Pauls Jonass a signé un retour remarqué en MXGP à Uddevalla, après plusieurs semaines d’absence consécutives à sa chute de Foxhill. Le pilote Kawasaki a décroché son meilleur résultat de la saison avec une quatrième place en Suède, signant notamment une excellente première manche où il terminera second de Jeffrey Herlings. À l’issue du week-end suédois, l’officiel Kawasaki KRT évoque son retour en piste, sa manche avec Jeffrey Herlings, le niveau du MXGP, mais aussi son avenir, encore incertain pour 2027. Micro.
Pauls, premier Grand Prix depuis ta chute à Foxhill et meilleur résultat de la saison avec cette quatrième place en Suède: tu dois être content de la manière dont ton week-end s’est déroulé à Uddevalla ?
C’était mon premier Grand Prix depuis ma chute à Foxhill. Globalement, ça s’est vraiment bien passé. Je suis déçu de ma façon de rouler dans la deuxième manche, car j’ai pris un bon départ, j’étais bien placé et j’ai rétrogradé. Mais terminer quatrième pour mon retour en GP, c’est une bonne chose. En fait, c’est même mon meilleur résultat de l’année. Je me suis senti bien tout le week-end, à l’exception de la deuxième manche. Je pense avoir affiché une très bonne vitesse, donc il y a beaucoup de points positifs à retenir. Il y a évidemment encore certaines choses sur lesquelles on doit travailler, mais on va continuer à bosser. Il reste encore quatre GP, donc rien n’est encore joué.
Dans la première manche, tu mettais une grosse intensité dans les premiers tours et tu as même réussi à rester avec Jeffrey. Tu dois être content.
Oui, j’ai pris un bon départ en première manche. J’ai réussi à gagner quelques places dans le premier virage, donc je me suis retrouvé directement derrière Jeffrey. J’ai essayé de m’accrocher à lui aussi longtemps que possible, mais après quelques tours, il en a remis une couche et a augmenté le rythme, donc c’était difficile de suivre la cadence. Mais c’était vraiment top de rouler aux avant-postes. Dans cette situation, tu peux rouler plus facilement, être plus relâché et ouvrir davantage les virages. Je me sentais simplement moi-même, car je pense que ma vitesse a été plutôt bonne cette année dans l’ensemble. J’ai simplement connu quelques galères, un manque de chances et quelques chutes qui m’ont empêché d’obtenir de meilleurs résultats. Mais rouler de nouveau aux avant-postes, ça m’a vraiment fait du bien.
Quand tu étais second de la manche, tu te disais quoi ? Ça faisait un bail que tu n’avais pas roulé devant comme ça.
En fait, ça me semblait tout à fait normal. Ça faisait effectivement un moment que je n’avais plus été aux avant-postes. Cette année, le seul GP où j’avais vraiment été devant, c’était en Afrique du Sud, lors de la manche qualificative et en première manche. Mais ça ne m’a pas semblé étrange, c’était naturel et j’avais la vitesse. Tom et Romain étaient derrière et me mettaient un peu la pression, mais ils ne se sont jamais vraiment rapprochés suffisamment pour attaquer. C’était vraiment cool.
La piste semblait difficile, glissante, avec beaucoup de trous et d’ornières.
La piste était glissante. Ce circuit devient toujours assez dur quand ça se creuse, mais cette année, je pense que c’était encore plus marqué que les années précédentes. Il y avait quelques ornières, mais elles n’étaient pas très profondes et le fond était vraiment dur et glissant. Pour le départ, on avait évidemment choisi un pneu sable, donc je roulais avec ça sur les portions glissantes. Il fallait simplement faire attention à garder la moto bien droite, car lorsqu’elle est droite, elle continue de tracter tant que tu n’es pas trop penché ou incliné. Il fallait vraiment rester concentré. Mais globalement, la piste était comme elle l’est toujours en Suède : dure et glissante. Avec les nouvelles modifications et certaines portions moins larges, elle est assez lente à certains endroits. Je pense que ce n’est pas le meilleur circuit pour faire de belles courses, mais l’ambiance y est toujours au top.
Le niveau en MXGP semble vraiment relevé cette année. Il y a beaucoup de champions du monde dans la catégorie …
Le niveau en MXGP est vraiment très relevé cette année. Les dix premiers, et même plus, roulent vraiment très, très bien. Et heureusement, il n’y a pas eu trop de blessures, donc la plupart des pilotes sont toujours là. Le niveau est haut et il est vraiment important de prendre un bon départ pour être tout de suite aux avant-postes, car si tu prends un mauvais départ, c’est vraiment compliqué de revenir.
Tu es désormais papa de deux enfants. Comment se passe cette nouvelle vie ? Est-ce que ça change la façon dont tu vois les choses ?
Je suis papa depuis maintenant plus de deux ans et demi avec mon aîné, et mon plus jeune a trois mois. C’est chargé, la vie est bien remplie. Je pense que ça m’aide simplement à me détendre lorsque je rentre à la maison. C’est devenu plus facile de décrocher mentalement, ce qui m’aide forcément. Après une mauvaise journée, quand tu rentres chez toi et que les enfants sont contents de te voir, ça aide à recharger les batteries.
On parle beaucoup de Kawasaki en ce moment, surtout aux États-Unis. Comment c’est de ton côté avec l’équipe et la moto ? Le package en MXGP semble fonctionner plutôt bien !
On voit effectivement beaucoup de choses sur les réseaux sociaux concernant la Kawasaki, surtout aux États-Unis. Mais de mon côté, c’est ma deuxième année avec l’équipe et avec cette moto. Je pense qu’on a trouvé une bonne base pour moi. Il y a toujours des choses à améliorer et sur lesquelles travailler, mais je suis satisfait d’où je suis actuellement. Depuis quelque temps, on a décidé de conserver la même base de réglages et ça m’a aidé à mieux connaître la moto. À un moment donné, il vaut mieux connaître sa moto à 100 % que de la changer à chaque fois, donc je pense que ça m’a permis de mieux la comprendre et de m’y habituer dans toutes les situations. D’un GP à l’autre, on change un ou deux clics sur les suspensions, on fait quelques petits ajustements, mais rien de majeur.
Quels sont tes plans pour 2027 ? Je ne pense pas que tu envisages d’arrêter…
Pour 2027, c’est encore très incertain. Je ne sais toujours pas ce que je vais faire ni pour qui je vais rouler. Une chose est certaine, je ne veux pas arrêter, je veux continuer. J’espère avoir davantage de nouvelles et de visibilité dans les prochaines semaines. Tout ça prend du temps et, forcément, cette situation pèse aussi mentalement quand on se met à y penser. Mais on verra. J’essaie de ne pas me mettre la pression et de laisser les choses se faire.















