René Hofer “À l’entraînement avec Tom, on se pousse vraiment fort”

René Hofer “À l’entraînement avec Tom, on se pousse vraiment fort”

Pour sa première apparition en mondial MX2 en tant qu’officiel Red Bull KTM en 2020, l’Autrichien René Hofer avait fait forte impression en signant un podium de manche dès la première épreuve à Matterley Basin. Blessé à l’épaule dès le GP de Kegums, René Hofer avait mis un terme a sa saison de façon prématurée avant d’être contraint d’observer de longs mois de repos. Après 9 mois de convalescence, le pilote Red Bull KTM a fait son retour derrière les grilles de départ à l’occasion des courses d’intersaison de Montevarchi, puis Uddevalla, puis Weyer, et enfin Ernée, ce weekend. Quatrième de la journée derrière le trio tricolore Vialle/Benistant/Boisramé, René Hofer reprend du poil de la bête avant de prendre la direction du mondial MX2. Micro.

René, tu loupes de peu le podium ce weekend, comment s’est déroulée ta journée ?

Je suis plutôt content de ma journée, les départs sont bons et c’est toujours cool à voir avant l’ouverture des grands prix. La moto marche bien, je suis vraiment à l’aise sur la grille de départ. J’ai vraiment hâte d’aller rouler en Russie et de retrouver le championnat du monde. Ernée, c’était une course de préparation, pas de stress. C’est juste dommage d’être tombé en seconde manche mais ça arrive. J’ai montré une belle vitesse au début des deux manches, j’ai commis quelques erreurs mais ça va. Je me sens en forme, bien sur la moto, j’ai hâte d’être de retour sur le mondial.

Est-ce qu’on va faire un dernier changement sur la moto d’ici à la Russie ?

Non, on est bon, on va y aller comme ça, et rouler !

Physiquement, comment ça va ? Tu t’étais blessé à l’épaule l’an dernier, une première saison en mondial difficile malgré une excellente première épreuve à Matterley.

C’était une très grosse blessure, au début, on ne le savait pas. On pensait que c’était une petite blessure, mais au final, c’était bien plus compliqué que ça. J’ai dû faire des mois et des mois de rééducation pour être de nouveau prêt. Maintenant, je me sens bien, la force est revenue, l’épaule est stable, je n’ai plus de douleurs. C’était une très longue période sans faire de moto pour moi, une longue période sans course même, donc je vais essayer de m’améliorer à chaque course car la course, c’est vraiment très différent de l’entraînement. On a fait quelques courses d’intersaison jusqu’ici, je me sens de mieux en mieux à chaque fois; je vais essayer de faire de même sur les grands prix. On va commencer doucement en Russie, et essayer de s’améliorer à chaque grand prix.

Est-ce que tu es souvent à l’entraînement avec Tom Vialle ? Est-ce que ça t’aide, est-ce que vous vous entraidez ?

On s’entraîne ensemble tout le temps. On se pousse fort à l’entraînement, on ne s’entraide pas, mais c’est quand même une aide précieuse que de rouler avec lui, surtout que Tom est champion du monde. S’entraîner avec lui tous les jours, c’est savoir si on est dans le bon rythme ou non, savoir où on en est en terme de vitesse. Quand tu es en mesure d’avoir la même vitesse que Tom à l’entraînement, tu sais que tu seras capable d’être devant sur le championnat du monde.

Est-ce que ça t’arrive d’être plus rapide que Tom à l’entraînement ?

Ça dépend des jours.

Plus rapide dans le sable ? [rires]

Oh ça non [rires]. Il est très fort dans le sable, il s’est vraiment amélioré sur cette surface d’ailleurs. En général, Tom est plus rapide que moi, tu sais, c’est le champion du monde en titre ! Mais je suis présent. À l’entraînement, on se pousse vraiment fort, et c’est le plus important. On peut voir que KTM rencontre beaucoup de succès dans la catégorie MX2, et je pense qu’on fait du bon travail.

On t’a vu faire une grosse progression en une intersaison en signant avec eux, c’est quoi le secret ?

Il faut travailler dur, très dur. Avant d’être pilote usine KTM, j’allais encore à l’école, j’avais 18 ans et pour moi, ça a été une grosse marche à franchir. Une fois que j’en ai eu fini avec la scolarité, j’ai rejoint l’équipe usine, je me suis concentré sur le MX uniquement et ça a forcément beaucoup aidé; tout comme s’entraîner avec Tom Vialle très régulièrement. C’est l’équipe parfaite pour moi, je pense qu’on va connaître une bonne saison, je suis confiant.

Un mot sur ce tracé de grand prix d’Ernée, et sur ce triple ?

Aux essais libres, je me mettais court sur le triple, c’était un peu gras et pwaaaa …. [rires] C’était gaz en grand jusqu’en haut. En arrivant ici, je me suis rendu compte à quel point le terrain d’Ernée était énorme. Il y avait énormément de trajectoires, d’options, et je dois avouer que je n’y étais plus trop habitué. À l’entrainement, tu ne retrouves jamais autant de trajectoires, d’ornières, donc c’était vraiment étrange d’avoir autant d’options lors des essais. Il fallait les essayer toutes pour trouver la bonne. C’était un bon entraînement pour l’attention, pour choisir la bonne trajectoire, il fallait chercher de nouvelles trajectoires durant la journée. C’est exactement ce type de conditions qu’on retrouve sur les grands prix donc c’était parfait pour une course de préparation.

Images: KTM / Haudiquert

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