end, il concède donc deux points au Néerlandais — deux points perdus lors de la manche qualificative.
« Pour moi, le week-end s’est bien passé. Le samedi, un peu moins. C’était dur de doubler sur ce circuit : j’ai réussi à revenir troisième, presque second même. Le dimanche, Jeffrey a été très fort. Moi aussi, mais je n’ai pas vraiment pu trouver d’ouverture. 1-2, ça reste un bon week-end. Je ne voulais pas manger de projections toute la manche, mais ça a finalement été le cas dans la deuxième course. J’ai tenté de trouver l’ouverture un peu partout, et c’était tout simplement impossible de trouver une solution. Il fallait que Jeffrey fasse une erreur pour que je puisse passer. Sur certaines portions, j’ai essayé de sortir un peu de la trace principale, comme en bas de la descente. Surtout pour essayer de prendre moins de projections… Mais dans l’ensemble, je suis satisfait de terminer second du Grand Prix. »

En l’espace d’une semaine, les annonces se sont multipliées pour les frères Coenen. Lucas et Sacha ont été annoncés sur plusieurs épreuves de l’outdoor US cet été, ainsi qu’au Supercross de Paris en fin de saison. Si le plan se déroule comme prévu, Lucas et Sacha n’auront qu’un seul week-end de repos d’ici à la finale en Australie, le 20 septembre prochain. Un programme chargé, d’autant que Lucas est actuellement leader du championnat du monde MXGP. On a voulu savoir avec quel état d’esprit il abordait ce nouveau défi.
« On y va pour le plaisir et pour expérimenter ; notre rêve est d’aller là-bas par la suite » explique Lucas en guise de clotûre. « On y va pour apprendre et pour voir comment ça se passe. Je ne vais pas aux USA pour essayer de gagner. J’y vais pour apprendre et je ne vais pas prendre le moindre risque, car on veut pouvoir se battre pour le titre ; c’est l’objectif principal cette année. Mais ce sera une expérience fun. »
« C’est un risque, c’est comme ça que les gens le voient. Mais on peut aussi voir que Jeffrey a fait beaucoup de courses pendant le break, et je pense qu’à l’heure actuelle, la bataille pour le titre est vraiment intéressante et musclée. Ce sera une bonne expérience et un rêve devenu réalité. Ça va être costaud. J’ai hâte. »
Pas le temps de souffler pour les Coenen, donc. Direction l’Allemagne ce week-end, puis la Lettonie dans la foulée, avant un premier détour par Thunder Valley pour une pige sur l’outdoor US. Retour ensuite en Europe pour le GP d’Italie, puis les Grands Prix du Portugal et d’Afrique du Sud, avant de repartir au pays de l’Oncle Sam pour une seconde apparition en Pro Motocross… et ainsi de suite.
Au programme : 17 courses en 18 semaines. Un rythme infernal qu’il va falloir tenir !









