Contraint de manquer au minimum deux Grands Prix par saison depuis son arrivée en catégorie reine, Maxime Renaux aborde la saison 2026 avec une approche davantage tournée vers la régularité, quitte à être légèrement en retrait lors des premiers rendez-vous de l’année. Jusqu’ici, le pilote Yamaha suit sa feuille de route et reste au contact du groupe de tête au championnat. Les objectifs sur le long terme, eux, n’ont toutefois pas changé par rapport aux saisons précédentes. En marge du GP de France, on a fait le bilan sur le début de saison du pilote français.
« C’est sûr qu’on n’a pas mis la charrue avant les bœufs. On a commencé doucement, mais sûrement », explique Maxime. « On a pris quelques points de retard, donc voilà, il va falloir commencer à mettre un petit peu les bouchées doubles. J’ai passé les premiers Grands Prix plus ou moins comme je voulais. Forcément, si on pouvait avoir un peu plus de podiums, ce serait toujours mieux. Mais ça s’est plutôt bien passé jusqu’ici. »
Sur le podium en Suisse, dans le top 5 en Espagne, en Italie et en France, Maxime cherche désormais à monter en puissance à l’approche de la mi-saison, avec l’objectif clair de multiplier les podiums.
« Ce qu’il manque pour en signer davantage ? C’est un mix. C’est un peu de départ : il faut partir un peu mieux, il m’a manqué un petit peu de rythme aussi. Je pense que c’est un peu multifactoriel. Il y a un petit peu de rythme pur, mais il y a aussi eu peu de prise de risque. Je compte essayer de hausser un petit peu le curseur dans cette deuxième partie de saison. C’est un petit peu multifactoriel, mais ce sont principalement ces points. »
En début de saison, Maxime avait opté pour un double kit départ. Le classique bloque-fourche à l’avant, mais aussi un kit biellette pour asseoir l’arrière de sa 450 YZ-F. Le pilote français a abandonné ce dernier à Lacapelle-Marival, mais n’exclut pas de le réutiliser cette saison.
« Le kit départ à l’arrière, ça me donnait pas mal de traction. La marge d’utilisation est assez mince en fonction de la grille, du jump qu’il va y avoir au niveau de la sortie de grille. Par exemple, si ça rebondit ou pas… et ça peut vite être un désavantage. Ça dépend vraiment des grilles, en fait. Sachant que ce week-end à Lacapelle, on a vu que la grille avait un gros jump. Du coup, ce n’est vraiment pas le bon plan de l’utiliser, mais il est possible que je le réutilise sur les prochains Grands Prix. Il faut vraiment réussir à analyser l’écart qu’il y a entre le métal et la grille, et aussi la texture : c’est ce qui fait la différence. Mais sur certaines textures, ça peut être avantageux. »

Avec la montée de De Wolf, celle d’Adamo et le retour aux affaires de Vialle en mondial, on dénombre pas moins de 8 champions du monde derrière la grille de départ des Grands Prix pour la seule catégorie reine cette saison. Des arrivées qui tirent — encore — le niveau du plateau MXGP vers le haut.
« Je pense que depuis que je suis en MXGP, c’est la saison la plus relevée… En fait, pas forcément relevée, mais homogène. Il y a 7 ou 8 pilotes qui sont capables de gagner des manches, alors que dans le passé, il y en avait 2, 3 ou 4. Ça arrivait, mais pas autant. Le fait qu’il y ait les jeunes du MX2 qui montent, forcément, ça étoffe un petit peu la catégorie MXGP. C’est bien. Je pense que même pour les fans, ça donne vraiment plus d’intérêt aux courses. Ce ne sont pas toujours les mêmes devant. Il peut y avoir de grosses différences au championnat aussi. On a pu voir que 20 points en un week-end, ça peut être croqué en fonction de si quelqu’un se sent bien sur la piste ou pas. Le championnat va être mouvementé, je pense. »
Après les nombreux pépins de santé de l’an dernier – et plus globalement ces dernières saisons – Maxime Renaux l’affirme : la condition physique est au beau fixe en cette première moitié de championnat MXGP, et l’officiel Monster Energy Yamaha n’est plus gêné par sa tête de fémur, sa main, ni même sa cheville.
« Pour l’instant, je me sens plutôt bien physiquement. Il n’y a pas de pépins physiques à déplorer. C’est bien. On va essayer de continuer comme ça parce qu’il faut rester entier et rester en forme toute l’année. Les pépins physiques de l’année dernière sont derrière, on est reparti sur une page blanche. Il n’y a plus de douleurs nulle part, donc c’est positif. »
Cinquième du GP de France, Maxime Renaux enregistre son 4e top 5 cette année – podium suisse compris. Sixième du provisoire avant l’Allemagne, il pointe à 13 unités de la troisième place détenue par Romain Febvre – avec seulement 5 points de retard sur Tim Gajser (4e) et 1 point de retard sur Tom Vialle (5e).










